Persévérer (La vie des objets. Ch. 182)


Jeudi 13 février 2025, 15h30, Université d’art et design de Nagoya. On constate que l’ancienne table scolaire est ici aussi « à la retraite », mais encore présente et active pour la collectivité. Elle est de la marque Kokuyo, notre préférée pour les cahiers. C’est elle, en plusieurs exemplaires, qui était dans notre exposition « L’Exercice du moment » au Kyoto art center en 2000.
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/03/08/actualite-du-kac/

Teletubies de perfection


Jeudi 6 février 2025, 18h, Parco, Shinsaibashi-Suji Shopping Street, Osaka. Au rayon PopMart, la collection, nouvellement sortie, des Teletubies, six duos avec leurs accessoires. À se régaler les yeux et les doigts tant ces figurines sont parfaites dans leur fabrication. Mais la série anglaise est étrangère au Japon et doit jouer ici sur un exotisme et sur l’idée de reprise, puisque la série télévisée britannique de 365 épisodes est des années 90. À placer sur le marché de l’engouement qui n’atteint certainement pas que les enfants et pas que le Japon.

Bouteille et pot de la dynastie coréenne Joseon



Jeudi 6 février 2025, 17h, Musée des céramiques orientales, Osaka. La bouteille est de faïence à l’engobe blanc appliqué sur une pâte d’argile contenant du fer, son décor de vignes est peint en brun de fer sous glaçure, elle date de la seconde moitié du 15e siècle, elle mesure 29 cm. Le pot est de porcelaine, sa moitié inférieure a été recouverte de peinture au fer avant une glaçure transparente, il date du 16e siècle, il mesure 30 cm. Ces pièces ont en commun d’être considérées comme révélatrices d’un « sens artistique avant-gardiste ». L’usage du fer, qui donne une teinte brune proche du noir est caractéristique de la Corée.

Fermer et Ouvrir (Vie des objets. Ch. 180)



Dimanche 2 février et lundi 3 février 2025, IAMAS, Ogaki. Au rez-de-chaussée du bâtiment, une porte dispose d’un kanji dont une partie mobile, rouge ou verte, fait dire à la porte qu’elle se ferme ou qu’elle s’ouvre. Cet utilitaire qui emploie intelligemment l’assemblage variable qui fait les caractères n’a jamais été remarqué ailleurs et n’est pas trouvable sur Internet. On peut tenter d’en savoir plus.

Un immeuble remarqué


Mardi 28 janvier 225, 15h, non loin au nord de la gare d’Ogaki. Il est un repère, on l’a vu sous plusieurs angles et on l’a classé parmi les remarquables, les réussis. Des obliques énergiques au sommet, une robustesse proportionnée, une texture de couleur solide, et cette marque de l’architecture de logements au Japon, la colonne d’escaliers extérieurs.

Les couverts de Sori Yanagi


Mardi 21 janvier 2025, 17h45 magasin Matsuya, Ginza, Tokyo. Sori Yanagi, ensemble de couverts en acier inoxydable, 1974. Pour lui, si la main intervient beaucoup moins dans la fabrication, elle doit s’impliquer dans le processus de conception. On a noté, dans une exposition à la Japan House de Londres en août 2024, comment Yanagi « joue » à découper des formes dans du papier qui le conduisent précisément à ces couverts, découpés dans l’acier. Il est amusant de voir, ainsi mis en scène dans une vitrine luxueuse, des objets qui sont devenus pour nous ordinaires parce que quotidiens.

Mon bureau



Vendredi 27 décembre 2024, 10h45, résidence Iamas-Rist, Ogaki. Il me fallait un bureau, pour placer le MacBook. Tout près, il y a le centre commercial Aeon Town et le magasin Treasure Hunter. Une table et deux chaises minimales sont la réponse parfaite, pas chère (42 €), avec, sous le nom de Sandberg, l’ultime création chez Ikea, en 2015, du duo de designers — frère et sœur — Knut Hagberg et Marianne Hagberg. Il a fallu trouver une clé de 13 pour remonter la table. La lampe USB, made in China, a coûté 330 ¥ (2 €).
Voir : https://jlggb.net/blog9/2025/09/24/la-meme-la-vie-des-objets-ch-201/

Attacher (La vie des objets. Ch. 174)


Jeudi 29 août 2024, 10h, station Angel, Islington, Londres. L’objet est le logo des transports publics londoniens, cercle rouge vif barré d’un nom en blanc sur fond bleu sombre, dans la célèbre typographie d’Edward Johnston, qui a lui-même défini ce logo, de 1913 à 1916. Le reproduire pour le documenter serait peu au regard de sa rencontre dans les profondeurs du Tube. Bien plus que le lire, et la collection de ses noms propres s’identifie résolument, le fréquenter, le voir vivre, le vivre, est la façon première de s’attacher à des lieux, à des trajectoires, aux mailles de la ville.