
Lundi 11 mai 2026, 15h, Saint-Maurice, Val-de-Marne. Sur son versant qui surplombe la Marne, Esquirol a un double escalier en V, chaque volée compte 150 marches en ciment légèrement inclinées vers le bas, gravées de vagues et peintes de carmin, étroitement alliées au lierre et à l’onagre rose. Le projet d’une restauration, accompagnée d’une certaine privatisation, illustre l’assemblage actuel des monuments historiques et de la spéculation.
Catégorie : Histoire
Murs de soutènement

Samedi 24 avril 2016, 16h, Esquirol, Saint-Maurice, Val-de-Marne. Le programme du médecin Jean-Étienne-Dominique Esquirol conduit, de 1838 à 1844 et de 1865 à 1886, à la reconstruction complète de l’établissement, un vaste ensemble de bâtiments néoclassiques, structurés en seize patios exposés au sud. Aujourd’hui, les quelque 500 mètres des hauts murs de soutènement du plateau supérieur sont couverts de vigne vierge.
Ombres et lumières

Jeudi 16 avril 2026, 18h, Esquirol, Saint-Maurice, Val-de-Marne. Chaque service a son patio résolument clôturé. L’architecte et professeur Pierre Pinon (1945-2021), historien de l’architecture des XVIIIème et XIXème siècles, acteur de la redécouverte de l’architecte néo-classique, y voyait « un temple de la raison » et « une folie de l’archéologie ».
L’état des choses

Jeudi 19 février 2026, 18h40, pont Saint-Louis, entre l’Île de la Cité et l’Île Saint-Louis. « La France enregistre son 37ᵉ jour consécutif de pluie, un record depuis 1959 ». L’état des choses considère le présent, mais il appelle toujours l’histoire pour se définir. Il prend alors un tour métaphorique.
La gloriette de Buffon
Mardi 30 décembre 2025, 14h30, Jardin des plantes, Paris, 5e. Les vacances, le beau temps confirment la vocation du Jardin des plantes à connaître les parents, le père, en instructeur. Dans la montée en spirale, le père — costume gris sombre, chaussures fines noires, lunettes d’écaille, avertit le garçon : « Vingt millions d’années, mais attention, les hominidés. » Arrivant sur la plateforme, un autre, à l’anorak rouge, énonce à l’attention de ses enfants : « Un monument aux sept métaux, l’or, l’argent, le cuivre, le fer, l’étain, le plomb et le mercure. ». Il vient de le lire sur le panneau didactique, où il est dit d’abord : « L’aménagement du kiosque fut créé sur l’ordre de Buffon, sur les dessins d’Edme Verniquet, architecte du roi, et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du roi, entre avril 1786 et mars 1787. Construit avec du fer provenant des forges de Buffon, en Bourgogne, c’est aujourd’hui le monument en métal le plus ancien conservé à Paris. »
Lampes de sépultures
Dimanche 7 décembre 2025, 15h, Institut du monde arabe, Paris. « Trésors sauvés de Gaza. 5000 ans d’histoire », avec comme cartel : « Lampes d’un hypogée (sépulture souterraine) qui se trouvait sous la basilique byzantine de Mukheitim, qui contenait une quarantaine de corps, soigneusement empilés, avec une trentaine de bagues en fer et soixante-dix lampes de ce type. On suppose que l’hypogée était celui de moines, de moniales et de confréries. Collection de l’Autorité nationale palestinienne, dépôt au Musée d’art et d’histoire, Ville de Genève. »

