Galerie du jour agnès b.

Jeudi 3 septembre 2026, 19h, galerie du jour agnès b., La Fab.
– Place Jean-Michel Basquiat – Paris 13e. Vernissage de l’exposition « Le chant des villes ». Trois peintures d’Étienne Boissier.

Communiqué de presse : https://la-fab.com/wp-content/uploads/2026/07/cp_chant_des_villes_compressed.pdf

Dimanche 10 mai 1998, Paris 11e, prise de vues vidéo pour « La deuxième promenade » du CD-Rom Moments de Jean-Jacques Rousseau (Gallimard, 2000), de l’une des scènes interactives qui montrent comment Rousseau, après avoir été renversé par un chien à Charonne, revient à lui sous le regard de jeunes gens. Les modèles, Lionel, Yacine et Étienne, sont habillés par agnès b.

Deux chokos

Lundi 27 juillet 2026, 12h, Paris. Deux simples tasses de porcelaine, témoins historiques. Au début du 17e siècle, des potiers coréens, déportés par les Japonais vers l’île proche du Kyushu, ont inauguré une porcelaine véritable dont la région d’Arita est aujourd’hui encore la capitale. Ce que nous pouvons nommer un gobelet, selon la formule des archéologues qui connaissent cette forme, en tronc de cône bas, comme le plus ancien des récipients faits par les humains, a conservé au Japon un nom venant de Chine et de Corée : le choko. Le Soba Choko, est devenu une manière de nom propre pour un acteur de la dégustation des nouilles de soba, de sarrasin, objet aux dimensions fixes et porteur d’une décoration au bleu de cobalt, devenu principalement un objet de collection du fait de la variété infinie de ses motifs et de leur accumulation dans l’histoire. Ici, le choko rectiligne, de 6 cm de haut et 6 cm de base, pour une ouverture de 8 cm, est l’exemple rare d’une absence de motif. Celui au profil courbe provient bien du Kyushu, conserve son nom de choko sur l’étiquette de la firme « sans nom » , Muji. Damien Kunik, le conservateur en charge du Japon au MEG — Musée d’ethnographie de Genève — qui est historien du mouvement Mingei, fondé il y a un siècle par Soetsu Yanagi en faveur d’une reconnaissance des arts populaires, parle avec raison du « soft power » qu’est devenu le Mingei après la seconde guerre, en faveur du design japonais. C’est en particulier le fils de Yanagi, le designer Sori Yanagi (1915-2011), qui a conduit ce courant, après avoir été l’assistant de Charlotte Perriand. En 2006 à Tokyo, mais aussi à Milan en 2007, Jasper Morrison et Naoto Fukasawa ont produit l’exposition marquante « Super Normal », inaugurée en hommage à Sori Yanagi. Parmi les 210 objets retenus, de toutes sortes, signés ou pas, mais d’un ordinaire élégant, aucun ne présente une décoration. Et le numéro 160 est précisément le choko Muji, sous l’intitulé « Dipping sauce cup ». En résumé, nous avons plusieurs de ces derniers chokos redessinés que nous aimons bien, dont nous ne pourrions nous passer, pour boire comme pour manger.

Vendredi 27 juin 1986

Samedi 27 juin 2026, Paris. En octobre 1985, à la suite des Immatériaux, des installations « Toutes les copies » et « Le Bus », à la faveur d’une relative ouverture culturelle de la Chine et avec l’appui de nos jeunes collègues des Beaux-arts de Pékin, Zhang Jun et Ye Xin, nous réalisons des photocopies en situation et un vidéodisque de trajets, sous le titre de Pékin pour mémoire. Le vidéodisque est montré à la biennale de Venise de 1986 (25 juin-30 septembre). Photo inédite à ce jour.

Speculatio, « lieu d’observation »


Lundi 11 mai 2026, 15h, Saint-Maurice, Val-de-Marne. Sur son versant qui surplombe la Marne, Esquirol a un double escalier en V, chaque volée compte 150 marches en ciment légèrement inclinées vers le bas, gravées de vagues et peintes de carmin, étroitement alliées au lierre et à l’onagre rose. Le projet d’une restauration, accompagnée d’une certaine privatisation, illustre l’assemblage actuel des monuments historiques et de la spéculation.

Murs de soutènement


Samedi 24 avril 2016, 16h, Esquirol, Saint-Maurice, Val-de-Marne. Le programme du médecin Jean-Étienne-Dominique Esquirol conduit, de 1838 à 1844 et de 1865 à 1886, à la reconstruction complète de l’établissement, un vaste ensemble de bâtiments néoclassiques, structurés en seize patios exposés au sud. Aujourd’hui, les quelque 500 mètres des hauts murs de soutènement du plateau supérieur sont couverts de vigne vierge.

Ombres et lumières


Jeudi 16 avril 2026, 18h, Esquirol, Saint-Maurice, Val-de-Marne. Chaque service a son patio résolument clôturé. L’architecte et professeur Pierre Pinon (1945-2021), historien de l’architecture des XVIIIème et XIXème siècles, acteur de la redécouverte de l’architecte néo-classique, y voyait « un temple de la raison » et « une folie de l’archéologie ».

L’état des choses


Jeudi 19 février 2026, 18h40, pont Saint-Louis, entre l’Île de la Cité et l’Île Saint-Louis. « La France enregistre son 37ᵉ jour consécutif de pluie, un record depuis 1959 ». L’état des choses considère le présent, mais il appelle toujours l’histoire pour se définir. Il prend alors un tour métaphorique.

La gloriette de Buffon

Mardi 30 décembre 2025, 14h30, Jardin des plantes, Paris, 5e. Les vacances, le beau temps confirment la vocation du Jardin des plantes à connaître les parents, le père, en instructeur. Dans la montée en spirale, le père — costume gris sombre, chaussures fines noires, lunettes d’écaille, avertit le garçon : « Vingt millions d’années, mais attention, les hominidés. » Arrivant sur la plateforme, un autre, à l’anorak rouge, énonce à l’attention de ses enfants : « Un monument aux sept métaux, l’or, l’argent, le cuivre, le fer, l’étain, le plomb et le mercure. ». Il vient de le lire sur le panneau didactique, où il est dit d’abord : « L’aménagement du kiosque fut créé sur l’ordre de Buffon, sur les dessins d’Edme Verniquet, architecte du roi, et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du roi, entre avril 1786 et mars 1787. Construit avec du fer provenant des forges de Buffon, en Bourgogne, c’est aujourd’hui le monument en métal le plus ancien conservé à Paris. »

Lampes de sépultures

Dimanche 7 décembre 2025, 15h, Institut du monde arabe, Paris. « Trésors sauvés de Gaza. 5000 ans d’histoire », avec comme cartel : « Lampes d’un hypogée (sépulture souterraine) qui se trouvait sous la basilique byzantine de Mukheitim, qui contenait une quarantaine de corps, soigneusement empilés, avec une trentaine de bagues en fer et soixante-dix lampes de ce type. On suppose que l’hypogée était celui de moines, de moniales et de confréries. Collection de l’Autorité nationale palestinienne, dépôt au Musée d’art et d’histoire, Ville de Genève. »