Mercredi 16 juillet 2025, 19h30, boulevard de Russie, Aix-les-Bains. Changement de programme. Une course à Intermarché pour un chargeur de batteries. Au dessus du boulevard, un vaste nuage se donne à interpréter. Il rappelle un autre « jamais vu », de Gifu, il y a six mois :
https://jlggb.net/blog9/2025/01/04/nuage-sans-pareil/
Catégorie : Lieu
Vue retrouvée
Lundi 14 juillet 2025, 17h, Aix-les-Bains. On y est retourné trois fois depuis le mois de mars. Plusieurs raisons se sont rassemblées. Le point de vue, on disait un peu plus au sud et un peu plus haut, est plus juste quand on est à Pugny, non loin au sud du centre du village. Pourquoi le peintre Carolus-Duran, célébré à l’époque pour ses portraits de bourgeois et de célébrités mondaines, a été amené à peindre cette vue. En 1900, la villégiature à Aix-les-Bains vient de s’étendre vers le mont Revard, par la construction du train à crémaillère. Ce train présente trois arrêts intermédiaires dont un à Pugny, qui a été déterminé par la présence, dans la campagne boisée, de l’hôtel climatérium des Corbières. Carolus-Duran fréquente le beau monde d’Aix-les-Bains, il a fait le portrait de celle qu’on nomme ici Marie de Solms, Marie-Lætitia Bonaparte-Wyse. Il a résidé au climatérium. En montant sur le trajet de la crémaillère, on voit plusieurs vergers. Les pommiers de la peinture pouvaient être là. La vue ne peut pas se confirmer car des chemins bordés d’arbre ont été creusés pour conduire à de nouvelles maisons. On en vient aussi à supposer que, en dépit ou à cause du naturalisme, le peintre a naturellement arrangé son paysage. On le fait aussi un peu avec la nouvelle photo.
Note : https://jlggb.net/blog9/2025/03/23/on-voit-le-lac/
Un premier article : http://jlggb.net/blog4/?p=2000
Les ramasseuses

Mercredi 9 juillet 2025, 17h, route de Vars, Chindrieux, Savoie. C’est l’été 1942. Son père, François Nantois, a pris une ferme à Vars. Son mari est prisonnier de guerre en Autriche. Claudine est venue participer aux foins avec sa fille Nicole. C’est sa sœur Joséphine qui prend la photo. Sur une précédente épreuve, les silhouettes du Mollard de Vions et du Grand Colombier n’étaient pas visibles. Ici elles ont été découvertes et légèrement renforcées. Aujourd’hui, un examen attentif de l’espace et des lignes d’horizon permet de prendre une vue au cadrage comparable.
La cour de la ferme

Mercredi 9 juillet 2025, 16h, hameau de Vars, Chindrieux, Savoie. Après avoir quitté la ferme du château de La Rupelle, à Saint-Innocent, les grands-parents sont passés par le hameau La Tour de Chindrieux, Drumettaz et Viviers-du-Lac. Puis le grand-père a pris cette ferme de Vars pendant la guerre. François Nantois est ici, en 1942, avec ses filles Claudine et Rose, son fils Jacques et ses petites filles Jacqueline, Claudie et Nicole. Le cheval et le char sont préparés pour les vendanges.
Des fleuristes et des touristes


Dimanche 22 juin 2025, 10h30. Eugène Atget, Marchandes de fleurs, place de la Bastille (à l’angle de la rue de la Roquette et de la rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris), 1898, photographie, tirage sur papier albuminé, réf. ph1224, musée Carnavalet, Paris. Un autre tirage est dans les collections de la Bibliothèque nationale. Cette photo peut être rattachée à la série « Les petits métiers de Paris », si ce n’est que les fleuristes ne sont pas vraiment ambulantes. On a connu cet endroit pour avoir logé non loin, il y a 50 ans. Un cadrage semblable, 127 années plus tard, souligne deux choses : la permanence de ce qui est bâti, le changement des personnes et des véhicules. Le café Rey — qui a récemment changé de nom, en s’ornant de fleurs artificielles Made in China, semblait éternel. Il a donc été précédé par un magasin de couleurs, de vernis et de colles, emblème à l’entrée du Faubourg Saint-Antoine, quartier de l’ébénisterie. Note : c’est en 1912 que Justin Rey, marchand de vins, achète le local des cousins Eugène et Armand Naveau qui, en 1894, avaient repris la Maison Pépin dont l’histoire était marquée par les soulèvements de 1830, 1848 et 1851.
La chambre d’Émile






Mercredi 18 mai 2025, 14h, Paris. On est fin 2011. Parce qu’il l’a connu à La Borde, Raymond conseille le docteur Jean-Claude Polack à Étienne, petit-fils d’Émile. Le rendez-vous a lieu au 125 boulevard Saint-Germain mais renvoie à un autre docteur, au 22 boulevard Saint-Michel. La consultation se révèle une impasse. Pourtant, l’adresse va apparaître sur la carte d’étudiant d’Émile, qui accompagne son dessin, envoyé en novembre 1948 à Emma, à Françoise et Jean-Louis : Ma « chambre de bonne ». Une observation photographique persévérante conduit à des preuves. La chambre sous les toits donne sur le boulevard Saint-Germain car l’immeuble fait l’angle. La forme de la fenêtre, ses volets intérieurs, la position de la cheminée sont identiques. La vue dans le dessin montre, au nord, la flèche de la Sainte-Chapelle, un groupe de jacobines superposées. Cette adresse a été aussi celle de Jean-Claude Polack, elle est dans tout un réseau de relations qu’on ne va pas décrire ici.
Échafaudage

Jeudi 29 mai 2025, 17h40, rue Saint-Benoît, Paris 6e. Pour trouver la raison de cet assemblage, on cherche sous Google : « Marguerite Duras échafaudage ». On va analyser une centaine de réponses. Une vraie citation de Duras au moins : « Elle rassemble un échafaudage qui lui est momentanément nécessaire », dans Le Ravissement de Lol V. Stein, roman de 1964. Il est donc question de construction, d’invention, de spéculation, d’hypothèse, de fantasme. Et donc plutôt d’échafauder, à commencer par « échafauder son œuvre ». Les noms de Proust, Perec, Resnais apparaissent. Pour s’en sortir, on échafaude la thèse que va avoir lieu une révision de la plaque : « L’écrivain Marguerite Duras a vécu dans cet immeuble de 1942 à 1996 ».
Ail des ours
On voit le lac


Dimanche 23 mars 2025, 14h, Pugny-Chetenod, Savoie. Une promenade au-dessus d’Aix-les-Bains nous fait apparaître une vue qui rappelle une peinture. Étant déjà publiée en 2014, Carolus-Duran (1837-1917), Les pommiers en Savoie, vue sur le lac du Bourget, huile sur toile, 1900, dépôt du musée d’Orsay, on peut chercher le point de vue du peintre. Difficile, mais le résultat est satisfaisant. Sans doute un peu plus au sud et peut-être un peu plus haut. La prochaine fois on trouvera le champ de pommiers.
Voir la suite, 14 juillet : https://jlggb.net/blog9/2025/07/14/vue-retrouvee/









