
Samedi 16 mars 2024, 17h, Galerie Marian Goodman, Paris, 3e. Annette Messager, exposition « Laisser aller », Un coup de dé…, 2022, acrylique, tissu, fils.
Catégorie : Objet
Imiter (La vie des objets. Ch. 153)


Samedi 9 mars 2024, 12h, Aix-les-Bains. On l’appelle prunus pour ne pas se tromper car on l’a prise, façon Hanami, sur un arbre dépassant d’une propriété. Mais la question est ailleurs. La photo en gros plan a été prise dans le format 4/3 horizontal. Pour la rendre plus visible, on a décidé de la rendre carrée. C’est là que pour la première fois, dans La vie des objets, on a joué avec l’IA de Photoshop. Le haut et le bas du carré ont été générés par imitation de ce qui était déjà là. Alors la vue large a été quelque peu transformée aussi, pour la recadrer et la simplifier. On dira que les objets, cette fois, sont les photos elles-mêmes.
Cornavin (Atlas du gobelet)
Attendre (La vie des objets. Ch. 152)

Lundi 4 mars 2024, 12h30, Aix-les-Bains. Il est entendu que des êtres vivants peuvent être parmi les objets. Cependant, leur vie en tant qu’objet ne coïncide que pour une part avec leur vie naturelle. Le rendez-vous était à 12h45 à la piscine. Mais la batterie de l’auto était trop faible. Il a fallu un temps pour trouver le chargeur, pour dérouler le câble électrique depuis la cave, pour comprendre que le fusible du chargeur devait être remplacé. Puis il a fallu attendre que l’aiguille passe du rouge au milieu du jaune. Alors un tour dans la partie de la cour au soleil a produit une surprise : le long du muret, des violettes en nombre, fraîches, vives, à portée de main. Un petit bouquet dans la main gauche, le iPhone en position macro dans la main droite, la photo envoyée pour dire « J’arrive ».
Dénouer (La vie des objets. Ch. 151)

Vendredi 1er mars 2024, 21h45, TGV de Paris à Aix-les-Bains. Elle a été vue entre les mains d’une enfant qui jouait alors que ses parents s’apprêtaient à descendre à Mâcon. Ils se trouvaient dans ce train par erreur, l’ayant pris à la dernière minute pour celui qui partait vers Montbard. Il a fallu une heure pour désentrelacer les fines mailles métalliques, en gardant à l’esprit qu’elles n’ont pas de vrais nœuds. La découpe calligraphique tente d’être déchiffrée par l’analyse de son image sous Google. Dans une centaine de propositions d’images, une seule présente le motif. Mais il n’est pas directement traduisible. La photo est sur un compte Face Book. Elle provient de la bijouterie Le Rivage, à Ben Aknoun, à l’ouest d’Alger, et elle donne l’occasion d’un cœur à l’intention de صوفي, une Sofia reconnue. On est à Guelma, à l’Université francophone du 8 mai 1945. On sait quelque peu des manifestations d’indépendance cruellement réprimées dans le Constantinois, Sétif, Guelma et Kherrata, le 8 mai et après. On lit Wikipédia qui l’explique longuement. Une minuscule plaque de la chaine porte la mention : ITALY S925.
Suspendre (La vie des objets. Ch. 149)

Dimanche 25 février 2024, 12h30, Paris. Objet, au Japon, d’un goût avoué pour les câbles de cimaises réglables, pour les moyens de suspendre proprement, Power nano wire entre dans « La Vie des objets » au titre de la faculté qu’ont véritablement, et celui-ci, aristocratiquement plus que d’autres, à agir comme sujet.
Rue Chevreul (Atlas du gobelet)




Samedi 24 février 2024, 16h30, rue Chevreul, Paris, 11e. L’Atlas du gobelet vérifie un principe d’archivage qui semble prévaloir aujourd’hui. Lorsqu’un ensemble de documents parvient en un lieu d’archivage, il convient de préserver les indications de leurs provenances, les circonstances de leur production et de leur collecte, plutôt que de les distribuer dans les cases de ce qui apparait comme leur « contenu » spécifique.
xxx
Seconde (La vie des objets. Ch. 148)



Lundi 15 janvier, 13h, boulevard Voltaire, Paris, 11e et samedi 27 janvier, 17h, square Louvois, Paris, 2e. Il a été énoncé qu’un fruit, une plante, une branche, pouvaient être désignés comme objets. Mais il a été dit en même temps que c’était le plus souvent car il avaient été cueillis, coupés et donc globalement tués. En tant qu’entités ayant eu une vie biologique, ces choses sont à même de connaître une vie d’objet, comme notre collection la montre, pas seulement parce qu’elles contiennent, émettent et reçoivent une collectivité d’êtres vivants, mais pour leurs transformation et peut-être d’abord pour la vivacité des relations qu’elles exercent. La « seconde vie » que pointe l’affiche est la transformation biologique par compost, mais la première est-elle d’avoir poussé ou bien d’avoir été transportée et achetée pour faire « sapin de Noël » ?








