Un pot fait à Tajimi


Samedi 29 mars 2025, 17h, Aix-les-Bains. Ils ont rejoint l’atelier ici, depuis l’atelier de céramique du Ceramic Park Mino, à Tajimi, Gifu, Japon. L’essai était de prendre comme modèle un pot de yaourt auquel on est attaché, très bien dessiné. La terre locale, chargée de fer, chamottée, élastique, est émaillé dans un rose qui se veut Mino.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/02/09/pratiquer-la-poterie-mino/

Le soba choko d’ici


Dimanche 9 mars 2025, 15h30, Shigaraki, préfecture de Shiga. Reconstruit récemment, impressionnant, nommé 大小屋, « Grande cabane », c’est peut-être le plus grand des magasins de poteries de Shigaraki. Il présente des milliers de pièces. Mais c’est le restaurant qui lui est associé, un bâtiment de style campagnard, flambant neuf, très élégant avec son bois travaillé et ses vitrages, qui donne à voir et à manipuler des soba choko. C’est qu’il est nommé 十割蕎麦 東雲, Shinonome, « Nouilles 100 % sarrasin », vérifiées très bonnes. Ils sont exemplaires du style local, minimaliste, aux couleurs et textures de terre, mais hélas, le chef nous le dit, ils ne sont pas à vendre.

Une œuvre de Shigaraki


Dimanche 9 mars 2025, midi, Traditional Craft Center, Shigaraki. De Shunsai Takahashi (1927-2011), un très bel exemple des techniques de fabrication de la céramique de Shigaraki : terre rouge particulière, forme simple imposante, pas de glaçure, l’effet des flammes.

Une copie à Seto



Samedi 22 février 2025, 14h30, Seto, Aichi. Au musée Seto Gura, une tasse retient l’attention, car elle porte dans ses motifs, le tourbillon vertical qui nous intéresse. La décoration est de limonite, une substance argileuse qui contient des oxydes de fer. Deux heures plus tard, à la poterie qui s’annonce comme « Seto Mingei Kan » (Musée Mingei de Seto), on visite une belle collection qui montre des pièces anciennes, de la fin de l’époque Edo, des outils et des matériaux, des pièces actuelles qui en poursuivent la technique et le style. On comprend que Mizuno Hanjiro, est revenu après 1945 de l’université de Tokyo avec l’idée de placer la fabrique, dont il était le titulaire du nom pour la sixième génération, dans les principes du Mingei, en cultivant ses relations avec Shoji Hamada et Bernard Leach. Et l’on achète une tasse qui est la version actuelle de celle du musée de la ville.

L’assiette emblématique


Samedi 22 février 2025, 14h14, Seto Gura Museum, Seto, Aichi. Dès qu’on se renseigne sur le mouvement Mingei, on voit cette assiette, on retient ce motif. Le cartel ici : « Les assiettes à œil de cheval présentent de trois à dix motifs en spirale peints avec un pigment brun à base de fer et sont recouvertes d’une glaçure à haute teneur en feldspath. Elles ont été fabriquées depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. On dit que le nom vient du fait que le motif en spirale sur l’assiette ressemble à un œil de cheval, et il est devenu l’un des modèles les plus représentatifs de la céramique Seto. »

Imprimer une poterie


Samedi 22 février 2025, 14h, Seto, Aichi. Le musée Seto Gura est un peu plus qu’un musée. Il a des ateliers, des objets qui témoignent de ce qu’était le bâtiment et la ville (un train), une maison de thé, un magasin. Il a des collections intéressantes, pour démontrer l’ancienneté de la céramique ici, première au Japon (1000 ans ?), les étapes historiques vers une diversité des procédés et une industrialisation. Cette machine (des années 50/60) a pour moi une double familiarité : la machine à coudre et la sérigraphie, de ces mêmes dates.

Un bol acquis à Tokoname



Samedi 15 février 2025, 12h45, Tokoname, Aichi. Sur le remarquable Chemin de la poterie, une rencontre attachante. Un atelier et ses abords présentent un grand nombre de récipients, essentiellement des bols. Ils expriment une manière particulière, une rudesse aux formes gestuelles nettes et élégantes, une matière rouge, émaillée ou non, mouchetée, flammée de bruns et de gris. Leur auteur est Yuichi Hirano, 平野祐一, né en 1941, quatrième génération d’une famille de potiers de Tokoname. Il nous fait entrer dans sa maison et nous donne un catalogue. Il y dit que trois choses lui plaisent dans la production de céramique : « vendre une pièce me permet d’échanger avec de nombreuses personnes ; chercher et extraire moi-même de l’argile pour que ‘rien’ (無) se transforme en ‘quelque chose’ (有) ; savoir que les poteries de mes clients conservent une touche unique du fil du temps. » Très plaisant, le bol à thé, chawan, émaillé, repéré dehors, est bien plus abordable que ceux des étagères.

La glaçure Shino

Mardi 11 février 2025, 15h20, Musée d’art de la céramique Mino, Tajimi. Ce musée montre notamment des pièces remarquables de céramistes contemporains. De Osamu Suzuki, 鈴木藏, (1934- ), établi à Tajimi depuis 1964, un bol à thé qui actualise le style classique Shino, technique de glaçure du 16e siècle, à base de feldspath. C’est une façon de produire des poteries de grès blanches, ou de couleurs claires et vives, avec parfois, comme ici, des défauts intentionnels, obtenus par un glaçage qui se retire et laisse poindre le corps d’argile. Les fils de nylon témoignent d’un bien précieux à protéger des séismes. Voir : https://jlggb.net/blog8/2023/11/17/autoportrait-utile/