Coïncidence

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coupe-hêtre
Dimanche 29 novembre 2009, 11h44, Aix-les-Bains, chemin de la Grimotière, au dessus de l’hôtel Le Manoir. Une photo « trop ». Il y en a déjà eu dans ce blog. Arbres sciés : un classique du pittoresque (de la photogénie) et du rébus. Voir  le billet : Blog d’avant le blog, « 21.04.2006 : Technique de sciage d’un tronc », Xi’an, vendredi 21 avril 2006.
Ce billet en forme de signature boucle un premier cycle de deux ans de jlggbblog (volume 1) — qui a été ouvert le 1er décembre 2007.

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stèle-brisée
dongyue-electro
webcams
Samedi 24 octobre 2009, 14h30, stèle brisée (par les gardes rouges ?) du temple taoiste Dongyue. Samedi 24 octobre 2009, 12h, un bâtiment à l’extérieur de l’enceinte actuelle du temple Dongyue, un bâtiment du marché de l’électronique. Vendredi 30 octobre 2009, 18h30, un stand du Bainaohui-Buy Now. On serait tenté de parler de télescopage entre deux mondes, mais ce n’est qu’une apparence. Le marché électronique de Bainaohui (Chaoyangmenwai Dajie) se trouve en bordure du grand temple taoiste Dongyue. Son nom peut se traduire littéralement : « 100-cerveau-santé », mais c’est d’abord, phonétiquement : « Buy Now ».

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yuans
everbright
vendredi 23 octobre 2009, 12h40, Agence de la rue de Chaoyangmen de la China Everbright Bank, Pékin. Innovation dans le dispositif « occupé » : l’appareil est posé sur la banque. Cours du yuan : 1 € = 9.890665 ¥. À l’époque, venir en Chine faisait oublier l’usage de l’argent. Aujourd’hui, tout commence par l’argent.

cyborgCyborg de la China Everbright Bank.

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En 1979, les Éditions du Seuil publiait l’ouvrage de François Cheng, Vide et plein – Le langage pictural chinois, qui faisait beaucoup progresser la compréhension de la peinture chinoise. En les publiant sous le titre Le vide et le plein, Hoëbeke en 2004 puis Folio aujourd’hui en 2009, semblent détourner de leur littéralité les Carnets du Japon, 1964-1970, de Nicolas Bouvier. On se demande aussi pourquoi la photo trop récente et trop mise en scène d’un image maker, Steeve McCury, a été préférée à une photo de Nicolas Bouvier (peut-être la couleur).

le vide et le pleinlunettes

fnac-forumPhoto faite au iPhone.

Mardi 29 septembre 2009 vers 13h. Le Maître qu’il ne faut pas photographier est croisé à la Fnac alors qu’il achète le « nouveau » livre de Nicolas Bouvier. C’est l’occasion de ce billet. On remarque qu’il porte des lunettes noires bizarres, avec écouteurs, peut-être avec caméra. Ce serait intéressant de l’avoir vérifié, pour connaître vers quoi tend le Preneur de vues.
Note du 5 octobre 2010 : la vérification a lieu, RER ligne B, voir http://jlggb.net/blog3/?p=3375

japon
Le tableau se boucle avec Japon, par Yéfime, 1959, collection « Petite Planète », créée par C.M. Ce fut une première rencontre avec le Japon. Question qualité de maquette, 50 ans après, « il n’y a pas photo ». [Archives jlggb].

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bienal
Vendredi 11 septembre 2009 vers 20h30, inauguration de la biennale d’Istanbul.

Extrait de 77 secondes du discours-performance des quatre commissaires
(Collectif What, How & for Whom/WHW de Zagreb : Ivet ?urlin, Ana Devi?, Nataša Ili?, Sabina Sabolovi?)
lors de l’inauguration de la biennale d’Istanbul le 11 septembre 2009 vers 20h30.

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Le collectif WHW devant plus de 2 000 personnes, dont, assis sur des chaises, les officiels, les sponsors, les invités de la presse et des musées etc.

On ne discute pas ici le bien fondé de la référence massive faite à Brecht par les commissaires de la XIe biennale d’Istanbul. On s’amuse à la rapprocher des archives de la mise en scène, fin 1968, par Gaston Jung au théâtre de recherche Les Drapiers de Strasbourg, de la « pièce didactique » de Brecht : L’Importance d’être d’accord (1929).

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Catalogue de la XIe biennale d’Istanbul, 2009.

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Samedi 12 septembre 2009, 14h, Tobacco Warehouse, Tophane, Istanbul. Le caractère employé est le Base Twelve dessiné par Zuzana Licko pour Emigre en 1995, utilisé dans Moments de Jean-Jacques Rousseau, 1996-2000.

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Bertolt Brecht, Théâtre complet, L’Arche, Paris, 1961, deuxième édition, 1964.
Archives jlggb.

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Six pages d’un livret de 12 pages (185 x 128 mm) : Recherches-Cahiers des Drapiers, Strasbourg, N°1, octobre 1968. Maquette : J.-L.B. + J.-L.B. Archives jlggb.
La composition (typographie authentique par l’IREG, Strasbourg) est en caractère Europe, comparable au Futura (Bauhaus, Paul Renner) vendue depuis 1930 par Deberny et Peignot.


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Bertolt Brecht : L’Importance d’être d’accord, mise en scène par Gaston Jung, avec René-Marie Féret, Eve de Cantellauve (photo) et d’autres, dont Robert Gironès, Gérard Chaillou, Jean Hutin, etc.
Scénographie : J.-L.B. assisté de J.-L.B. Photo jlggb.

