Nezu calligraphie



Jeudi 15 janvier 2025, 13h, Musée Nezu, Omote Sando, Tokyo. La belle exposition du moment « Shared Beauty: Detached Segments of Ancient Japanese Calligraphy » montre comment un court extrait d’un manuscrit devient un tableau calligraphique. Les trajets dans le jardin et ses pavillons apportent à leur tour des segments à révéler.

La Destinée réversible



Samedi 4 janvier 2025, 11h, Yoro, Gifu. Le parc de « La Destinée réversible » est une aventure architecturale sans équivalent, l’œuvre, dans les années quatre-vingt-dix, d’un duo d’artistes, le Japonais Shusaku Arakawa (1936-2010) et l’Américaine Madeline Gins (1941-2014). Montrés ici : « La Maison de la ressemblance critique », un labyrinthe dont le toit a pour forme une carte de la préfecture de Gifu ; « Le Champ elliptique », un paysage escarpé dont on ne mesure pas l’échelle mais que l’on peut franchir en perdant l’équilibre, de surprise en surprise.

C’est quoi la photo ?



Dimanche 1er décembre 2024, 14h, musée Réattu, Arles. Il m’a été donné, entre 1964 et 1966, d’assister Lucien Clergue, de parler de la photographie, par son intermédiaire, avec Maurice Rouquette, l’inventif directeur du musée Réattu, avec Michel Tournier, son théoricien (avant Roland Barthes). Ils fonderont les rencontres de la photographie en 1970. Je n’y participerai qu’en 1988, avec Pékin pour mémoire. En 2016, je me réfère aux photos de marécage de Clergue pour « Camargue codée » pour le workshop et l’installation « Ubiquité et reconnaissance des formes », à l’École de photographie. Aujourd’hui, dans la salle « Les Arlésiens choisissent Clergue », je remarque une composition lumineuse qu’il suffit de reproduire.

Alexis Grimou


Dimanche 1er décembre 2024, 13h, musée Réattu, Arles. Ce portrait est de 1720-1730, par Alexis Grimou, 1678-1733. Le cartel dit : « il est moins proche de la tradition française que de l’art flamand, auquel il emprunte ses portraits de buveurs, d’acteurs, de peintres et de militaires, ainsi que des scènes de la vie quotidienne, genre qu’il contribue à initier dans la France de son époque, dominée par les thèmes religieux et mythologiques. »

Paris la nuit ?


Dimanche 24 novembre 2024, Annecy. Étienne Boissier, Constellation, août 2023. Le cadeau d’anniversaire à sa tante. Paris la nuit, 1932, de Brassaï, pourrait être une référence. Mais la couleur, la matière, la manière, une forme d’abstraction paradoxale, apportent tout autre chose. Une forme de présence, de clairvoyance.