Dimanche 20 juillet, 15h40, Musée du Louvre. Au début de l’exposition « Une passion chinoise — La collection de Monsieur Thiers » on peut lire : « Au long de sa carrière, Thiers suscite autant l’admiration que la détestation. Ambitieux, savant, bourreau de travail, d’une intelligence hors norme selon ses partisans, il est pour ses ennemis corrompu, immoral, arrogant et prétentieux. Thiers n’a de cesse de rechercher la notabilité et la reconnaissance de la bonne société. L’art et la culture seront un moyen d’y parvenir. La Chine, elle, est à la périphérie de cette entreprise, elle est sa passion discrète, probablement l’un de ses rares intérêts sincères. » Intérêt sincère ? On peut rapprocher deux objets exposés : son buste et son regard tourné vers l’horizon ; l’estampe chinoise de propagande, montrant la fiction d’un succès de l’empire dans la répression de la révolte des Taipings (1851-1864). Une phrase encore, celle qui dit : « Thiers était un spécialiste reconnu de porcelaine chinoise et sa collection faisait référence en son temps (elle fut en partie détruite pendant la Commune). »

