Galerie du jour agnès b.

Jeudi 3 septembre 2026, 19h, galerie du jour agnès b., La Fab.
– Place Jean-Michel Basquiat – Paris 13e. Vernissage de l’exposition « Le chant des villes ». Trois peintures d’Étienne Boissier.

Communiqué de presse : https://la-fab.com/wp-content/uploads/2026/07/cp_chant_des_villes_compressed.pdf

Dimanche 10 mai 1998, Paris 11e, prise de vues vidéo pour « La deuxième promenade » du CD-Rom Moments de Jean-Jacques Rousseau (Gallimard, 2000), de l’une des scènes interactives qui montrent comment Rousseau, après avoir été renversé par un chien à Charonne, revient à lui sous le regard de jeunes gens. Les modèles, Lionel, Yacine et Étienne, sont habillés par agnès b.

Août 2026


Samedi 22 août 2026, 13h, Paris. Unique, mais jamais seul, lumineux, attaché plus que tout à la transmission : Christian Bernard. En 2006, il nous invita à expérimenter au Mamco ce que nous nommions une « interactivité descriptive », propre à rendre compte de la relation aux œuvres. Eins. un. one…, de Robert Filliou, 1984, en fut l’un des objets. Il était prévu que quelques dés, parmi 15 000, seraient empruntés par des regardeurs.

Matisse, Arbre


Vendredi 24 juillet 2026, 17h, exposition « Matisse 1941-1954 », Centre Pompidou, Grand Palais, Paris. Arbre, 1951, fusain, encre de Chine et gouache sur papier marouflé sur toile, Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne, Paris, Dation Pierre Matisse, 1991. La légende dit : Sa représentation lui donne l’occasion de théoriser la distinction entre le dessin d’imitation et le dessin fondé sur l’identification avec le modèle qu’il trouve dans la tradition artistique chinoise : « quand vous dessinez un arbre, ayez la sensation de monter avec lui quand vous commencez par le bas ». En 1989, Les Cahiers du CCI, numéro spécial « Les chemins du virtuel », publie mon étude « Pour que poussent les images ». C’est l’occasion pour moi d’associer ce que j’ai pu comprendre des procédures de la peinture de lettré chinoise avec ce que j’explore de façon critique dans l’image calculée. J’aurais dû connaître et citer cette œuvre de Matisse.
Télécharger ce texte, repris dans La relation comme forme, Mamco, Genève, 2008 : http://jlggb.net/jlb/wp-pdf/Jean-Louis Boissier_Pour que poussent les images_1989.pdf

Matisse, exercice


Vendredi 24 juillet 2026, 17h, exposition « Matisse 1941-1954 », Centre Pompidou, Grand Palais, Paris. « Il s’adonne à la pratique répétitive d’exercices calligraphiques ou de dessins qui le plonge dans un état d’absorbement proche de l’hypnose. » Ecriture, dessin et peinture sont, chez Matisse, un agencement. Je dois citer ici la thèse de l’ami Ye Xin, La Conscience de l’écrire dans le langage pictural : de la tradition chinoise à l’esprit contemporain occidental, 1995, qui le conduit précisément à Matisse.

Vendredi 27 juin 1986

Samedi 27 juin 2026, Paris. En octobre 1985, à la suite des Immatériaux, des installations « Toutes les copies » et « Le Bus », à la faveur d’une relative ouverture culturelle de la Chine et avec l’appui de nos jeunes collègues des Beaux-arts de Pékin, Zhang Jun et Ye Xin, nous réalisons des photocopies en situation et un vidéodisque de trajets, sous le titre de Pékin pour mémoire. Le vidéodisque est montré à la biennale de Venise de 1986 (25 juin-30 septembre). Photo inédite à ce jour.

Daido Moriyama


Samedi 31 mai 2026, 18h15, Fondation Henri Cartier-Bresson, rue des Archives, Paris, 3e. Exposition « Daido Moriyama Lettres d’amour à la photographie ». L’épreuve Documentary 78, Setagaya, Tokyo, Japon, avril 1986 a été dans le livre de Moriyama Lettre à St. Loup, 1990, dédié à son approche de Nicéphore Niépce, de la première image, à Saint-Loup-de-Varennes en 1826. Dans l’exposition, Niépce fait l’objet d’un chapitre complet et fort intéressant, « Pèlerinages », mais c’est dans le chapitre « Métaphores » qu’elle présente à moi l’expérience de l’effet miroir, faisant partie de ce que Clément Chéroux, directeur et commissaire, désigne par métaphotographie. Ce qui m’a attaché à Daido Moriyama (1938, Osaka) est bien la façon de parler, dans chaque photographie, de la photographie. L’indice remarquable de la présence du photographique est ici la répétition de la figure hexagonale du diaphragme de l’appareil, comme reflet de la violence de l’éclairage ponctuel, avec ce paradoxe d’être, sur les yeux, le seul élément net.

Glen Baxter


Samedi 31 mai 2026, 17h, galerie Semiose, rue Quincampoix, Paris, 4e. De l’exposition de Glen Baxter (1944, Leeds – 2026, Londres), « The Response from the Parisian Art Critics is Swift and Decisive. »

Mémoire (La vie des objets. Ch. 217)


Jeudi 21 mai 2026, 18h, Paris. Il a été souvent question ici d’Enzo Mari, pour l’exemple d’une singularité critique irremplaçable. Son calendrier perpétuel, dessiné en 1967, est devenu un objet rituel quotidien en 2015, avec ses qualités : donner une « épaisseur » au temps ; dénoncer le « temps réel ». Le « Jeudi 21 mai » a une particularité : ses quatre lames correspondantes sont jaunies. En mai 2020, pour échapper au confinement, on l’a abandonné pendant une année entière. Le 18 octobre 2020 Enzo Mari donne à la Triennale de Milan l’exposition d’une vie de travail, la dernière selon sa volonté. Le lendemain de l’inauguration, il meurt de la covid.