
Mardi 18 février, 12h45, Jingu, Ise, Mie. Le sanctuaire intérieur Naiku est immuable depuis l’an 690 car reconstruit à l’identique tous les vingt ans. Aperçu par dessus les clôtures, il n’est pas visible. Non loin, le pavillon Nishine-no-mikura, où est conservé le riz des offrandes, en donne l’aspect : « une proportion architecturale archaïque permettant un modèle ancestral qui se veut commémoratif d’un temps immémorial » [Vocabulaire de la spatialité japonaise, Philippe Bonnin ed., CNRS Éditions, 2014, p. 419]. Si la matière est éphémère, la forme connaît une reconstruction cyclique qui appuie la répétition du rituel. Ainsi, cette forme permanente est nommée « clarté divine ».





