
Jeudi 26 juin 2025, 20h, Paris. On a vu, il y a longtemps, comment on examine la maturité d’un melon, et peut-être son goût, en en prélevant un triangle à l’aide d’un couteau pointu, pour le replacer soigneusement. Mais ici l’échantillon vient d’être mangé.
Mois : juin 2025
S’écouler (La vie des objets. Ch. 191)

Jeudi 26 juin 2025, 18h, Centre Pompidou. L’exposition « Enormément Bizarre. La collection Jean Chatelus », est une accumulation d’œuvres souvent repoussantes, parmi lesquelles on doit faire le tri, s’intéresser à ce qui ne paye pas de mine. Je retiens, car c’est un artiste qui me plaît, Dieter Roth, Am Rhein (Aux bords du Rhin), 1968, chocolat, métal, 33 x 35 x 3 cm. Cette pièce appelle la phrase de son auteur : « Les objets peuvent ou doivent disparaître, et c’est bon pour eux et pour nous. » Attaché au processus de fabrication et aux matériaux, il se réclamait de l’art concret, mais en soulignant le passage du temps.
Rien ne nous y préparait − Tout nous y préparait

Jeudi 26 juin 2025, 17h, Centre Pompidou. L’exposition Wolfgang Tillmans, « Rien ne nous y préparait − Tout nous y préparait », dans l’immense espace de la BPI, est d’une superbe complexité. Elle s’offre comme une évidence, à explorer avec les autres, à consulter. On la cherchait, elle est bien là, sur les tables tout au bout : notre étudiante ! deuxième photo du livre de Wolfgang Tillmans, Portraits, Walter König, Köln, 2001.
Pour la consultation
Jeudi 26 juin 2025, 16h, Centre Pompidou. L’exposition Wolfgang Tillmans, « Rien ne nous y préparait − Tout nous y préparait », se déploie dans tout un étage qui était occupé il y a peu de temps encore par la Bibliothèque publique d’information. Si nombre de photographies, parfois très grandes, sont accrochées aux murs, le fonctionnement de l’espace reste de l’ordre du déplacement et de la consultation, de la lecture, d’un relatif isolement assorti d’une coexistence vivifiante. Ainsi, l’« autoformation » est conservée pour des vidéos rassemblées par l’artiste, qui coexistent avec les vues étrangement parlantes des lecteurs, à l’endroit même où ils se sont trouvés. La moquette usée contribue à l’ambiance conservée, tandis que la moquette arrachée est encore plus lisible et annonce un avenir à ce jour hypothétique.
Des fleuristes et des touristes


Dimanche 22 juin 2025, 10h30. Eugène Atget, Marchandes de fleurs, place de la Bastille (à l’angle de la rue de la Roquette et de la rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris), 1898, photographie, tirage sur papier albuminé, réf. ph1224, musée Carnavalet, Paris. Un autre tirage est dans les collections de la Bibliothèque nationale. Cette photo peut être rattachée à la série « Les petits métiers de Paris », si ce n’est que les fleuristes ne sont pas vraiment ambulantes. On a connu cet endroit pour avoir logé non loin, il y a 50 ans. Un cadrage semblable, 127 années plus tard, souligne deux choses : la permanence de ce qui est bâti, le changement des personnes et des véhicules. Le café Rey — qui a récemment changé de nom, en s’ornant de fleurs artificielles Made in China, semblait éternel. Il a donc été précédé par un magasin de couleurs, de vernis et de colles, emblème à l’entrée du Faubourg Saint-Antoine, quartier de l’ébénisterie. Note : c’est en 1912 que Justin Rey, marchand de vins, achète le local des cousins Eugène et Armand Naveau qui, en 1894, avaient repris la Maison Pépin dont l’histoire était marquée par les soulèvements de 1830, 1848 et 1851.
Les bitumiers

Vendredi 20 juin 2025, 20h, Paris. La nouvelle, c’est l’accès en ligne à l’intégralité des photographies d’Eugène Atget conservées en France, sous forme numérique indexée. Les bitumiers (Les gars de la rue), 1899 : l’occasion de publier une photo prise le 25 novembre 2010, rue Roubo, Faubourg Saint-Antoine, Paris, pour les ressemblances qui disent une survivance.
La chambre d’Émile






Mercredi 18 mai 2025, 14h, Paris. On est fin 2011. Parce qu’il l’a connu à La Borde, Raymond conseille le docteur Jean-Claude Polack à Étienne, petit-fils d’Émile. Le rendez-vous a lieu au 125 boulevard Saint-Germain mais renvoie à un autre docteur, au 22 boulevard Saint-Michel. La consultation se révèle une impasse. Pourtant, l’adresse va apparaître sur la carte d’étudiant d’Émile, qui accompagne son dessin, envoyé en novembre 1948 à Emma, à Françoise et Jean-Louis : Ma « chambre de bonne ». Une observation photographique persévérante conduit à des preuves. La chambre sous les toits donne sur le boulevard Saint-Germain car l’immeuble fait l’angle. La forme de la fenêtre, ses volets intérieurs, la position de la cheminée sont identiques. La vue dans le dessin montre, au nord, la flèche de la Sainte-Chapelle, un groupe de jacobines superposées. Cette adresse a été aussi celle de Jean-Claude Polack, elle est dans tout un réseau de relations qu’on ne va pas décrire ici.
L’éphémère se répète
Le numéro 55 de La Couleur des jours
Ravin

Vendredi 6 juin 2025, 17h, Bibliothèque nationale de France, Paris. Dans l’exposition « Apocalypse », Philip Guston, Ravine, 1979, huile sur toile, 173 x 203 cm, collection Centre Pompidou.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/04/26/lampe/
Voir Vallotton : https://jlggb.net/blog9/2025/11/15/rochers-a-maree-basse/






