Vincennes

Vous consultez actuellement les articles indexés Vincennes.

frank-popper-1983

Le livre Vincennes. Une aventure de la pensée critique, sous la direction de Jean-Michel Djian, Flammarion, qui vient de paraître, publie, pour accompagner un texte de Pascal Bonafoux, cette photo de Frank Popper. Elle a été prise le 6 octobre 1983 (date inscrite sur la pellicule) dans le bureau de la directrice du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Bernadette Contensou, deux mois avant l’ouverture de l’exposition Electra dont Popper était le concepteur, pour figurer dans le catalogue de cette  exposition (voir le 05.03.2009). Le tirage, scanné et légèrement retouché, est d’époque, y compris le contour aux angles arrondis.

Frank Popper, né en 1918 à Prague, éduqué à Vienne, exilé en Angleterre en 1938, puis à Rome, devient à Paris l’historien et le théoricien de l’art cinétique dans les années 60 puis le directeur du département d’arts plastiques de l’Université Paris 8 – Vincennes en 1969, jusqu’en 1983.

popper_19022008_450
Frank Popper, le 19 février 2008, lors d’une conférence à l’Inha.

vincennes
Vincennes. Une aventure de la pensée critique
, sous la direction de Jean-Michel Djian, Flammarion, 2009


L’ouvrage autobiographique de Frank Popper (avec Aline Dallier) : Réflexions sur l’exil, l’art et l’Europe, Klincksieck, 1999.

 

Mots clés : , , ,

« Ce que je me rappelle bien distinctement dans cette occasion, c’est qu’arrivant à Vincennes, j’étais dans une agitation qui tenait du délire. Diderot l’aperçut ; je lui en dis la cause, et je lui lus la prosopopée de Fabricius, écrite en crayon sous un chêne. Il m’exhorta de donner l’essor à mes idées, et de concourir au prix. Je le fis, et dès cet instant je fus perdu. Tout le reste de ma vie et de mes malheurs fut l’effet inévitable de cet instant d’égarement. Mes sentiments se montèrent, avec la plus inconcevable rapidité, au ton de mes idées. Toutes mes petites passions furent étouffées par l’enthousiasme de la vérité, de la liberté, de la vertu ; et ce qu’il y a de plus étonnant est que cette effervescence se soutint dans mon coeur, durant plus de quatre ou cinq ans, à un aussi haut degré peut-être qu’elle ait jamais été dans le cœur d’aucun autre homme. » (Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, livre huitième)

En octobre 1749, Rousseau rend visite à Diderot enfermé au donjon de Vincennes. Selon la version de Rousseau, c’est Diderot qui l’incite à concourir au prix de morale de l’Académie de Dijon : « Si le progrès des sciences et des arts a contribué à corrompre ou à épurer les mœurs ». Après sa brouille avec Diderot, il sera dit que c’est Diderot qui lui aurait suggéré de prendre le contre-pied des idées reçues, fournissant ainsi le paradoxe sur lequel se fonderait la philosophie de Rousseau.

bois_27ans_1024.jpg
À l’emplacement approximatif de l’Université Paris 8, route de la Tourelle, bois de Vincennes, Paris 12e, lundi 28 janvier 2008, 13 h.
Lire la suite »

Mots clés : , , , , , , ,