
Vendredi 24 juillet 2026, 17h, exposition « Matisse 1941-1954 », Centre Pompidou, Grand Palais, Paris. Arbre, 1951, fusain, encre de Chine et gouache sur papier marouflé sur toile, Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne, Paris, Dation Pierre Matisse, 1991. La légende dit : Sa représentation lui donne l’occasion de théoriser la distinction entre le dessin d’imitation et le dessin fondé sur l’identification avec le modèle qu’il trouve dans la tradition artistique chinoise : « quand vous dessinez un arbre, ayez la sensation de monter avec lui quand vous commencez par le bas ». En 1989, Les Cahiers du CCI, numéro spécial « Les chemins du virtuel », publie mon étude « Pour que poussent les images ». C’est l’occasion pour moi d’associer ce que j’ai pu comprendre des procédures de la peinture de lettré chinoise avec ce que j’explore de façon critique dans l’image calculée. J’aurais dû connaître et citer cette œuvre de Matisse.
Télécharger ce texte, repris dans La relation comme forme, Mamco, Genève, 2008 : http://jlggb.net/jlb/wp-pdf/Jean-Louis Boissier_Pour que poussent les images_1989.pdf
Catégorie : Art
Vendredi 27 juin 1986
Samedi 27 juin 2026, Paris. En octobre 1985, à la suite des Immatériaux, des installations « Toutes les copies » et « Le Bus », à la faveur d’une relative ouverture culturelle de la Chine et avec l’appui de nos jeunes collègues des Beaux-arts de Pékin, Zhang Jun et Ye Xin, nous réalisons des photocopies en situation et un vidéodisque de trajets, sous le titre de Pékin pour mémoire. Le vidéodisque est montré à la biennale de Venise de 1986 (25 juin-30 septembre). Photo inédite à ce jour.
Dan Graham

Samedi 6 juin 2026, 16h, galerie Marian Goodman, Paris, 3e. Dan Graham, Tight Squeeze, 2015, two-way mirror, perforated metal, stainless steel, 230 x 508 x 179 cm. Fréquenter régulièrement ses propositions — le lire aussi, le rencontrer —, s’y voir inclus toujours d’une façon ou d’une autre, cela dure depuis les années 70.
Voir : https://jlggb.net/blog5/2017/03/25/effacement-du-dan-graham/
Daido Moriyama

Samedi 31 mai 2026, 18h15, Fondation Henri Cartier-Bresson, rue des Archives, Paris, 3e. Exposition « Daido Moriyama Lettres d’amour à la photographie ». L’épreuve Documentary 78, Setagaya, Tokyo, Japon, avril 1986 a été dans le livre de Moriyama Lettre à St. Loup, 1990, dédié à son approche de Nicéphore Niépce, de la première image, à Saint-Loup-de-Varennes en 1826. Dans l’exposition, Niépce fait l’objet d’un chapitre complet et fort intéressant, « Pèlerinages », mais c’est dans le chapitre « Métaphores » qu’elle présente à moi l’expérience de l’effet miroir, faisant partie de ce que Clément Chéroux, directeur et commissaire, désigne par métaphotographie. Ce qui m’a attaché à Daido Moriyama (1938, Osaka) est bien la façon de parler, dans chaque photographie, de la photographie. L’indice remarquable de la présence du photographique est ici la répétition de la figure hexagonale du diaphragme de l’appareil, comme reflet de la violence de l’éclairage ponctuel, avec ce paradoxe d’être, sur les yeux, le seul élément net.
Glen Baxter
Gozo Yoshimatsu

Dimanche 31 mai 2026, 15h30, galerie Peter Freeman, rue de Montpensier, Paris, 1er. Du célèbre poète, artiste, photographe, performeur, Gozo Yoshimatsu (1939, Tokyo), des ensembles de « poèmes visuels », dont Dear Monster, 2014, de la catastrophe du 11 mars 2011.
Document éclairant la performance : https://po-et-sie.fr/video/autour-de-gozo-yoshimasu-performance/
Mémoire (La vie des objets. Ch. 217)

Jeudi 21 mai 2022, 18h, Paris. Il a été souvent question ici d’Enzo Mari, pour l’exemple d’une singularité critique irremplaçable. Son calendrier perpétuel, dessiné en 1967, est devenu un objet rituel quotidien en 2015, avec ses qualités : donner une « épaisseur » au temps ; dénoncer le « temps réel ». Le « Jeudi 21 mai » a une particularité : ses quatre lames correspondantes sont jaunies. En mai 2020, pour échapper au confinement, on l’a abandonné pendant une année entière. Le 18 octobre 2020 Enzo Mari donne à la Triennale de Milan l’exposition d’une vie de travail, la dernière selon sa volonté. Le lendemain de l’inauguration, il meurt de la covid.
Pierre Huyghe, Mind’s Eye


Samedi 16 mai 2026, 16h30, exposition « Clair-obscur », Bourse de commerce, Paris. Le personnage fictif qui l’avait occupé avec d’autres, Annlee, est proposé par Huyghe à l’imagination d’une personne dont on va capter certaines ondes cérébrales. Les données sont alors employées par un générateur d’images accédant à un immense ensemble des données de formes et matières. L’objet commenté et entouré ici par les regards en est l’agrégat qui en a résulté.
Clair-obscur
Ombres et lumières

Jeudi 16 avril 2026, 18h, Esquirol, Saint-Maurice, Val-de-Marne. Chaque service a son patio résolument clôturé. L’architecte et professeur Pierre Pinon (1945-2021), historien de l’architecture des XVIIIème et XIXème siècles, acteur de la redécouverte de l’architecte néo-classique, y voyait « un temple de la raison » et « une folie de l’archéologie ».




