
Jeudi 27 février 2025, 14h30, Université d’art et design de Nagoya. Sous le regard du chef d’atelier, artiste et professeur de céramique, un premier moment de la contribution particulière à « (digital) Soba Choko » invite à tourner des pièces, alors que personne n’a jamais pratiqué.
Étiquette : céramique
Une copie à Seto


Samedi 22 février 2025, 14h30, Seto, Aichi. Au musée Seto Gura, une tasse retient l’attention, car elle porte dans ses motifs, le tourbillon vertical qui nous intéresse. La décoration est de limonite, une substance argileuse qui contient des oxydes de fer. Deux heures plus tard, à la poterie qui s’annonce comme « Seto Mingei Kan » (Musée Mingei de Seto), on visite une belle collection qui montre des pièces anciennes, de la fin de l’époque Edo, des outils et des matériaux, des pièces actuelles qui en poursuivent la technique et le style. On comprend que Mizuno Hanjiro, est revenu après 1945 de l’université de Tokyo avec l’idée de placer la fabrique, dont il était le titulaire du nom pour la sixième génération, dans les principes du Mingei, en cultivant ses relations avec Shoji Hamada et Bernard Leach. Et l’on achète une tasse qui est la version actuelle de celle du musée de la ville.
L’assiette emblématique

Samedi 22 février 2025, 14h14, Seto Gura Museum, Seto, Aichi. Dès qu’on se renseigne sur le mouvement Mingei, on voit cette assiette, on retient ce motif. Le cartel ici : « Les assiettes à œil de cheval présentent de trois à dix motifs en spirale peints avec un pigment brun à base de fer et sont recouvertes d’une glaçure à haute teneur en feldspath. Elles ont été fabriquées depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. On dit que le nom vient du fait que le motif en spirale sur l’assiette ressemble à un œil de cheval, et il est devenu l’un des modèles les plus représentatifs de la céramique Seto. »
Imprimer une poterie

Samedi 22 février 2025, 14h, Seto, Aichi. Le musée Seto Gura est un peu plus qu’un musée. Il a des ateliers, des objets qui témoignent de ce qu’était le bâtiment et la ville (un train), une maison de thé, un magasin. Il a des collections intéressantes, pour démontrer l’ancienneté de la céramique ici, première au Japon (1000 ans ?), les étapes historiques vers une diversité des procédés et une industrialisation. Cette machine (des années 50/60) a pour moi une double familiarité : la machine à coudre et la sérigraphie, de ces mêmes dates.
Bouteille et pot de la dynastie coréenne Joseon


Jeudi 6 février 2025, 17h, Musée des céramiques orientales, Osaka. La bouteille est de faïence à l’engobe blanc appliqué sur une pâte d’argile contenant du fer, son décor de vignes est peint en brun de fer sous glaçure, elle date de la seconde moitié du 15e siècle, elle mesure 29 cm. Le pot est de porcelaine, sa moitié inférieure a été recouverte de peinture au fer avant une glaçure transparente, il date du 16e siècle, il mesure 30 cm. Ces pièces ont en commun d’être considérées comme révélatrices d’un « sens artistique avant-gardiste ». L’usage du fer, qui donne une teinte brune proche du noir est caractéristique de la Corée.
Assiette de Matisse


Mercredi 15 mai 2024, 15h, Fondation Louis Vuitton, Bois de Boulogne. Matisse, Nu féminin, Asnières, 1907, Faïence stannifère [André Metthey], The Museum of Modern Art, New York, achat, 2001 et L’Atelier rouge, huile sur toile, 1911, Issy-les-Moulineaux, The Museum of Modern Art, New York, détail. L’assiette figure dans le tableau manifeste qu’est L’Atelier rouge, elle est une façon pour Matisse de poser un objet décoratif dans un art qui est lui-même l’affirmation du pouvoir poétique du motif décoratif. On voit dans nombre de ses peintures des poteries qui lui sont familières. La frise de fleurs à cinq pétales — ciste à fleurs blanches — est aussi celle du grand nu au fond rose, peinture absente de la reconstitution faite par le MoMA et la Fondation, car Matisse a voulu qu’elle soit détruite après sa mort.
L’exposition de gobelets soba choko



Vendredi 15 décembre 2023, 17h, Centre national du graphisme, Le Signe, Chaumont, Haute-Marne. (digital) Soba Choko, montée au Centre Céramique contemporaine La Borne il y a un an, conserve ici ses 6 casiers avec 216 céramiques soba choko et gobelets. L’exposition complète ses 8 tables de gobelets de type soba choko réalisées pour l’occasion lors de workshops d’écoles d’art et de groupes de céramistes et de peintres, s’adjoint une suite historique d’objets et une projection formant L’Atlas du gobelet, et encore un robot qui dessine sur des gobelets, une vitrine archéologique, des livres. Le gobelet japonais montre en quoi il a, depuis quelque 300 ans, généré et porté une encyclopédie, un très vaste album de motifs graphiques. En gros plan : l’expérience imaginée dès 2013, au vu du soba choko de l’atelier Keizan, Arita, décoré de volutes à zig zag, d’une fabrication robotisée par branchement sur le corps. Le gobelet de carton est au pinceau à la main, le dernier, en porcelaine au bleu de cobalt, à la machine conçue par Alexandre Brugnoni à Nancy, présente dans l’exposition.