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Mardi 20 février 2024, 17h, MAC VAL, Vitry. Robert Malaval, Amalia Nuit, 1977, acrylique et paillettes sur toile. Souvenir du moment, fin des années soixante, où l’attitude et les interventions de Malaval me donnent le goût de l’art en train de se faire. Souvenir de son grand tableau dans le petit bureau de Marie-Odile Briot au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, dans la préparation d’« Electra », 1982 et 1983.

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Mardi 20 février 2024, 16h30, MAC VAL, Vitry. Bernard Rancillac, Le Retour de Mickey, huile sur toile, 1964, 300 x 250 cm, Collection Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Dans un premier temps, pour se situer dans l’« Avant-garde », Rancillac travaille une peinture abstraite. Mais, avec d’autres, dans les années soixante, il s’engage dans une figuration qui sera nommée « Mythologies quotidienne », puis « Figuration narrative ». Cette peinture monumentale, est une transition : les masses de couleur marquées par le pinceau, librement abstraites, sont qualifiées par le dessin de figures empruntées à la bande dessinée, à la publicité, aux images d’actualité. Et ce Mickey amaigri, portant le bol de riz à la chinoise, dans un chaos de choses indéfinies, apparaît comme une critique politique des États-Unis.

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Jeudi 15 février 2024, 19h, Palais de Tokyo, Paris. Michel François, détail de l’installation des échanges avec les détenus-patients du centre psychiatrique médico-légal De Kijvelanden (Rotterdam), 1996-1997. « Toucher l’insensé », exposition collective, Palais de Tokyo, François Piron commissaire.

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Mardi 30 janvier 2024, 18h, Paris. La façon dont Liliane a proposé son photo-copieur portable ouvert, éclairé à la verticale, a donné des estampes uniques dont nous avons ici un bel exemple. En 1984, à Saint-Laurent en Royans, dans la Drôme, Émile et Étienne assemblent leurs mains droite et gauche, puis Jean-Louis place sa main droite et Étienne ajoute la sienne.

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Vendredi 19 janvier 2024, 15h, galerie 389, Paris, 20e. Ces deux peintures de choses délaissées se détachent pour apparaître ici, signées EB.

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Jeudi 18 janvier 17h30, Bourse de commerce, Paris. Edith Dekyndt s’intéresse à la frontière entre l’objet et l’objet d’art, qui « est à la fois fine et essentielle ». Si on parle de « donner une seconde vie aux choses » c’est que que les matières ont une vie, une « vie lente », comme on dit still life en anglais, et non « nature morte ». Considérer « l’origine des choses » — le titre de la proposition qui occupe les 24 vitrines du couloir entourant le bâtiment — c’est montrer leur fabrication, leur transformation, c’est témoigner de leur histoire, de leur commerce, sous l’immense fresque coloniale et à l’intérieur des vitrines qui sont précisément apparues avec l’afflux de marchandises. Près de Sao Paulo, une serviette à carreaux, tendue sur un châssis, a été détissée horizontalement et les fils retirés ont été lessivés en boule.

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Mike Kelley


Jeudi 18 janvier 2024, 17h, Bourse de commerce, Paris. Mike Kelley, Double Contour with Side Bars, 2000, détail, Pinault Collection. On parle de la tentative de construire une vaste maquette des lieux où il a reçu une éducation, de la banlieue de Détroit au California Institute of the Arts. Parmi ses bâtiments blancs, des manques apparaissent, qui sont des souvenirs refoulés. Une colline de fragments est ou bien une réserve de matériaux, ou bien les ruines d’un traumatisme.

