Histoire

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Jeudi 18 janvier 17h30, Bourse de commerce, Paris. Edith Dekyndt s’intéresse à la frontière entre l’objet et l’objet d’art, qui « est à la fois fine et essentielle ». Si on parle de « donner une seconde vie aux choses » c’est que que les matières ont une vie, une « vie lente », comme on dit still life en anglais, et non « nature morte ». Considérer « l’origine des choses » — le titre de la proposition qui occupe les 24 vitrines du couloir entourant le bâtiment — c’est montrer leur fabrication, leur transformation, c’est témoigner de leur histoire, de leur commerce, sous l’immense fresque coloniale et à l’intérieur des vitrines qui sont précisément apparues avec l’afflux de marchandises. Près de Sao Paulo, une serviette à carreaux, tendue sur un châssis, a été détissée horizontalement et les fils retirés ont été lessivés en boule.

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Vendredi 5 janvier 2014, 14h, Musée d’Orsay, Paris. L’exposition dédiée aux dernières peintures de Van Gogh donne aussi à le lire : « Ce qui me passionne le plus, beaucoup beaucoup davantage que tout le reste dans mon métier – c’est le portrait, le portrait moderne. Je le cherche par la couleur. » À Willemien, Jeudi 5 Juin 1890. Peindre les gens est « la seule chose en peinture qui m’émeut le plus profondément et me fait ressentir l’infini, plus que toute autre chose ». L’ambition de Van Gogh est d’atteindre chez ses modèles « cet éternel indéfinissable, dont le nimbe était le symbole et que nous essayons d’atteindre par l’éclat lui-même, par la vibration de nos couleurs ». Exalter leur caractère par la couleur, donner à ses toiles l’expressivité des passions qui les habitent, voilà ce qui constitue « le portrait moderne ». Mais à Auvers comme auparavant, il peine à trouver des modèles, sinon dans son entourage immédiat : Gachet, sa fille Marguerite, la fille de son aubergiste, Adeline Ravoux, des enfants, deux jeunes femmes non identifiées. Il déploie dans ces portraits des expérimentations plastiques parfois étonnantes, par le format carré, les fonds tramés, des jeux de couleur ton sur ton, un dessin simplifié à l’extrême. [Peinture légèrement recadrée, cartels du Musée]

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Vendredi 15 décembre 2023, 17h, Centre national du graphisme, Le Signe, Chaumont, Haute-Marne. (digital) Soba Choko, montée au Centre Céramique contemporaine La Borne il y a un an, conserve ici ses 6 casiers avec 216 céramiques soba choko et gobelets. L’exposition complète ses 8 tables de gobelets de type soba choko réalisées pour l’occasion lors de workshops d’écoles d’art et de groupes de céramistes et de peintres, s’adjoint une suite historique d’objets et une projection formant L’Atlas du gobelet, et encore un robot qui dessine sur des gobelets, une vitrine archéologique, des livres. Le gobelet japonais montre en quoi il a, depuis quelque 300 ans, généré et porté une encyclopédie, un très vaste album de motifs graphiques. En gros plan : l’expérience imaginée dès 2013, au vu du soba choko de l’atelier Keizan, Arita, décoré de volutes à zig zag, d’une fabrication robotisée par branchement sur le corps. Le gobelet de carton est au pinceau à la main, le dernier, en porcelaine au bleu de cobalt, à la machine conçue par Alexandre Brugnoni à Nancy, présente dans l’exposition.

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Jeudi 14 décembre 2023, 11h45, Chaumont, Haute-Marne. Le contexte : marché d’alimentation, halles, boutique « équitable », « Dates de Palestine », « Paix ».

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Samedi 2 décembre, 14h30, Paris, 4e. La fontaine Stravinsky, fontaine des Automates, de Niki de Saint Phalle avec ses personnages en couleurs et de Jean Tinguely, avec ses mécanismes noirs, a connu deux ans de restauration. On mesure combien un tel art peut rester vif, populaire, actuel (1983 — 2023).

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