Trois briques


Samedi 12 avril 2024, 16h, Bourse de commerce, Paris. Peter Fischli & David Weiss, « Trois briques », Plötzlich diese Übersicht, Soudain cette vue d’ensemble, 1981-2012, sculptures, argile non cuite. On avait vu à Venise, en 2013, l’intégralité des modelages qui venait de s’achever, avec la disparition de David Weiss : https://jlggb.net/blog3/?p=6031. Ici, on est désormais dans le passé. Sauf pour ces objets qui ne sont peut-être pas des représentations, qui, dans leur vitrine, existent dans le même temps que les passants. Ils pourraient servir.

Christopher Wool


Mercredi 12 avril 2024, 15h30, Bourse de commerce, Paris. Christopher Wool, Black Book Drawings, 1989, 104 x 69 cm, d’une série exposée de 22 dessins, Collection Pinault. Il est dit qu’il estde « la scène underground et punk new-yorkaise », en retrait du monde de l’art, qu’il « inscrit des mots témoignant de l’incompréhension qui peut s’installer entre l’artiste et le public. » On sait aussi qu’il vend très très cher.

Christine Sun-Kim


Samedi 16 mars 2024, 16h, Lafayette Anticipations, Paris, 4e. Dans l’exposition « Coming Soon. En attendant demain », Christine Sun Kim Futurist Future, 2023, peinture murale adaptée de dessins de 2016. Le tracé vient des gestes du langage des signes américain qui désignent le mot « futur ». Différentes manières d’envisager l’avenir peuvent venir des variantes du dessin et de son rapprochement d’autres dessins. Le travail de l’artiste porte paradoxalement sur sa façon de faire dire et prononcer par les spectateurs, à partir de tracés qui sont comme des partitions musicales.

Robert Malaval


Mardi 20 février 2024, 17h, MAC VAL, Vitry. Robert Malaval, Amalia Nuit, 1977, acrylique et paillettes sur toile. Souvenir du moment, fin des années soixante, où l’attitude et les interventions de Malaval me donnent le goût de l’art en train de se faire. Souvenir de son grand tableau dans le petit bureau de Marie-Odile Briot au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, dans la préparation d’« Electra », 1982 et 1983.

Le Retour de Mickey


Mardi 20 février 2024, 16h30, MAC VAL, Vitry. Bernard Rancillac, Le Retour de Mickey, huile sur toile, 1964, 300 x 250 cm, Collection Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Dans un premier temps, pour se situer dans l’« Avant-garde », Rancillac travaille une peinture abstraite. Mais, avec d’autres, dans les années soixante, il s’engage dans une figuration qui sera nommée « Mythologies quotidienne », puis « Figuration narrative ». Cette peinture monumentale, est une transition : les masses de couleur marquées par le pinceau, librement abstraites, sont qualifiées par le dessin de figures empruntées à la bande dessinée, à la publicité, aux images d’actualité. Et ce Mickey amaigri, portant le bol de riz à la chinoise, dans un chaos de choses indéfinies, apparaît comme une critique politique des États-Unis.