

Jeudi 27 novembre 2025, 16h, Musée d’art et histoire, Genève. Encore Félix Vallotton, Plage de Bellerive à Ouchy, 1898 et Femme, châle rose, cousant à la lampe, 1901. On lit que ces tableaux persistent dans les surfaces colorées « proprement nabi », que ce sont des « scènes intemporelles ». Mais on dira qu’apparaît ici, comme le plus souvent chez Vallotton, une aptitude à user du photographique pour rapporter une situation.
Catégorie : Expérience
Pinceau au clavier


Vendredi 24 octobre 2025, 17h, galerie Chantal Crousel, Paris, 3e. Avec cette pièce 10 de Abril 2025, Tokio (Blue Vall), 2025, tempera et feuille d’or sur toile, comme plus largement avec la série de peintures Partituras, Gabriel Orozco conduit, depuis longtemps, des improvisations au piano qu’il fait transcrire en partitions pour les traduire ensuite en dessins schématiques. On voit dans ses tableaux combien musique et dessin sont des actes physiques, combien le digital (numérique) relève du « musculaire et manuel » (Roland Barthes).
Carreau du Temple (Atlas du gobelet)




Vendredi 24 octobre 2025, 16h, Salon AKAA (Also Known As Africa), Carreau du Temple, Paris, 3e. Julie Mvie, artiste photographe de Libreville, Gabon, est invitée par l’Institut français. Avec son installation qui se nomme Dans l’ombre, elle veut parler de sa découverte, à Paris, des sans-abris. Ses photographies en noir et blanc démontrent qu’on peut ne pas les voir. La reconstitution d’une personne dormant sur le sol est une façon d’en donner au contraire l’image incontournable. Et le gobelet fait la preuve de sa fonction de fixeur photographique.
(Auto) Portrait


Dimanche 19 octobre 2025, 19h, Paris. Étienne a peint ce JLB by EB au mois d’août, sur un Canvas Panel MDF de 12 x 16 cm. Il avait repéré la version numérisée d’une diapositive ancienne de 46 ans. Elle venait de servir de test pour un dispositif de reproduction utilisant un objectif macroscopique. L’original était lui-même un essai d’éclairage pour reproduire des images de grand format fixées au mur.
Photographier (La vie des objets. Ch. 205)

Jeudi 16 octobre 2025, 17h, Paris. Le livre, monographique, Edward Weston Photographer, The Flame of Recognition, Aperture, New York, 1965 a été acheté au moment de sa parution, à la librairie La Hune, et il est toujours resté accessible. À l’occasion de son soixantième anniversaire, il paraît dans sa sixième édition, mais avec une couverture souple. En tournant les pages — extraits du journal de Weston et choix de ses photographies — les sujets sont : usine, nuages, portraits, nus, coquillage, paysage, légumes, tronc d’arbre, champignon, dunes, graffiti, cabane, poteaux télégraphiques, chaussures abandonnées, water-closet, voiture brûlée, glace en train de fondre, grange, pierre tombale, couple homme et femme, père et sa fille, pélican mort, nu avec masque à gaz, quatre personnes aux fenêtres de la maison, rochers, mer et vague. Le coquillage de la couverture n’est pas un objet ordinaire et ses photographies ont donné lieu à bien des interprétations, sur sa beauté naturelle ou ses effets symboliques. Pour autant, c »est par lui qu’une leçon a été acquise, qui pourrait s’écrire rétrospectivement ainsi : par la photographie, tout peut faire l’objet d’une belle chose.
Fixer (La vie des objets. Ch. 203)

Dimanche 5 octobre 2025, 11h30, Paris. Je vois qu’on s’attache à moi, qu’on m’apprécie pour ce que je sais faire, pour mes qualités : léger, transparent, des traits intelligents ; une certaine douceur, mais aussi une efficacité, une logique. Mon ourlet creux est là pour que je m’assemble avec mes semblables, mais il offre aussi un volume très lisible. On peut se fixer une dose et la prendre en main.
Ouvrir-fermer (La vie des objets. Ch. 202)

Dimanche 28 septembre 2025, 14h, rue du Chemin vert, Paris, 11e. C’est chez Claudine, « Slowdwich », comptoir restaurant pour un sandwich au gigot, par exemple. S’enfermer au cabinet, c’est manipuler le crochet le plus littéral, le plus évident, le plus net. Et l’occasion de se dire, une fois encore, qu’ouvert ou fermé ne sont pas deux entités mais une seule, qui se voit nommée, en topologie mathématique, ouvert-fermé.
Il y a quarante ans


Vendredi 19 septembre 2025, midi, Paris. Le 19 septembre 1985, à 12:33, nous arrivons à l’autel du Soleil, au terme d’une marche de deux heures et demie, depuis l’autel de la Terre. Ce trajet a été enregistré à raison d’une photo par minute avec un objectif de 28 mm, parallèlement à des photos de détails « pittoresques » choisis à droite ou à gauche avec un objectif de 50 mm. Il y aura l’après-midi le trajet jusqu’à l’autel du Ciel, puis, le 21 septembre, le trajet de l’autel du Ciel à l’autel de la Lune, et, le 23 septembre, le trajet de l’autel de la Lune à l’autel de la Terre. La somme de ces marches sera de douze heures, pour mille photos, qui donneront le vidéodisque Pékin pour mémoire.
Yan Pei-Ming
Pluie noire, lundi 6 août 1945
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/03/02/white-wall-with-streaks-of-black-rain/
Mercredi 6 août 2025, 16h30. Il y a 80 ans. Photos prises au musée Mémorial de la paix, à Hiroshima, le 2 mars 2025 à 16h30.

