
Jeudi 26 juin 2025, 17h, Centre Pompidou. L’exposition Wolfgang Tillmans, « Rien ne nous y préparait − Tout nous y préparait », dans l’immense espace de la BPI, est d’une superbe complexité. Elle s’offre comme une évidence, à explorer avec les autres, à consulter. On la cherchait, elle est bien là, sur les tables tout au bout : notre étudiante ! deuxième photo du livre de Wolfgang Tillmans, Portraits, Walter König, Köln, 2001.
Auteur/autrice : jlggb
Pour la consultation
Jeudi 26 juin 2025, 16h, Centre Pompidou. L’exposition Wolfgang Tillmans, « Rien ne nous y préparait − Tout nous y préparait », se déploie dans tout un étage qui était occupé il y a peu de temps encore par la Bibliothèque publique d’information. Si nombre de photographies, parfois très grandes, sont accrochées aux murs, le fonctionnement de l’espace reste de l’ordre du déplacement et de la consultation, de la lecture, d’un relatif isolement assorti d’une coexistence vivifiante. Ainsi, l’« autoformation » est conservée pour des vidéos rassemblées par l’artiste, qui coexistent avec les vues étrangement parlantes des lecteurs, à l’endroit même où ils se sont trouvés. La moquette usée contribue à l’ambiance conservée, tandis que la moquette arrachée est encore plus lisible et annonce un avenir à ce jour hypothétique.
Des fleuristes et des touristes


Dimanche 22 juin 2025, 10h30. Eugène Atget, Marchandes de fleurs, place de la Bastille (à l’angle de la rue de la Roquette et de la rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris), 1898, photographie, tirage sur papier albuminé, réf. ph1224, musée Carnavalet, Paris. Un autre tirage est dans les collections de la Bibliothèque nationale. Cette photo peut être rattachée à la série « Les petits métiers de Paris », si ce n’est que les fleuristes ne sont pas vraiment ambulantes. On a connu cet endroit pour avoir logé non loin, il y a 50 ans. Un cadrage semblable, 127 années plus tard, souligne deux choses : la permanence de ce qui est bâti, le changement des personnes et des véhicules. Le café Rey — qui a récemment changé de nom, en s’ornant de fleurs artificielles Made in China, semblait éternel. Il a donc été précédé par un magasin de couleurs, de vernis et de colles, emblème à l’entrée du Faubourg Saint-Antoine, quartier de l’ébénisterie. Note : c’est en 1912 que Justin Rey, marchand de vins, achète le local des cousins Eugène et Armand Naveau qui, en 1894, avaient repris la Maison Pépin dont l’histoire était marquée par les soulèvements de 1830, 1848 et 1851.
Les bitumiers

Vendredi 20 juin 2025, 20h, Paris. La nouvelle, c’est l’accès en ligne à l’intégralité des photographies d’Eugène Atget conservées en France, sous forme numérique indexée. Les bitumiers (Les gars de la rue), 1899 : l’occasion de publier une photo prise le 25 novembre 2010, rue Roubo, Faubourg Saint-Antoine, Paris, pour les ressemblances qui disent une survivance.
La chambre d’Émile






Mercredi 18 mai 2025, 14h, Paris. On est fin 2011. Parce qu’il l’a connu à La Borde, Raymond conseille le docteur Jean-Claude Polack à Étienne, petit-fils d’Émile. Le rendez-vous a lieu au 125 boulevard Saint-Germain mais renvoie à un autre docteur, au 22 boulevard Saint-Michel. La consultation se révèle une impasse. Pourtant, l’adresse va apparaître sur la carte d’étudiant d’Émile, qui accompagne son dessin, envoyé en novembre 1948 à Emma, à Françoise et Jean-Louis : Ma « chambre de bonne ». Une observation photographique persévérante conduit à des preuves. La chambre sous les toits donne sur le boulevard Saint-Germain car l’immeuble fait l’angle. La forme de la fenêtre, ses volets intérieurs, la position de la cheminée sont identiques. La vue dans le dessin montre, au nord, la flèche de la Sainte-Chapelle, un groupe de jacobines superposées. Cette adresse a été aussi celle de Jean-Claude Polack, elle est dans tout un réseau de relations qu’on ne va pas décrire ici.
L’éphémère se répète
Le numéro 55 de La Couleur des jours
Ravin

Vendredi 6 juin 2025, 17h, Bibliothèque nationale de France, Paris. Dans l’exposition « Apocalypse », Philip Guston, Ravine, 1979, huile sur toile, 173 x 203 cm, collection Centre Pompidou.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/04/26/lampe/
Voir Vallotton : https://jlggb.net/blog9/2025/11/15/rochers-a-maree-basse/
Contre-enquêtes


Mercredi 4 juin 2025, 14h, Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris. Exposition « Mission Dakar-Djibouti [1931-1933] : Contre-enquêtes ». Cartels : 1. Acquise selon des modalités inconnues par André Kiener, directeur des pêcheries à Nouadhibou en Mauritanie, puis donnée à la mission le 29 mai 1931. Cette pointe de flèche en fer est offerte à la mission lors de l’escale du bateau à Nouadhibou avant leur destination finale, Dakar. Datation inconnue. 2. Donnés le 12 décembre 1931 par l’administrateur colonial français Christian Merlo à Porto-Novo au Bénin. 47 objets « saisi[s] fin décembre 1930 par M. Guinault, chef de la subd. de Bopa, au cours d’une affaire de vol » d’après leurs fiches, sont remis à l’administration coloniale française à Porto-Novo. Un an plus tard, l’administrateur Merlo les donne à la mission. Bois, os animal ou humain, métal, verre et divers matériaux organiques composent ces objets destinés à la protection et au succès de son propriétaire initial. Cet ensemble a fait l’objet d’une contre-enquête de 2022 à 2024.
Escale à Saint-Dizier

Samedi 31 mai 2025, 8h25, gare de Saint-Dizier, Haute-Marne. Hier soir, le train TER de Chaumont vers Paris est parti avec trois heures de retard, puis s’est arrêté à 70 km, à Saint-Dizier. Nuit d’hôtel obligée et lieux inattendus, intéressants. Le matin, dans la gare, deux personnes, l’une au guichet, l’autre dans son bureau de « chef d’escale ». Plus d’une heure d’attente, le temps de s’exercer à une photo objective.






