
Lundi 9 mars 2026, 18h, place des Antilles, Paris, 11e. Le marronnier est parmi ceux qui entourent le bâtiment nord de la barrière du Trône de l’enceinte des Fermiers généraux de Claude-Nicolas Ledoux. L’an dernier, c’était le 25 mars à Chambéry : https://jlggb.net/blog9/2025/03/25/larbre-aux-feuilles-2/
Le numéro 58 de La Couleur des jours
Entendu aux Buttes Chaumont
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Mercredi 25 février 2026, 16h, rue des Beaux-Arts, Paris, 6e. L’enseigne est ancienne et joue sur son âge pour tenter de dire que rien n’a changé. La photographier, pour rejoindre une collection incertaine qui accompagne jlggb (dans les années 1960, c’était en face de la librairie Le Minotaure), apporte un autre résultat. Quelle est cette voiture ? La reconnaissance automatique répond instantanément : « Renault Koleos dCi 175 4×2 X-tronic ». Un affreux SUV diesel de 2018, au nom grec douteux, déjà du passé, mais qui occupe une place puisque la rue des Beaux-Arts est encore un parking.
Baoding
Mercredi 25 février 2026, 11h30, Paris. Les boules métalliques sonores baoding sont des instruments de soin de l’anxiété. On les fait circuler ensemble dans le creux de la main. La coupe provient de Hangzhou (ø 18 cm, musée Nan Song Guan Yao Bowuguan, 21 novembre 2012). Publié sur Instagram.
Voir un précédent : https://jlggb.net/blog10/2025/12/30/ballast/
Oisiveté, Walter Benjamin

Mardi 24 février 2026, 11h30, Paris. La lecture de Walter Benjamin, De l’oisiveté (traduction par Olivier Mannoni, Payot, 2025) me conduit à revendiquer ce que je nomme ordinairement une procrastination. Il prend l’exemple de Jean-Jacques Rousseau : « Ceux qui me reprochent tant de contradictions ne manqueront pas ici de m’en reprocher encore une. J’ai dit que l’oisiveté des cercles me les rendait insupportables, et me voilà recherchant la solitude uniquement pour m’y livrer à l’oisiveté. […] L’oisiveté des cercles est tuante, parce qu’elle est de nécessité ; celle de la solitude est charmante, parce qu’elle est libre et de volonté. » (Livre douze des Confessions). Il explique que l’oisiveté est une condition de la production d’œuvres d’art. Son engouement pour la collection d’objets, de livres, de citations, comme art de la mémoire, m’a parlé depuis longtemps. C’était à propos de la photographie, mais pas seulement, de l’herborisation et de la photocopie, j’ai publié en 1990 le texte « La collection à l’œuvre » et j’aimerais maintenant faire un livre avec toutes mes expériences, sous le même titre.
Oisiveté, Jean-Jacques Rousseau

Mardi 24 février 2026, 11h30, Paris. La lecture de Walter Benjamin, De l’oisiveté (traduction par Olivier Mannoni, Payot, 2025) me ramène à Rousseau, à son goût de la collection, à sa flânerie de l’Île de Saint-Pierre, à ce que nous avons fait en 1993 sous le nom de Flora Petrinsularis. Livre douze des Confessions, il dit : « La botanique, telle que je l’ai toujours considérée, et telle qu’elle commençait à devenir passion pour moi, était précisément une étude oiseuse, propre à remplir tout le vide de mes loisirs, sans y laisser place au délire de l’imagination, ni à l’ennui d’un désœuvrement total. […] Mon défaut de mémoire me devait tenir toujours dans cet heureux point d’en savoir assez peu pour que tout me fût nouveau, et assez pour que tout me fût sensible. […] Je m’arrangeais déjà pour faire, avec un recueil immense d’observations curieuses, la Flora Petrinsularis. »





