Jeudi 6 février, 20h15, passage Senba Shinsaibashi, Osaka. On cherche à manger, ce soir, dans ce fameux très long passage commerçant. On ose entrer dans le Wagyu Beef Yakiniku, petit restaurant intensif de viande grillée. De petites assiettes de porcelaine se présentent, attractives par l’évidence de leurs motifs, de style cursif mais de design plus que de dessin, imprimé industriellement. On pense en voler une, mais surtout pas.
Catégorie : Collection
Teletubies de perfection

Jeudi 6 février 2025, 18h, Parco, Shinsaibashi-Suji Shopping Street, Osaka. Au rayon PopMart, la collection, nouvellement sortie, des Teletubies, six duos avec leurs accessoires. À se régaler les yeux et les doigts tant ces figurines sont parfaites dans leur fabrication. Mais la série anglaise est étrangère au Japon et doit jouer ici sur un exotisme et sur l’idée de reprise, puisque la série télévisée britannique de 365 épisodes est des années 90. À placer sur le marché de l’engouement qui n’atteint certainement pas que les enfants et pas que le Japon.
Vase à fleurs en grès
Un feu en forme de puits

Mercredi 29 janvier 2025, 16h, Yamashina, Kyoto. Il nous vient à l’idée, dans notre tour du lac Biwa, de voir un sanctuaire shinto que notre collègue Hiroshi Yoshioka a mentionné pour le jour de l’an. Le Moroha-jinja se trouve tout près de chez lui et près du canal de Biwa, qui, à Kyoto, est suivi par le Chemin de la philosophie. Après avoir remarqué des bûches empilées en carré, nous lui avons demandé de nous en donner la signification. « Ils font un feu de joie avec de vieux talismans et d’autres choses. Pour cette raison, le bois est disposé en forme de puits. » Ce puits se trouve donc dans la raison de notre promenade, complexifiant encore la figure placée en tête de l’inventaire des motifs du soba choko : # (croisillon, hashtag).
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/03/04/figure-du-puits/
ET : https://jlggb.net/blog9/2025/02/10/table-ronde/
Le jardin botanique de Tokyo


Samedi 18 janvier 2025, 11h — 14h30, Jardin botanique Jindai, Chofu, ouest de Tokyo. Très grand, 42 hectares. Des plantes jamais vues, ou différentes. Exemples : Lagerstroemia subcostata (Okinawa et Taïwan) au tronc extrêmement lisse, Monstera deliciosa (Mexique et Guatemala) aux feuilles grandes et très découpées.
Personnage type

Dimanche 20 octobre 2024, 22h. Une série de dix photos a été préparée pour accompagner les dix chapitres d’un texte à paraître : « La collection à l’œuvre. Le cas Soba Choko ». Les tasses, ou gobelets, objets singuliers du Japon nommés soba choko, ont semble-t-il une figure qui les fait apparaître comme des personnages avec des rôles. Soba Choko est devenu un nom propre qui se moque du soba, le sarrasin et même du choko, le gobelet pour la bouche. Celui-ci est nommé ichimatsu. Il prend le nom d’un brillant acteur de Kabuki, Sanogawa Ichimatsu (1722~1762), identifié au damier de son costume. Mais encore, cet ichimatsu est l’œuvre du maître céramiste de Kyoto, Kasho Morioka (1937-2009), et a été produit en Chine, à Jingdezhen — capitale mondiale de la porcelaine —, dans les années 1990. Voir 9 novembre 2023 : https://jlggb.net/blog8/2023/11/09/sometsuke-soba-choko/
Bien des duos
Attacher (La vie des objets. Ch. 174)

Jeudi 29 août 2024, 10h, station Angel, Islington, Londres. L’objet est le logo des transports publics londoniens, cercle rouge vif barré d’un nom en blanc sur fond bleu sombre, dans la célèbre typographie d’Edward Johnston, qui a lui-même défini ce logo, de 1913 à 1916. Le reproduire pour le documenter serait peu au regard de sa rencontre dans les profondeurs du Tube. Bien plus que le lire, et la collection de ses noms propres s’identifie résolument, le fréquenter, le voir vivre, le vivre, est la façon première de s’attacher à des lieux, à des trajectoires, aux mailles de la ville.
Une petite poupée du Japon

Samedi 24 août 2024, 16h15, musée d’Ennery, avenue Foch, Paris, 16e. Elle n’était pas pour jouer mais pour célébrer la fête des enfants. L’étiquette surprend, surtout dans les circonstances françaises actuelles. On doit savoir que, dans la hiérarchie du gouvernement japonais, il y avait, avec l’empereur au centre, le ministre de gauche d’abord, puis le ministre de droite. Ce musée en est un parce que Madame d’Ennery, à la fin du 19e siècle, a voulu faire aboutir, sous ce nom, sa passion particulière des collections d’objets chinois et japonais. Ici, aujourd’hui, 7000 pièces, presque exclusivement des figures animales et humaines, achetées, sans jamais voyager ni étudier, souvent par lots, chez des antiquaires, au Bon Marché. Ce musée unique parle avant tout de la façon dont de riches familles parisiennes, proches du pouvoir, firent la promotion des chinoiseries et des japonaiseries.



