Bouteille et pot de la dynastie coréenne Joseon



Jeudi 6 février 2025, 17h, Musée des céramiques orientales, Osaka. La bouteille est de faïence à l’engobe blanc appliqué sur une pâte d’argile contenant du fer, son décor de vignes est peint en brun de fer sous glaçure, elle date de la seconde moitié du 15e siècle, elle mesure 29 cm. Le pot est de porcelaine, sa moitié inférieure a été recouverte de peinture au fer avant une glaçure transparente, il date du 16e siècle, il mesure 30 cm. Ces pièces ont en commun d’être considérées comme révélatrices d’un « sens artistique avant-gardiste ». L’usage du fer, qui donne une teinte brune proche du noir est caractéristique de la Corée.

Éclat de l’ombre



Vendredi 17 janvier 2025, 10h. Sumida, Tokyo. C’est ici le quartier où est né et où a vécu Katsushika Hokusai. Le Sumida Hokusai Museum est l’œuvre de Kazuyo Sejima, la célèbre architecte du duo Sanaa. Il se montre comme un bel objet d’aujourd’hui, attirant et protecteur, éclatant et somme toute modeste, heureusement non analogique avec l’œuvre d’Hokusai. Mais l’appareil voit au même instant le dessin de nos ombres.

Une petite poupée du Japon


Samedi 24 août 2024, 16h15, musée d’Ennery, avenue Foch, Paris, 16e. Elle n’était pas pour jouer mais pour célébrer la fête des enfants. L’étiquette surprend, surtout dans les circonstances françaises actuelles. On doit savoir que, dans la hiérarchie du gouvernement japonais, il y avait, avec l’empereur au centre, le ministre de gauche d’abord, puis le ministre de droite. Ce musée en est un parce que Madame d’Ennery, à la fin du 19e siècle, a voulu faire aboutir, sous ce nom, sa passion particulière des collections d’objets chinois et japonais. Ici, aujourd’hui, 7000 pièces, presque exclusivement des figures animales et humaines, achetées, sans jamais voyager ni étudier, souvent par lots, chez des antiquaires, au Bon Marché. Ce musée unique parle avant tout de la façon dont de riches familles parisiennes, proches du pouvoir, firent la promotion des chinoiseries et des japonaiseries.

Le Bus a 40 ans


Mardi 25 juin 2024, Paris. Le 25 juin 1984, sur un trajet inventé qui va de Saint-Denis à Stains, en passant par Pierrefitte, un travelling de 10 minutes, aller et retour, est enregistré, pour conduire aux portraits photographiques de 120 êtres vivants, selon l’« ARRÊT DEMANDÉ ». Cette installation pour l’exposition « Les Immatériaux », Le Bus ou l’Exercice de la découverte, fondée sur un vidéodisque, a aujourd’hui, dans une forme reconstituée, rejoint les collections du Musée national d’art moderne — Centre Pompidou.