Table ronde


Lundi 10 février 2025, 8h, Ogaki. L’exposition de Récit de (digital) Soba Choko au Musée d’art contemporain de Gifu est l’occasion de plusieurs conférences, journées d’étude et workshops. Aujourd’hui c’est une table ronde à Iamas, où interviennent, dans l’ordre : JLB, Béatrice Selleron, Hajime Takeuchi et Hiroshi Yoshioka. L’image retenue pour les annonces est la figure du double #, qui coïncide avec celle du puits, que j’avais tracée en 2023 pour la série « Chokographie ».
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/01/29/un-feu-en-forme-de-puits/

Pratiquer la poterie Mino



Dimanche 9 février 2025, 16h, Tajimi. Le Museum of Modern Art Ceramic, dans le Ceramic Park Mino, offre un atelier ouvert, où l’on aborde la pratique de la terre locale et, dans une certaine mesure, du style régional, Mino. Aujourd’hui, c’était le tournassage des pièces tournées une semaine avant.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/03/29/un-pot-fait-a-tajimi/

Le musée de la mosaïque de Tajimi


Vendredi 31 janvier 2025, 14h, Tajimi, Gifu. Le Mosaic Tile Museum est d’abord l’œuvre en terre ocre de l’architecte Terunobu Fujimori, construit il y a une dizaine d’années. En été, certaines surfaces deviennent vertes. On y voit notamment un white cube dont les murs présentent une collection de carreaux de faïence de Mino, venant de 27 ateliers, dont le bleu est l’argument de leur histoire et de leur réputation.

Biwako (Atlas du gobelet)




Mercredi 29 janvier 2025, 10h30, plage de Omi-Imatzu, lac Biwa. Première approche, premier prétexte à photographier ou à regarder dans les détails, la diversité des galets en particulier. Une banalité qui doit être corrigée par la recherche d’Ugetsu. Mais les personnages de Mizoguchi ne sont-ils pas des potiers qui traversent le lac pour vendre ?

Perfection (La vie des objets. Ch. 175)



Vendredi 13 septembre 2024, 20h, Musée Guimet, Paris. Deux porcelaines à couverte de céladon, des fours de Jingdezhen, de l’époque Qing Yongzheng (1723-1735), collection Zhuyuetang : Bol en forme d’accolade et pot à pinceaux. Perfection de la géométrie minimale, de la longévité légère, du monochrome brillant.

Prise en mains



Lundi 5 août 2024, 22h, Aix-les-Bains. Il y a six ans, un récipient japonais montrait une volonté de manipulation, « Apprendre en prenant » : http://jlggb.net/blog6/2018/03/11/apprendre-vie-des-objets-ch-65/. Depuis, en novembre dernier, le lieu de sa fabrication a été visité : Tajimi, préfecture de Gifu. La pratique du tournage de la porcelaine, contrainte par la géométrie du tronc de cône des soba choko, se libère, en conservant la boule d’origine, 400g.

Regarder (La vie des objets. Ch. 170)


Samedi 3 août 2024, 16h, Musée d’art et d’histoire, Genève. L’exposition conçue par Pascal Rousseau, « Archéologie des fluides », « parcourt les collections du MAH en compagnie de Waldemar Deonna [archéologue, directeur du musée de 1922 à 1951], pour saisir ce qui, en dehors des classements conventionnels, pousse ces objets hétéroclites à former une chaîne magnétique dans laquelle l’œil peut faire l’expérience de modes de connaissance ouverts à une circulation libre et réversible dans le temps. » Parmi les bustes antiques et les œuvres précieuses, partageant « l’évidement des yeux, dénominateur commun du magnétisme surnaturel du regard », un regard fascinant, littéralement vide, entré dans la collection on ne sait pourquoi, le Masque de carnaval et de bal costumé, vers 1950, Soleure, papier mâché peint, toile cirée peinte.

Artifice (La vie des objets. Ch. 163)




Mardi 28 mai 2024, 23h59, Paris. Firefly est l’instrument récent d’une génération d’images à partir du langage. La phrase est « figurine de canard en verre rouge  ». Mais beaucoup de langage, dont on ne connaîtra pas les termes, vient de deux images préalables : la photo d’une bouteille de verre rouge et la photo d’une statuette de bronze, la première pour indiquer un « style », la seconde pour indiquer une « structure ». De la boîte noire de l’intelligence artificielle, on ne voit que l’entrée et la sortie. Dans le registre immense des statistiques, il faut user de préférences longuement répétées, ruser pour échapper aux stéréotypes. Et ne pas perdre de vue qu’avant d’être des images et des mots, il s’agissait d’objets singuliers. La bouteille rouge a été rapportée d’un voyage d’initiation au design, à Stockholm en 1963, c’est une pièce signée par Erik Höglund pour la fabrique Boda. La statuette a été achetée il y a quelques jours dans la rue à Bruxelles, son vendeur était très savant sur l’origine, la technique, l’usage, chez les Dogons. Et puis encore, la figurine est moulée à la cire perdue et elle figure un animal.