
Mardi 15 avril 2025, 14h, exposition « Matisse et Marguerite », Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Regarder avec insistance cette toile comme un objet. Lire son cartel : « Henri Matisse, Marguerite, Collioure, hiver 1906-1907 ou printemps 1907, Huile sur toile, Musée national Picasso – Paris, Donation Picasso, 1978, Collection personnelle Pablo Picasso. Imitant la maladresse d’une écriture enfantine qui cherche à rester droite sans y parvenir, Matisse a inscrit ‘Marguerite’ au-dessus de ce portrait de sa fille. Un épais cerne noir dessine la figure et encadre l’ensemble de la composition. La concision radicale du tableau fit l’objet de sarcasmes de la part des contemporains de Matisse, qui moquèrent son apparence élémentaire et candide. La toile fascina Picasso, qui l’échangea avec l’artiste contre une nature morte cubiste et la conserva jusqu’à la fin de sa vie. » Renseigner encore l’objet : œuvre exposée (d’ordinaire) au Musée Picasso, premier étage, salle 3, 65,1 x 54 x 2 cm. Le qualifier : transport affectif.
Catégorie : Objet
Se pointer (La vie des objets. Ch. 187)


Lundi 14 avril 2025, 18h30, Paris et lundi 23 décembre 2024, 15h30, supermarché MaxValu, Ogaki. La (très) grande surface d’alimentation est parcourue in extenso. Pour y faire les courses dans les temps qui viennent, il faut en prendre connaissance, la déchiffrer. En marge du champ visuel, un objet accroche avec, tout de suite, l’affirmation « Super Normal ». Confirmation : il est juste là à sa place sur un rayon de la bibliothèque, dans l’ouvrage de Fukasawa et Morrison, Super Normal, 2008, le numéro 30 (sur 210), pages 69-71, est Table salt shaker. Avec cette notice : « 30 Table salt shaker. In days gone by, the general store on the street corner was called a tobacco shop, and salt was always sold there along with cigarettes. This table salt shaker is one that seems to hark back to that time. Since then, salt has been revamped, with a new bottle making the scene. But when you get down to it, this stable conical shape is still an icon for table salt. Many shakers, whether by coincidence or not, have the same kind of shape. What they share is that, while having a functional shape, they also have a gentleness, a softness about them. »
Un pot fait à Tajimi

Samedi 29 mars 2025, 17h, Aix-les-Bains. Ils ont rejoint l’atelier ici, depuis l’atelier de céramique du Ceramic Park Mino, à Tajimi, Gifu, Japon. L’essai était de prendre comme modèle un pot de yaourt auquel on est attaché, très bien dessiné. La terre locale, chargée de fer, chamottée, élastique, est émaillé dans un rose qui se veut Mino.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/02/09/pratiquer-la-poterie-mino/
Une copie à Seto


Samedi 22 février 2025, 14h30, Seto, Aichi. Au musée Seto Gura, une tasse retient l’attention, car elle porte dans ses motifs, le tourbillon vertical qui nous intéresse. La décoration est de limonite, une substance argileuse qui contient des oxydes de fer. Deux heures plus tard, à la poterie qui s’annonce comme « Seto Mingei Kan » (Musée Mingei de Seto), on visite une belle collection qui montre des pièces anciennes, de la fin de l’époque Edo, des outils et des matériaux, des pièces actuelles qui en poursuivent la technique et le style. On comprend que Mizuno Hanjiro, est revenu après 1945 de l’université de Tokyo avec l’idée de placer la fabrique, dont il était le titulaire du nom pour la sixième génération, dans les principes du Mingei, en cultivant ses relations avec Shoji Hamada et Bernard Leach. Et l’on achète une tasse qui est la version actuelle de celle du musée de la ville.
Choisir (La vie des objets. Ch. 184)
Persévérer (La vie des objets. Ch. 182)

Jeudi 13 février 2025, 15h30, Université d’art et design de Nagoya. On constate que l’ancienne table scolaire est ici aussi « à la retraite », mais encore présente et active pour la collectivité. Elle est de la marque Kokuyo, notre préférée pour les cahiers. C’est elle, en plusieurs exemplaires, qui était dans notre exposition « L’Exercice du moment » au Kyoto art center en 2000.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/03/08/actualite-du-kac/
Achat d’un vase Oribe à Tajimi
Renoncule du Japon
Pour le jour et la nuit


Lundi 3 février 2025, 11h, rue Mitsuzukacho, Ogaki. Sur le chemin vers les bureaux de IAMAS, des signaux qui s’accompagnent et se font peut-être concurrence : une touffe au feuillage découpé et aux fleurs jaunes, sans doute une variété d’aster, et un signal lumineux qui marque le bord du jardin. On apprend qu’il s’agit d’un dispositif de sécurité, alimenté par un petit panneau solaire, les LED clignotantes s’allumant automatiquement lorsqu’il fait sombre.
Suivre (La vie des objets. Ch. 179)


Mercredi 29 janvier 2025, midi, Takashima, côte ouest du lac Biwa.Il s’agit de faire le tour du lac Biwa. En train et aussi par la marche. Dont cinq kilomètres de la plage de Omi-Imatsu à la gare Shin-Asahi de Takashima. La route très droite est strictement soulignée de lignes blanches est vue dans l’axe du côté ouest puis dans son axe médian. Une façon de prendre conscience de cet objet particulier qu’est une route à suivre.





