

Jeudi 27 novembre 2025, 16h, Musée d’art et histoire, Genève. Encore Félix Vallotton, Plage de Bellerive à Ouchy, 1898 et Femme, châle rose, cousant à la lampe, 1901. On lit que ces tableaux persistent dans les surfaces colorées « proprement nabi », que ce sont des « scènes intemporelles ». Mais on dira qu’apparaît ici, comme le plus souvent chez Vallotton, une aptitude à user du photographique pour rapporter une situation.
Catégorie : Art
Le monument à Jean Moulin
Mardi 18 novembre 2025, 21h, square Jean Moulin, Aix-les-Bains. En 1948, un monument est créé avec les noms des résistants morts. En 1966, la ville choisit le sculpteur Marcel Mayer pour qu’il le transforme en un monument célébrant « Jean Moulin et ses frères de combat ». Après avoir été d’abord refusé par la Commission centrale des monuments commémoratifs, il est finalement édifié en 1969. Il a une singularité surprenante : il figure, comme écrasé par le héros, les ennemis et leurs crimes.
L’âge du papier

Samedi 15 novembre 2025, 15h, Lausanne. Félix Vallotton, L’Âge du papier, 1898, dessin pour Le Cri de Paris, dans l’exposition « Vallotton Forever », Musée cantonal des Beaux-Arts. Au premier plan, « J’accuse…! » d’Émile Zola, et dans la perspective, ses multiples échos dans la presse. Félix Vallotton est de ceux qui, formés et attachés à la peinture, se sont produits avec la publication active de gravures, dessins et textes. Ainsi, les mots qu’il trace attestent la primauté de l’instrument d’information à cet âge de l’histoire. Un siècle plus tard, en sera-t-il de même ?
Rochers à marée basse

Samedi 15 novembre 2025, 13h, Lausanne. Félix Vallotton, Rochers à marée basse, 1917, huile sur toile, dans l’exposition « Vallotton Forever », Musée cantonal des Beaux-Arts. Une parenté vient à l’esprit, Ravin, 1979, de Philip Guston.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/06/06/ravin/
Poivrons rouges

Samedi 15 novembre 2025, 12h30, Lausanne. Félix Vallotton, Poivrons rouges, 1915, huile sur toile, dans l’exposition « Vallotton Forever », Musée cantonal des Beaux-Arts. Le poivron d’Edward Weston, 1930, photographie en noir et blanc, partage avec ceux de Vallotton une sensualité organique. Mais le rouge va ici jusqu’au sang de la guerre. Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/10/14/edward-weston/
Melvin Edwards

Dimanche 2 novembre 2025, 15h30, Palais de Tokyo, Paris. En complément de l’exposition « Echo Delay Reverb : art américain, pensées francophones », l’exposition de Melvin Edwards montre ses sculptures d’acier. Agricole, 2016, « s’intéresse aux liens entre les outils du monde rural et l’histoire de l’esclavage. » La figure du soc et du versoir de la charrue éveille chez moi une image d’enfance concrète, à la fois de jeu et de travail.
Deux aspirateurs noirs

Vendredi 24 octobre 2025, 17h30, galerie Chantal Crousel, Paris, 3e. Rirkrit Tiravanija a connu son nom attaché à la notion d’« esthétique relationnelle ». Sa proposition tient probablement ici dans le blanchiment radical d’un vaste appartement, y compris de la moquette, car se trouvent à l’entrée deux aspirateurs robots circulaires noirs, qui attendent d’entrer en action.
Pinceau au clavier


Vendredi 24 octobre 2025, 17h, galerie Chantal Crousel, Paris, 3e. Avec cette pièce 10 de Abril 2025, Tokio (Blue Vall), 2025, tempera et feuille d’or sur toile, comme plus largement avec la série de peintures Partituras, Gabriel Orozco conduit, depuis longtemps, des improvisations au piano qu’il fait transcrire en partitions pour les traduire ensuite en dessins schématiques. On voit dans ses tableaux combien musique et dessin sont des actes physiques, combien le digital (numérique) relève du « musculaire et manuel » (Roland Barthes).
Carreau du Temple (Atlas du gobelet)




Vendredi 24 octobre 2025, 16h, Salon AKAA (Also Known As Africa), Carreau du Temple, Paris, 3e. Julie Mvie, artiste photographe de Libreville, Gabon, est invitée par l’Institut français. Avec son installation qui se nomme Dans l’ombre, elle veut parler de sa découverte, à Paris, des sans-abris. Ses photographies en noir et blanc démontrent qu’on peut ne pas les voir. La reconstitution d’une personne dormant sur le sol est une façon d’en donner au contraire l’image incontournable. Et le gobelet fait la preuve de sa fonction de fixeur photographique.
Li Fang

Mardi 21 octobre 2025, 17h, salon Asia Now, Monnaie de Paris, Paris, 6e. Li Fang, Avant l’orage N° 8, 2024, huile sur toile, 97 x 130 cm, galerie Boulakia. Dès que le titre est lu, le flou idyllique des larges traits de couleur savants, trouve son sens dramatique. Li Fang a étudié et enseigné l’art à Nankin, puis elle a trouvé son style en s’établissant à Paris et poursuivant ses recherches à l’Université Paris 1.