
Lundi 18 novembre 2024, 23h, Paris. Dans les peintures d’Étienne, je choisis ce portrait, Isabela Merced, acrylique, 40 x 50 cm, octobre 2024.
Catégorie : Art
Significations du puits


Vendredi 8 novembre 2024, 16h, École d’art et de design, Orléans. Ici c’est un élément pratique d’exposition, on ne sait pas laquelle. Mais dans notre esprit c’est d’abord le # (croisillon, hashtag), motif présent dans la céramique, en Chine, au Japon, et que nous avons pris comme emblème de notre affaire Soba Choko. Dans l’écriture, ce signe veut dire le puits. Il semble que le symbole est tragique en Chine, pour dire jeter, ou se jeter, dans le puits. Au Japon, on entend d’abord les bienfaits de l’eau, des rencontres, et c’est d’abord l’architecture de la margelle. Dans Les contes de la lune vague après la pluie (Ugetsu, 1953), de Kenji Mizoguchi, c’est un travelling fugitif qui assemble les deux significations. Le trait redoublé signifie la bienveillance et la chance.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/03/04/figure-du-puits/
Et : https://jlggb.net/blog9/2025/01/29/un-feu-en-forme-de-puits/
In Between

Samedi 26 octobre 2024, 17h, Maison de la culture du Japon, Paris. Toshiki Okada, dramaturge et romancier japonais dont on a vu, depuis une dizaine d’années, trois pièces à part, intéressantes, expérimentales et esthétiques, propose The Window of Spaceship ‘In-Between’. On va observer le comportement de six interprètes et leurs paroles en japonais, alors même qu’ils sont une extraterrestre, un androïde, ou qu’ils vivent au Japon sans que le japonais soit leur langue maternelle. C’est là ce qui se manifeste, la vérité de la puissance de la parole, renforcée par la traduction en surtitrage.
Note 1 : de gauche à droite, Leon Kou Yonekawa, Mari Ando, Robert Zetzsche, Qiucheng Xu, Ness Roque, Tina Rosner.
Note 2 : photographier n’était peut-être pas autorisé.
2021 : https://jlggb.net/blog7/eraser-mountain/
2013 : http://jlggb.net/blog3/?p=6940
Fabrice Gigy
Benoît Piéron

Dimanche 13 octobre 2024, 17h, centre d’art contemporain Le Magasin, Grenoble. Deux cartels sur le mur à droite de la porte. Le Rayon, 2023. Installation vidéo, porte d’hôpital reconstituée. Oxygène, 2023, installation sonore. L’attente depuis un lit d’hôpital, ou dans toute autre situation de confinement. Les lumières montrent des mouvements, la bande son donne des bruits extérieurs.
Marcelle Loubchansky

Vendredi 27 septembre 2024, 16h, Centre Pompidou. Scénographie en spirale, inutilement redondante, de « Surréalisme », à l’image peut-être du surréalisme, mais beaucoup de choses qui ont gagné leur indépendance. Marcelle Boubchansky, Bethsabée, 1956, huile sur toile, Musée Unterlinden, Colmar. D’autres catégories : Nouvelle École de Paris, Nouvelles propositions du réel, Individualités d’aujourd’hui, Abstraction lyrique, Abstraction gestuelle, Tachisme, Nuagisme, Sentiment de la nature, Peinture cinesthésique.
Alicja Kwade
Perfection (La vie des objets. Ch. 175)


Vendredi 13 septembre 2024, 20h, Musée Guimet, Paris. Deux porcelaines à couverte de céladon, des fours de Jingdezhen, de l’époque Qing Yongzheng (1723-1735), collection Zhuyuetang : Bol en forme d’accolade et pot à pinceaux. Perfection de la géométrie minimale, de la longévité légère, du monochrome brillant.
En trompe-l’œil

Mercredi 4 septembre 2024, 16h45, église Sainte-Marguerite, Paris, 11e. La vision de cette chapelle — des Âmes du Purgatoire — est troublante. Puis on perçoit que, si la perspective de la voûte ne s’accorde pas à celle de l’autel qui ouvre sur le grand tableau, c’est que le décor est plat, au même titre que le plafond à caissons et que les colonnades. C’est l’œuvre du décorateur de théâtre et d’hôtels particulier Paolo Antonio Brunetti, en 1761.
Portrait d’Eve Fairfax

Vendredi 30 août 2024, 11h, Victoria & Albert Museum, Londres. Chaque fois qu’on entre ici, on est d’abord arrêté par la présence d’êtres de terre, de pierre ou de bronze. La collection unique de sculptures d’Auguste Rodin que le musée possède vient du don que l’artiste a fait au moment de la guerre de quatorze. En 1902, ce portrait répond au souhait d’Eve Fairfax : « Je veux que mon buste soit l’un des plus beaux que vous ayez jamais réalisés ». La jeune anglaise de 30 ans devient son amie et son modèle pour plusieurs belles sculptures. Elle a vécu jusqu’à 107 ans, donc 61 ans après la disparition de Rodin.

