Acclimatation


Mercredi 15 mai 2024, 16h40, Bois de Boulogne, Jardin d’acclimatation. En 1860, il s’agissait probablement d’acclimater des plantes, venues de colonies. Il y a eu, vers 1970, l’aboutissement du musée des Arts et traditions populaires. Maintenant c’est un milliardaire qui construit et reconstruit des musées. Et le climat change vite.

Trois briques


Samedi 12 avril 2024, 16h, Bourse de commerce, Paris. Peter Fischli & David Weiss, « Trois briques », Plötzlich diese Übersicht, Soudain cette vue d’ensemble, 1981-2012, sculptures, argile non cuite. On avait vu à Venise, en 2013, l’intégralité des modelages qui venait de s’achever, avec la disparition de David Weiss : https://jlggb.net/blog3/?p=6031. Ici, on est désormais dans le passé. Sauf pour ces objets qui ne sont peut-être pas des représentations, qui, dans leur vitrine, existent dans le même temps que les passants. Ils pourraient servir.

Jean Prouvé, 1956



Jeudi 4 avril 2024, 16h, galerie Patrick Seguin, Paris. Jean Prouvé, maison Les Jours meilleurs, 1956, bloc domestique central et poutre faîtière. Extraits des explications : « De conception très simple, elle est constituée de 4 éléments structurels principaux: une assise en béton, un bloc domestique métallique, une couverture autonome reposant sur une poutre faîtière et des panneaux de façade semi-porteurs. […] En dépit d’une commande ferme de plusieurs centaines d’unités et la prise en compte des adaptations techniques demandées, cette maison trop révolutionnaire pour son époque n’obtient pas les homologations officielles pour une production en série, l’Administration française n’admettant pas que la salle d’eau et la cuisine soient situées au cœur de l’espace d’habitation. Pour autant, Jean Prouvé n’acceptera pas de modifier son projet ; seuls cinq exemplaires de la maison Les Jours Meilleurs seront fabriqués et connaîtront des destins divers.»

Reflet


Lundi 1er avril 2024, 18h (heure d’été depuis la veille), Paris, 11e. Longtemps le volet intérieur, destiné à préserver un coin de la pièce, est resté brut. Il est maintenant peint en gris métallique. On le devine, il renforce le reflet de la cour.

Imiter (La vie des objets. Ch. 153)



Samedi 9 mars 2024, 12h, Aix-les-Bains. On l’appelle prunus pour ne pas se tromper car on l’a prise, façon Hanami, sur un arbre dépassant d’une propriété. Mais la question est ailleurs. La photo en gros plan a été prise dans le format 4/3 horizontal. Pour la rendre plus visible, on a décidé de la rendre carrée. C’est là que pour la première fois, dans La vie des objets, on a joué avec l’IA de Photoshop. Le haut et le bas du carré ont été générés par imitation de ce qui était déjà là. Alors la vue large a été quelque peu transformée aussi, pour la recadrer et la simplifier. On dira que les objets, cette fois, sont les photos elles-mêmes.

Les cheminots d’Arles


Vendredi 9 février 2024, 20h40, rue Pierre Sémard, Arles. Ici, à l’angle de la rue de la Fortune, on lit la plaque « Rue Pierre Sémard, secrétaire général de la fédération des cheminots, fusillé par les Allemands, 1887-1942 ». Il y a dans cette rue le Tennis club Cheminots arlésiens, le Tennis Mistral SNCF. La ville d’Arles est marquée par le nombre des cheminots qui y ont vécu et par leur engagement syndical et politique. On raconte à ce propos comment, en 1842, Alphonse de Lamartine défend à l’Assemblée Nationale le passage par Arles de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille et comment Arles fut choisie pour la construction d’ateliers de fabrication et réparation des locomotives et des wagons, d’un dépôt de machines. Leur emplacement fut en grande partie les terrains de la nécropole antique des Alyscamps. Après la fermeture des ateliers, en 1983, la mécène Maja Hoffmann lance, en 2013, le projet LUMA pour en occuper le parc. L’ouvrage La milliardaire et le communiste raconte en détail cet épisode.