
Samedi 25 octobre, 17h30, Musée Picasso, Paris. Untitled, 1980. Acrylique et encre sur planche d’illustration. Exposition « Philip Guston. L’ironie de l’histoire », avec, au sous-sol, ses derniers travaux, sur papier :
« En 1979, Philip Guston est victime d’une crise cardiaque qui lui impose de reconsidérer sa méthode de travail. C’en est fini pour lui des formats imposants par lesquels il entretenait le lien de sa peinture avec les fresques murales de sa jeunesse. Assis à sa table de travail, il entreprend une série d’œuvres sur papier dans lesquelles il récapitule les formes et les sujets de son art. Au temps où sa peinture était encore abstraite, il avait rêvé d’atteindre à la liberté, à la légèreté des peintures chinoises de la dynastie Song (960-1279) réalisées par des artistes qui, après avoir répété à l’infini le même geste, pouvaient créer une forme, pour laquelle l’esprit conscient semblait ne plus jouer aucun rôle. Dans cette série d’œuvres ultimes, produites l’année de sa mort, Guston atteint un état de grâce technique et iconographique. Les objets qu’il avait copiés sans fin pour entériner son passage à la figuration naissent sous son pinceau comme s’ils étaient dépeints par le premier homme, libre de tout modèle préconçu, émancipé de toute idée de l’art. » (Dossier de presse)
Catégorie : Contexte
Deux aspirateurs noirs

Vendredi 24 octobre 2025, 17h30, galerie Chantal Crousel, Paris, 3e. Rirkrit Tiravanija a connu son nom attaché à la notion d’« esthétique relationnelle ». Sa proposition tient probablement ici dans le blanchiment radical d’un vaste appartement, y compris de la moquette, car se trouvent à l’entrée deux aspirateurs robots circulaires noirs, qui attendent d’entrer en action.
Carreau du Temple (Atlas du gobelet)




Vendredi 24 octobre 2025, 16h, Salon AKAA (Also Known As Africa), Carreau du Temple, Paris, 3e. Julie Mvie, artiste photographe de Libreville, Gabon, est invitée par l’Institut français. Avec son installation qui se nomme Dans l’ombre, elle veut parler de sa découverte, à Paris, des sans-abris. Ses photographies en noir et blanc démontrent qu’on peut ne pas les voir. La reconstitution d’une personne dormant sur le sol est une façon d’en donner au contraire l’image incontournable. Et le gobelet fait la preuve de sa fonction de fixeur photographique.
Boulevard Jean Charcot (Atlas du gobelet)
Lundi 11 août 2025, 10h30, Boulevard Jean Charcot, Tresserve, Savoie. À l’ombre de la colline, les parkings du bord du lac sont aujourd’hui très chauds. Jean-Baptiste Charcot fut propriétaire d’une villa double, chalet et italienne, à Aix-les-Bains. Il est dit qu’il avait une « phobie des pays chauds », visités avec son père, ce qui le conduisit à explorer l’Arctique.
S’abstraire (La vie des objets. Ch. 195)
Mardi 5 août 2025, 10h50, piscine, 14, Avenue Daniel Rops, Aix-les-Bains. L’objet s’est décollé, il est tombé, ou bien il a été arraché. Un événement, on le repère parce qu’il a un avant et un après. Mais c’est plus riche que ça. Il a lieu dans un certain contexte, pour autant, le philosophe le dit, il n’est pas calculable à partir des éléments de ce contexte lui-même. Celui-ci a composé avec le pouvoir adhésif d’un mastic, avec la variation de certaines valeurs. Mais encore ? La qualité d’un événement ne peut disparaître dans une chaîne causale car il arbore de l’inconnu — ici en pleine lumière. Si l’on dit que l’objet s’est détaché, qu’il s’est séparé, qu’il s’est abstrait, on lui reconnaît un pouvoir : l’abstraction.
Rue du Caire (Atlas du Gobelet)



Dimanche 20 juillet 2025, 14h50, rue du Caire, Paris 2e. On n’évite pas « c’était autrefois une entrée vers la cour des Miracles », ou encore « l’entrée de Bonaparte au Caire, le 23 juillet 1798 ». Rue des forges, rue des Corderies, la longue histoire des ateliers du Sentier. Maintenant c’est tout autre chose, des boutiques de bouche et de mode. Mais tout de même, à l’écart, il apparaît qu’un sans-abri venu d’Afrique a posé là son gobelet.
White Cube

Mercredi 28 mai 2025, 19h, rue Chemin vert, Paris. Le Track 119 est un restaurant avec musique et peinture. Étienne expose plusieurs peintures dont Fantômes, 2025. Si le lieu s’écarte de l’enfermement du white cube des galeries, le tableau rapporte un pan de street art porté par un cube blanc. Le graffiti parle de la rue, de l’ouverture, du déplacement, et avant tout de l’exercice corporel de son apparition.
Reproduire (La vie des objets. Ch. 190)

Samedi 26 avril 2025, 15h, Bourse de commerce, Paris. Exposition « Corps et âmes », Irving Penn, The Hand of Miles Davis, New York, 1986, Épreuve gélatino-argentique / Gelatin silver print, Pinault Collection. Une photographie, avec son « aura » d’« originale » apporte avec elle les reflets de son objet.
Okayama ville étape
Isamu Noguchi Garden Museum
Jeudi 6 mars 2025, 13h30 — 16h30, Isamu Noguchi Garden Museum Japan, Mure, à l’est de Takamatsu, Kagawa. Pendant de son musée de New York, c’est ici un lieu irremplaçable de l’œuvre de Isamu Noguchi, son atelier du travail de la pierre, le jardin paysagé qui conserve 150 de ses sculptures, achevées ou non. On les visite en groupe contrôlé, on ne peut pas photographier. Mais, autour, en chemin, on est dans le milieu de tailleurs de pierre qui l’a conduit à être ici six mois chaque année, à partir de 1969, durant vingt ans.
Voir : https://jlggb.net/blog8/2023/05/07/2413/








