
Samedi 25 octobre, 17h30, Musée Picasso, Paris. Untitled, 1980. Acrylique et encre sur planche d’illustration. Exposition « Philip Guston. L’ironie de l’histoire », avec, au sous-sol, ses derniers travaux, sur papier :
« En 1979, Philip Guston est victime d’une crise cardiaque qui lui impose de reconsidérer sa méthode de travail. C’en est fini pour lui des formats imposants par lesquels il entretenait le lien de sa peinture avec les fresques murales de sa jeunesse. Assis à sa table de travail, il entreprend une série d’œuvres sur papier dans lesquelles il récapitule les formes et les sujets de son art. Au temps où sa peinture était encore abstraite, il avait rêvé d’atteindre à la liberté, à la légèreté des peintures chinoises de la dynastie Song (960-1279) réalisées par des artistes qui, après avoir répété à l’infini le même geste, pouvaient créer une forme, pour laquelle l’esprit conscient semblait ne plus jouer aucun rôle. Dans cette série d’œuvres ultimes, produites l’année de sa mort, Guston atteint un état de grâce technique et iconographique. Les objets qu’il avait copiés sans fin pour entériner son passage à la figuration naissent sous son pinceau comme s’ils étaient dépeints par le premier homme, libre de tout modèle préconçu, émancipé de toute idée de l’art. » (Dossier de presse)