
Mardi 18 février, 12h45, Jingu, Ise, Mie. Le sanctuaire intérieur Naiku est immuable depuis l’an 690 car reconstruit à l’identique tous les vingt ans. Aperçu par dessus les clôtures, il n’est pas visible. Non loin, le pavillon Nishine-no-mikura, où est conservé le riz des offrandes, en donne l’aspect : « une proportion architecturale archaïque permettant un modèle ancestral qui se veut commémoratif d’un temps immémorial » [Vocabulaire de la spatialité japonaise, Philippe Bonnin ed., CNRS Éditions, 2014, p. 419]. Si la matière est éphémère, la forme connaît une reconstruction cyclique qui appuie la répétition du rituel. Ainsi, cette forme permanente est nommée « clarté divine ».
Étiquette : shintô
Un feu en forme de puits

Mercredi 29 janvier 2025, 16h, Yamashina, Kyoto. Il nous vient à l’idée, dans notre tour du lac Biwa, de voir un sanctuaire shinto que notre collègue Hiroshi Yoshioka a mentionné pour le jour de l’an. Le Moroha-jinja se trouve tout près de chez lui et près du canal de Biwa, qui, à Kyoto, est suivi par le Chemin de la philosophie. Après avoir remarqué des bûches empilées en carré, nous lui avons demandé de nous en donner la signification. « Ils font un feu de joie avec de vieux talismans et d’autres choses. Pour cette raison, le bois est disposé en forme de puits. » Ce puits se trouve donc dans la raison de notre promenade, complexifiant encore la figure placée en tête de l’inventaire des motifs du soba choko : # (croisillon, hashtag).
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/03/04/figure-du-puits/
ET : https://jlggb.net/blog9/2025/02/10/table-ronde/