Pinceau au clavier



Vendredi 24 octobre 2025, 17h, galerie Chantal Crousel, Paris, 3e. Avec cette pièce 10 de Abril 2025, Tokio (Blue Vall), 2025, tempera et feuille d’or sur toile, comme plus largement avec la série de peintures Partituras, Gabriel Orozco conduit, depuis longtemps, des improvisations au piano qu’il fait transcrire en partitions pour les traduire ensuite en dessins schématiques. On voit dans ses tableaux combien musique et dessin sont des actes physiques, combien le digital (numérique) relève du « musculaire et manuel » (Roland Barthes).

Présence (La vie des objets. Ch. 196)


Mardi 19 août 2025, 11h, Paris. Cette pierre est ici depuis qu’elle a été rapportée de « Jarsy, Bauges, 24 juillet 2018 ». Ceci est écrit sur sa base plane, qui en fait un bibelot souvenir de bureau. Ces mots sont justes mais détournent l’objet des qualités de singularité et d’indépendance par lesquelles il a acquis une présence de prédilection.

Pancarte d’autorisation


20 février 2025, 16h30, musée d’ Ashiya. Le petit musée municipal est vivant, il est occupé en ce moment par une foule de jolis travaux artistiques d’écoliers, qu’il est interdit de photographier. La petite salle consacrée à l’archéologie du lieu s’ouvre par cette pancarte. La qualité reconnue aux Japonais, de politesse et de discipline, s’accompagne d’une grande liberté d’entrer et sortir, par exemple d’une bibliothèque, comme par la rareté des vols. Le contrôle existe, mais il n’est pas directement visible. On peut penser qu’il est dans les nombreuses têtes, plus que dans les nombreuses caméras de surveillance. Il en résulte aussi un surnombre d’écriteaux, de signaux, de recommandations, de règlements, et donc une omniprésence de supports et de suspensions. L’autorisation est devenue ici incitation.

Un feu en forme de puits


Mercredi 29 janvier 2025, 16h, Yamashina, Kyoto. Il nous vient à l’idée, dans notre tour du lac Biwa, de voir un sanctuaire shinto que notre collègue Hiroshi Yoshioka a mentionné pour le jour de l’an. Le Moroha-jinja se trouve tout près de chez lui et près du canal de Biwa, qui, à Kyoto, est suivi par le Chemin de la philosophie. Après avoir remarqué des bûches empilées en carré, nous lui avons demandé de nous en donner la signification. « Ils font un feu de joie avec de vieux talismans et d’autres choses. Pour cette raison, le bois est disposé en forme de puits. » Ce puits se trouve donc dans la raison de notre promenade, complexifiant encore la figure placée en tête de l’inventaire des motifs du soba choko : # (croisillon, hashtag).
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/03/04/figure-du-puits/
ET : https://jlggb.net/blog9/2025/02/10/table-ronde/