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Jeudi 11 janvier 2024, 17h, Centre Pompidou, Paris. Pablo Picasso, Françoise au bandeau, Paris, 5 juillet 1946, crayon graphite sur papier. Portrait de Françoise, Paris, 20 mai 1946, crayon graphite, crayon trois couleurs et fusain sur papier. Françoise au bandeau, Paris, 5 juillet 1946, crayon graphite, estompage et gommage sur papier. Musée national Picasso-Paris. Dation Pablo Picasso, 1979. Le portrait central est sur l’affiche de l’exposition « Picasso. Dessiner à l’infini ». Alors que le modèle du Minotaure porte désormais une critique de Picasso, Françoise Gilot, qui s’est éteinte le 6 juin 2023, est célébrée comme peintre, comme femme libre. Sous le titre « Variations autour du portrait », il est écrit au mur : « La réunion de la face et du profil s’impose comme le problème central qu’affrontent les portraits de Dora Maar. Après-guerre, ceux de Françoise Gilot, au contraire, adoptent la vue frontale. À force de déclinaisons, le visage se transforme en motif, l’identité du modèle s’estompe derrière l’archétype. En contrechamp de ces portraits, les mémoires de Françoise Gilot, comme avant eux, ceux de Fernande Olivier, font entendre la voix du modèle. » Une telle analyse est utile. Une remarque cependant. Un tableau qui fait appel à un modèle n’est pas nécessairement un portrait et ce sont bien ici des portraits. S’ils tendent à devenir des motifs, ils peuvent conserver la motivation qui les a fait exister. Un motif est à même d’éviter le stéréotype, d’atteindre l’efficience d’un signe ouvert. On préfère singularité à identité. Françoise a la joue gauche marquée d’un point dont il a été dit qu’il serait la marque d’une brûlure de cigarette infligée par Picasso. Il est vrai que c’est Vivre avec Picasso qui nous l’apprend, et qui charge le punctum de faire vivre le motif, qui n’attendait que ça. On voudrait en savoir plus sur le bandeau.
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Les photos de Françoise Gilot, qu’on connaît bien, dont celles de Robert Doisneau, montrent un grain de beauté.

Françoise au bandeau, Paris, 5 juillet 1946, crayon graphite sur papier, détail.

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Vendredi 5 janvier 2014, 14h, Musée d’Orsay, Paris. L’exposition dédiée aux dernières peintures de Van Gogh donne aussi à le lire : « Ce qui me passionne le plus, beaucoup beaucoup davantage que tout le reste dans mon métier – c’est le portrait, le portrait moderne. Je le cherche par la couleur. » À Willemien, Jeudi 5 Juin 1890. Peindre les gens est « la seule chose en peinture qui m’émeut le plus profondément et me fait ressentir l’infini, plus que toute autre chose ». L’ambition de Van Gogh est d’atteindre chez ses modèles « cet éternel indéfinissable, dont le nimbe était le symbole et que nous essayons d’atteindre par l’éclat lui-même, par la vibration de nos couleurs ». Exalter leur caractère par la couleur, donner à ses toiles l’expressivité des passions qui les habitent, voilà ce qui constitue « le portrait moderne ». Mais à Auvers comme auparavant, il peine à trouver des modèles, sinon dans son entourage immédiat : Gachet, sa fille Marguerite, la fille de son aubergiste, Adeline Ravoux, des enfants, deux jeunes femmes non identifiées. Il déploie dans ces portraits des expérimentations plastiques parfois étonnantes, par le format carré, les fonds tramés, des jeux de couleur ton sur ton, un dessin simplifié à l’extrême. [Peinture légèrement recadrée, cartels du Musée]

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Vendredi 5 janvier 2014, 13h30, Musée d’Orsay, Paris. L’exposition dédiée aux dernières peintures de Van Gogh donne beaucoup de jamais vu. On s’étonne de ce qui pourrait être une superbe simplicité : Paysage avec maisons, 1890. Le cartel : Cette grande feuille mêle huile et aquarelle de plusieurs teintes. Ce mélange est rare au sein de l’œuvre de Van Gogh, mais il montre combien la frontière entre peinture et dessin peut être ténue dans son esprit. Il s’y livre à un éblouissant jeu graphique d’opposition de traits droits et de volutes. La dominante bleue manifeste son attirance pour cette couleur à Auvers. Mine de plomb, huile et aquarelle sur papier vergé. Amsterdam, Van Gogh Museum (Vincent van Gogh Fondation).

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