S’apprêter (La vie des objets. Ch. 158)


Jeudi 9 mai 2024, 16h30, Aix-les-Bains. L’objet est l’association d’un flacon et d’une préparation liquide. Le bleu de cobalt pour décorer la porcelaine n’est pas une solution, l’oxyde de cobalt, une poudre noire extrêmement fine, est en suspension dans l’eau et se décante rapidement. L’objet s’affiche, s’agite, s’apprête, pour s’employer.

Une suite peut-être


Lundi 15 avril 2024, 11h, Le Signe, Chaumont. L’épisode numéro deux de (digital) Soba Choko vient de se terminer (16 décembre 2023 — 14 avril 2024). La flèche communicante, emblème du Signe, annonce peut-être le troisième, début 2025, au Japon naturellement, à Iamas, Ogaki, Gifu. La porcelaine est de chez Keizan, Arita. Le premier atelier de modèle artisanal, visité en septembre 2013.

Apparaître (La vie des objets. Ch. 156)


Mercredi 10 avril 2024, 16h30, Institut suédois, Paris, 4e. Il s’agissait de voir une exposition, mais elle se montre peu intéressante. Dans le salon, des fauteuils apparaissent, comme des Ikea qui seraient brillants. La reconnaissance visuelle dans le iPhone par Google parle d’abord d’une fabrication danoise. Mais la notoriété de Bruno Mathsson, fils d’ébéniste à Värnamo, sur la route de Jönköping (j’y passe en 1963), s’impose avec Wikipedia : « Dès 1931, il dessine pour un hôpital suédois sa première chaise à sangles, ces meubles ergonomiques qui allaient devenir mondialement célèbres. Surnommée ‘sauterelle’ par le personnel du fait de sa ressemblance avec l’insecte, cette première chaise, trop en avance sur son temps, a d’abord été remisée quelque temps à la cave avant de ressurgir. » La façon de bois courbé est exposée à l’Exposition universelle de Paris 1937. La chaise Eva, Work Chair, est achetée pour les espaces publics du MoMA en 1939. Celle-ci est sans doute restée de la rétrospective qui a eu lieu ici en 2006. Son apparition se poursuit lorsqu’elle appelle à être écartée de la table encombrée de revues et de livre pour être prise sur un fond noir en montrant ses bras souples et vigoureux. L’IA Firefly de Photoshop intervient pour ça, répare quelques petits accidents du bois, nettoie le plancher.

Se traduire (La vie des objets. Ch. 155)


Lundi 8 avril 2024, 19h, Paris. Le couteau est venu du Japon par M. Fukushima Koji, dont le stand de brocanteur est très apprécié. Pas cher du tout parce que petit et ordinaire, caché parmi des lames autrement plus puissantes et exotiques. À la maison, il se laisse photographier. Et alors, c’est notre époque, son nom, élégamment inscrit sur l’acier, s’offre traduit, en surimpression : « Forgeron Kanemori ». On en saura peut-être plus.

Un oiseau chasseur ou chassé


Lundi 12 février, 15h, Mucem, Marseille. Céramique de Chalcis, Grèce, ancien port de Thèbes, plat de terre cuite, Empire Byzantin. Cette image nous conduit à une image semblable, au Metropolitan Museum of Art, New York, avec cette légende : « Bol avec oiseau à long bec, Le chasseur portait le faucon sur le dos de la main. Les pattes du faucon, auxquelles étaient attachées des petites clochettes, étaient tenues à la main du chasseur par des sangles, qui se détachaient lorsque le faucon était relâché pour chasser. Extrait de Constantin Manasses, Description de la chasse à la grue, vers 1130-1187. La chasse à la grue était un sport byzantin populaire. L’oiseau au long bec peut être un oiseau de proie — le chasseur — ou un oiseau d’eau — le chassé —. »