Christine Sun-Kim


Samedi 16 mars 2024, 16h, Lafayette Anticipations, Paris, 4e. Dans l’exposition « Coming Soon. En attendant demain », Christine Sun Kim Futurist Future, 2023, peinture murale adaptée de dessins de 2016. Le tracé vient des gestes du langage des signes américain qui désignent le mot « futur ». Différentes manières d’envisager l’avenir peuvent venir des variantes du dessin et de son rapprochement d’autres dessins. Le travail de l’artiste porte paradoxalement sur sa façon de faire dire et prononcer par les spectateurs, à partir de tracés qui sont comme des partitions musicales.

Appartenir (La vie des objets. Ch. 154)



Mercredi 13 mars 2024, 16h, Lavours, Ain. Cette lettre blanche sur fond circulaire bleu est une évidence. Elle sonne juste quand on pense à toutes les places de stationnement marquées par le panneau « stationnement interdit », pour dire « interdit à tous sauf à moi ». Ça m’appartient, et souvent ça ne m’appartient pas, ça n’appartient à personne. Ici c’est net : « privé ». Remarque : la vis laisse le disque tourner, d’où l’air penché du P.

L’exposition de gobelets soba choko




Vendredi 15 décembre 2023, 17h, Centre national du graphisme, Le Signe, Chaumont, Haute-Marne. (digital) Soba Choko, montée au Centre Céramique contemporaine La Borne il y a un an, conserve ici ses 6 casiers avec 216 céramiques soba choko et gobelets. L’exposition complète ses 8 tables de gobelets de type soba choko réalisées pour l’occasion lors de workshops d’écoles d’art et de groupes de céramistes et de peintres, s’adjoint une suite historique d’objets et une projection formant L’Atlas du gobelet, et encore un robot qui dessine sur des gobelets, une vitrine archéologique, des livres. Le gobelet japonais montre en quoi il a, depuis quelque 300 ans, généré et porté une encyclopédie, un très vaste album de motifs graphiques. En gros plan : l’expérience imaginée dès 2013, au vu du soba choko de l’atelier Keizan, Arita, décoré de volutes à zig zag, d’une fabrication robotisée par branchement sur le corps. Le gobelet de carton est au pinceau à la main, le dernier, en porcelaine au bleu de cobalt, à la machine conçue par Alexandre Brugnoni à Nancy, présente dans l’exposition.