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Mercredi 25 février 2026, 16h, rue des Beaux-Arts, Paris, 6e. L’enseigne est ancienne et joue sur son âge pour tenter de dire que rien n’a changé. La photographier, pour rejoindre une collection incertaine qui accompagne jlggb (dans les années 1960, c’était en face de la librairie Le Minotaure), apporte un autre résultat. Quelle est cette voiture ? La reconnaissance automatique répond instantanément : « Renault Koleos dCi 175 4×2 X-tronic ». Un affreux SUV diesel de 2018, au nom grec douteux, déjà du passé, mais qui occupe une place puisque la rue des Beaux-Arts est encore un parking.

Oisiveté, Walter Benjamin


Mardi 24 février 2026, 11h30, Paris. La lecture de Walter Benjamin, De l’oisiveté (traduction par Olivier Mannoni, Payot, 2025) me conduit à revendiquer ce que je nomme ordinairement une procrastination. Il prend l’exemple de Jean-Jacques Rousseau : « Ceux qui me reprochent tant de contradictions ne manqueront pas ici de m’en reprocher encore une. J’ai dit que l’oisiveté des cercles me les rendait insupportables, et me voilà recherchant la solitude uniquement pour m’y livrer à l’oisiveté. […] L’oisiveté des cercles est tuante, parce qu’elle est de nécessité ; celle de la solitude est charmante, parce qu’elle est libre et de volonté. » (Livre douze des Confessions). Il explique que l’oisiveté est une condition de la production d’œuvres d’art. Son engouement pour la collection d’objets, de livres, de citations, comme art de la mémoire, m’a parlé depuis longtemps. C’était à propos de la photographie, mais pas seulement, de l’herborisation et de la photocopie, j’ai publié en 1990 le texte « La collection à l’œuvre » et j’aimerais maintenant faire un livre avec toutes mes expériences, sous le même titre.

Oisiveté, Jean-Jacques Rousseau


Mardi 24 février 2026, 11h30, Paris. La lecture de Walter Benjamin, De l’oisiveté (traduction par Olivier Mannoni, Payot, 2025) me ramène à Rousseau, à son goût de la collection, à sa flânerie de l’Île de Saint-Pierre, à ce que nous avons fait en 1993 sous le nom de Flora Petrinsularis. Livre douze des Confessions, il dit : « La botanique, telle que je l’ai toujours considérée, et telle qu’elle commençait à devenir passion pour moi, était précisément une étude oiseuse, propre à remplir tout le vide de mes loisirs, sans y laisser place au délire de l’imagination, ni à l’ennui d’un désœuvrement total. […] Mon défaut de mémoire me devait tenir toujours dans cet heureux point d’en savoir assez peu pour que tout me fût nouveau, et assez pour que tout me fût sensible. […] Je m’arrangeais déjà pour faire, avec un recueil immense d’observations curieuses, la Flora Petrinsularis. »

Furniture Sculpture

Samedi 14 février 2026, 15h, Musée d’art et d’histoire, Genève. Exposition « Observatoires », John M Armleder, Furniture Sculpture, AH (Si An), 2006, quatre chaises chromées Heberli Nais, acrylique sur toile, MAMCO. Ici, plus qu’ailleurs, le « décor » du musée contribue à la proposition. Voir : Bâle, 18 juin 2010, https://jlggb.net/blog2/?p=2481

Vendre (La vie des objets. Ch 212)

Samedi 24 janvier 2026, 17h, boulevard Beaumarchais, paris, 11e. Voilà presque vingt ans que des serre-livres hésitaient entre un placard, un carton, le rebord de la fenêtre. Sans raison – ils venaient de ses parents –, ils ont été offerts à l’occasion d’une soutenance de thèse qui parlait du «  virtuel dans la peinture de fleurs et oiseaux sous les dynasties Song. » Internet est désormais capable de les identifier et d’indiquer une valeur : « Estimation 50 € / Émaux de Louvière – Belgique – XXe siècle / Porcelaine émaillée à décor de jeunes femmes agenouillées / Signés / Haut. : 16 cm – Long. : 11 cm – Prof. : 10 cm. » Trois kilomètres dans un sac, puis dans les mains durant un kilomètre aller et retour sur la brocante des boulevards Beaumarchais et Filles du Calvaire. Les jeunes femmes se sont exposées plus d’une heure sur un stand, rien. Plus loin, ça a été : « Combien vous en voulez ? — Vingt — Alors quinze. »

Coiffure de nouveau

Mardi 30 décembre 2025, 15h20, rue Monge, Paris, 5e. Sans le vérifier, mais avec le sentiment de l’avoir notée, l’enseigne est photographiée dans l’esprit d’une conservation d’une typographie originale et datée. Le numérique a chassé les devantures ces dernières années, et on voit qu’il les occupe par des publicités. C’était le 1er février 2012, il était déjà question de calcul, sous un autre angle : http://jlggb.net/blog3/?p=1244.

Lampes de sépultures

Dimanche 7 décembre 2025, 15h, Institut du monde arabe, Paris. « Trésors sauvés de Gaza. 5000 ans d’histoire », avec comme cartel : « Lampes d’un hypogée (sépulture souterraine) qui se trouvait sous la basilique byzantine de Mukheitim, qui contenait une quarantaine de corps, soigneusement empilés, avec une trentaine de bagues en fer et soixante-dix lampes de ce type. On suppose que l’hypogée était celui de moines, de moniales et de confréries. Collection de l’Autorité nationale palestinienne, dépôt au Musée d’art et d’histoire, Ville de Genève. »