
Samedi 15 novembre 2025, 15h, Lausanne. Félix Vallotton, L’Âge du papier, 1898, dessin pour Le Cri de Paris, dans l’exposition « Vallotton Forever », Musée cantonal des Beaux-Arts. Au premier plan, « J’accuse…! » d’Émile Zola, et dans la perspective, ses multiples échos dans la presse. Félix Vallotton est de ceux qui, formés et attachés à la peinture, se sont produits avec la publication active de gravures, dessins et textes. Ainsi, les mots qu’il trace attestent la primauté de l’instrument d’information à cet âge de l’histoire. Un siècle plus tard, en sera-t-il de même ?
Catégorie : Dessin
Détails de deux peintures voisines


Vendredi 5 septembre 2025, 15h30, Musée Granet, Aix en Provence. Détail de Jacques Louis David (Paris, 1748 – Bruxelles, 1825), Première idée pour le vieil Horace du « Serment des Horaces » (1784), huile sur toile, 1775, 61 x 50 cm. Détail de Jean Auguste Dominique Ingres (Montauban, 1780- Paris, 1867), Jupiter et Thétis, 1811, huile sur toile, 327 × 260 cm. Ingres fut l’élève de David, dont il déplace le réalisme vers le « beau ».
White Cube

Mercredi 28 mai 2025, 19h, rue Chemin vert, Paris. Le Track 119 est un restaurant avec musique et peinture. Étienne expose plusieurs peintures dont Fantômes, 2025. Si le lieu s’écarte de l’enfermement du white cube des galeries, le tableau rapporte un pan de street art porté par un cube blanc. Le graffiti parle de la rue, de l’ouverture, du déplacement, et avant tout de l’exercice corporel de son apparition.
Transporter (La vie des objets. Ch. 188)

Mardi 15 avril 2025, 14h, exposition « Matisse et Marguerite », Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Regarder avec insistance cette toile comme un objet. Lire son cartel : « Henri Matisse, Marguerite, Collioure, hiver 1906-1907 ou printemps 1907, Huile sur toile, Musée national Picasso – Paris, Donation Picasso, 1978, Collection personnelle Pablo Picasso. Imitant la maladresse d’une écriture enfantine qui cherche à rester droite sans y parvenir, Matisse a inscrit ‘Marguerite’ au-dessus de ce portrait de sa fille. Un épais cerne noir dessine la figure et encadre l’ensemble de la composition. La concision radicale du tableau fit l’objet de sarcasmes de la part des contemporains de Matisse, qui moquèrent son apparence élémentaire et candide. La toile fascina Picasso, qui l’échangea avec l’artiste contre une nature morte cubiste et la conserva jusqu’à la fin de sa vie. » Renseigner encore l’objet : œuvre exposée (d’ordinaire) au Musée Picasso, premier étage, salle 3, 65,1 x 54 x 2 cm. Le qualifier : transport affectif.
Rose avec un motif blanc
Oser (La vie des objets. Ch. 181)
Jeudi 6 février, 20h15, passage Senba Shinsaibashi, Osaka. On cherche à manger, ce soir, dans ce fameux très long passage commerçant. On ose entrer dans le Wagyu Beef Yakiniku, petit restaurant intensif de viande grillée. De petites assiettes de porcelaine se présentent, attractives par l’évidence de leurs motifs, de style cursif mais de design plus que de dessin, imprimé industriellement. On pense en voler une, mais surtout pas.
Tadaoto Kainosho
Jeudi 23 janvier 2025, Musée d’art moderne de Kyoto. On découvre 甲斐荘楠音 Tadaoto Kainosho (1894-1978), peintre de Kyoto rattaché généralement au Nihonga. Ce mouvement poursuivant la tradition japonaise pouvait affirmer une modernité qui empruntait à l’occident (Michel-Ange, Léonard de Vinci, etc. ) tout en contrastant avec l’académisme du mouvement Yōga, occidentaliste. On montre ici un détail de son paravent, 「虹の架け橋」Le pont arc-en-ciel, sept beautés, peint de 1915 jusqu’à 1976, un détail de son paravent inachevé 「畜生塚」Monticule animal, vers 1915, et une autre peinture sur soie, l’autoportrait en référence au kabuki「毛抜」Pince à épiler, vers 1915. Sa manière — osée, « sale» —, comme ses thèmes — portraits, scènes de genre —, doivent beaucoup à son goût pour le jeu théâtral, pour les corps et les costumes. Il deviendra de ce fait l’associé de Kenji Mizoguchi pour les costumes de ses films, comme directeur artistique du film Les Contes de la lune vague après la pluie. Une photo de l’équipe de Cinq femmes autour d’Utamaro, en 1946, où figurent seulement deux femmes, le montre souriant au premier rang, alors que Mizoguchi est reconnu à sa casquette et à sa cigarette.
Éclat de l’ombre


Vendredi 17 janvier 2025, 10h. Sumida, Tokyo. C’est ici le quartier où est né et où a vécu Katsushika Hokusai. Le Sumida Hokusai Museum est l’œuvre de Kazuyo Sejima, la célèbre architecte du duo Sanaa. Il se montre comme un bel objet d’aujourd’hui, attirant et protecteur, éclatant et somme toute modeste, heureusement non analogique avec l’œuvre d’Hokusai. Mais l’appareil voit au même instant le dessin de nos ombres.
Tracés dans le ciel

Samedi 14 septembre 2024, 19h37, Pont des arts, Paris. On dit que Paris est devenue spectaculaire. Exemple : ce carré qui pourrait être le caractère chinois et japonais, semblable au croisillon hashtag, pour un puits. La verticale de l’eau rejoint la Seine.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2024/11/08/signification-du-puits/
Le Chef-d’œuvre inconnu

Jeudi 11 janvier 2024, 17h 39 et 17h 52, 6e étage, Centre Pompidou, Paris. Exposition « Picasso. Dessiner à l’infini ». Pablo Picasso, points et lignes, eaux-fortes, ouvrage d’Honoré de Balzac, Le Chef-d’œuvre inconnu, Paris, Ambroise Vollard, 1931. Vue de l’altitude 36 m, dans la direction magnétique 241,91° à 17:52:40, focale 15,66, équivalent : 120 mm en 35 mm. Instagram : JEUDI SOIR.






