Poivrons rouges


Samedi 15 novembre 2025, 12h30, Lausanne. Félix Vallotton, Poivrons rouges, 1915, huile sur toile, dans l’exposition « Vallotton Forever », Musée cantonal des Beaux-Arts. Le poivron d’Edward Weston, 1930, photographie en noir et blanc, partage avec ceux de Vallotton une sensualité organique. Mais le rouge va ici jusqu’au sang de la guerre. Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/10/14/edward-weston/

Edward Weston


Mardi 14 octobre 2025, 18h40, Maison européenne de la photographie, Paris, 4e. Edward Weston, Poivron, 1930, tirage gélatino-argentique d’époque. Ce poivron « numéro 30 » a été, pour Weston lui-même, une œuvre phare. Voici un extrait de ce qu’il en dit, page 32 de la monographie Edward Weston Photographer, The Flame of Recognition, Aperture, New York, 1965 :
August 3rd. Sonya keeps tempting me with new peppers! Two more have been added to my collection. While experimenting with one of these, which was so small I used my 21 cm Zeiss to fill the 8 x 10 size, I tried putting it in a tin funnel for background. It was a bright idea, a perfect relief for the pepper and adding reflected light to important contours. I still had the pepper which caused me a week’s work. I had decided I could go no further with it, yet something kept me from taking it to the kitchen, the end of all good peppers. I placed it in the funnel, focused with the Zeiss, and, knowing just the viewpoint, recognized a perfect light, made an exposure of six minutes, with but a few moments preliminary work—the real preliminary was done in hours passed. I have a great negative—by far the best.
Voir Vallotton : https://jlggb.net/blog9/2025/11/15/poivrons-rouges/

La plante crayon


Mardi 2 septembre 2025, 18h30, Domaine du Rayol. L’euphorbia tirucalli, « plante crayon » est une succulente arbustive très présente le long des chemins. On apprécie qu’elle soit du genre des crassulas et elle aussi originaire d’Afrique australe. Et que, « magnifiquement sublimé par Gilles Clément lors de sa restauration en 1989 », le jardin offre ainsi des « notes en crayon » — Jean-Jacques Rousseau.

Figure d’un orage


Jeudi 14 août 2025, 20h40, Aix-les-Bains. La pluie violente apporte un répit à la canicule. Alors qu’elle vient de cesser, cet aperçu du ciel est une image sans légende. On se reporte aux données du fichier numérique : Time Stamp (GMT): 14 août 2025 à 20:40:41 / Position: 45° 41′ 8,26″ N, 5° 54′ 55,50 ‘ E / Altitude: 257,04 m / Image Direction: 263,30° (Magnetic direction). Deux minutes après, la foudre tombe tout près.

Jouer (La vie des objets. Ch. 194)

Dimanche 3 août 2025, 14h, Aix-les-Bains. On les voit d’abord comme des animaux. Ce sont des légumes, ou plutôt des fruits ou même des baies. Des aubergines dites chinoises, des solanum melongena version ping tung. Avec une banane, un melon, un sapin, une violette, on a déjà répondu à la question : un être vivant peut-il être un objet ? Fruits et légumes sont l’objet d’agriculture, de commerce, de cuisine. Ces aubergines font l’objet d’un étonnement. En devenant objets — en étant coupées —, elles conservent leurs capacités à mimer le vivant — et sont aidées à se déguiser. Jouer est par excellence la façon dont l’objet est aussi sujet.

Vue retrouvée


Lundi 14 juillet 2025, 17h, Aix-les-Bains. On y est retourné trois fois depuis le mois de mars. Plusieurs raisons se sont rassemblées. Le point de vue, on disait un peu plus au sud et un peu plus haut, est plus juste quand on est à Pugny, non loin au sud du centre du village. Pourquoi le peintre Carolus-Duran, célébré à l’époque pour ses portraits de bourgeois et de célébrités mondaines, a été amené à peindre cette vue. En 1900, la villégiature à Aix-les-Bains vient de s’étendre vers le mont Revard, par la construction du train à crémaillère. Ce train présente trois arrêts intermédiaires dont un à Pugny, qui a été déterminé par la présence, dans la campagne boisée, de l’hôtel climatérium des Corbières. Carolus-Duran fréquente le beau monde d’Aix-les-Bains, il a fait le portrait de celle qu’on nomme ici Marie de Solms, Marie-Lætitia Bonaparte-Wyse. Il a résidé au climatérium. En montant sur le trajet de la crémaillère, on voit plusieurs vergers. Les pommiers de la peinture pouvaient être là. La vue ne peut pas se confirmer car des chemins bordés d’arbre ont été creusés pour conduire à de nouvelles maisons. On en vient aussi à supposer que, en dépit ou à cause du naturalisme, le peintre a naturellement arrangé son paysage. On le fait aussi un peu avec la nouvelle photo.

Note : https://jlggb.net/blog9/2025/03/23/on-voit-le-lac/

Un premier article : http://jlggb.net/blog4/?p=2000