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Dimanche 23 août 2009, 16h. Paris 15e. Sur une petite place proche du parc Citroën, à la rencontre de la rue Saint-Charles, de la rue Balard et de la rue Modigliani, une sculpture-fontaine presque sans eau (la sècheresse ?) et avec pas mal de canettes vides. On se souvient de son rôle dans le film d’Alain Resnais, On connaît la chanson (1997). La fontaine des Polypores, de Jean-Yves Lechevallier (1983) y est un lieu de rendez-vous et de coïncidences, une apparition obsessionnelle.

polypores-2La prise de vue se fait en tournant autour. Quand les jeunes gens qui restent sous les arbres sont dans le champ, deux d’entre-eux, dont un très jeune qui se tient en retrait, approchent. Le plus grand dit : « Les gens ne veulent pas de photos », « C’est à nous, on est chez nous, il ne faut pas photographier ».

polypores-3
Les polypores sont des champignons persistants qui se fixent sur les arbres.
[Photo club alpin français-Ile de France]

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Agnès Jaoui, Lambert Wilson, On connaît la chanson, film d’Alain Resnais, 1997.

BONUS
Bande annonce (une perle…) de On connaît la chanson.
[quicktime]http://jlggb.net/blog/wp-flv/oncolach-ba.mov[/quicktime]

Ce jeune homme qui fume, appuyé sur sa Kangoo flambant neuve marquée Ricoh*, demande : « Pourquoi vous la prenez ? ». Réponse : « Moi aussi je travaille pour Ricoh […] ».

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Vendredi 7 août 2009, vers 18h, faubourg Saint-Antoine.

* Compagnie japonaise du secteur de la photocopie, des imprimantes et, secondairement, de la photographie, créée en 1936, employant actuellement 83 000 personnes dans le monde, présente dans plus de 150 pays.

Voir le billet « Super normal » du 11 juillet 2008.

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Le problème ayant été posé et résolu sur le plan théorique, il pouvait trouver une issue pratique. Il suffisait d’attendre. Le moment clé avait été celui d’un mot : Haken (voir : http://jlggb.net/blog/?p=1233). Le vecteur Rhône-Rhin (voir : http://jlggb.net/blog/?p=4368) portait, dimanche 19 juillet, jusqu’à Ilanz, bifurcation dans la haute vallée du Rhin pour monter à Vals. Une matinée disponible permettait un tour sans but dans la petite ville. Eisenwaren a retenu l’attention. Visiblement la quincaillerie reste ici une institution centrale. Et c’est toujours intéressant : des tourne-vis, des verres, des arrosoirs. À la sortie, retour sur les pas :  « Hacken » a ici un sens, dans la « erste Stadt am Rhein » on  parle allemand plus que romanche. Ça marche : le modèle est là, simplement dans son casier, parmi d’autre crochets et porte-manteaux.

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Ilanz, Grisons, lundi 20 juillet 2009, vers 10h30, quincaillerie Zinsli.

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Le rayon des crochets et porte-manteaux.

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Huthaken d’aluminium (voir http://jlggb.net/blog/?p=1120 et la suite)

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Ilanz, lundi 20 juillet 2009, vers 11h10, la gare est un centre d’activité ouvert et vivant. Les trains de marchandises montrent deux commerces : l’eau de Vals, le bois (voir les billets suivants sur Vals). On remarque que la direction des rails est celle de l’axe souligné de rouge dans la carte ci-dessous.

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Pierre Bayard, Le Plagiat par anticipation, Minuit, 2009.

Dans les billets du 9 janvier 2009 : « Appel à reconnaissance de forme », puis du 1er février 2009 : « Le mot Haken », se formait l’histoire de la recherche d’identification d’un objet (un porte-manteau) qui allait de Nice à Berlin en passant par Paris. Or voilà qu’avec « Le blog d’avant le blog », petit coup de théâtre, ce même objet apparaît, photographié dans les toilettes du Kunstmuseum de Bâle, le 13 juillet 2005. On pourrait prendre cela pour une prémonition, pour un intérêt inabouti ou pour une interprétation rétrospective. Compte tenu du succès de l’enquête (le porte-manteau a été identifié comme produit de Lubeck Beschläge, Mommsenstraße 4, 42289 Wuppertal) il faut parler de « découverte par anticipation », à la manière de Pierre Bayard qui a démontré la nécessité de la notion de « plagiat par anticipation ». Certes, la première apparition du porte-manteau à Bâle, avant Nice, ne devait pas conduire à une investigation particulière, mais elle n’en constituait pas moins une élection qui ne devait prendre tout son sens que trois ans et demi après et mériter alors le qualificatif  d’anticipation. Le manque qui s’est exprimé en janvier ne disposait-il pas, sans éveiller le moins du monde la conscience, d’une satisfaction potentielle dans son lieu même, ce blog ?

Les trois photographies ci-dessous, qui attendaient, attestent incontestablement une destination, doublement méritée aujourd’hui, qui leur épargne le classement en « blog d’avant le blog ». Une question se pose alors : faut-il, dans un blog basé sur la chronologie et les liens rétrospectifs, placer des « liens par anticipation » ? Autrement dit, lier les billets « Appel à reconnaissance de forme » et « Le mot Haken » à celui-ci.

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Perfection de la laque grise. Toilettes du Kunstmuseum de Bâle, 13 juillet 2005 à 12h30.

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Pour mémoire, les exemplaires de Nice et de Berlin.
Les différences sont des variantes de tailles du même modèle.

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Métro ligne n°1, entre Palais Royal et Gare de Lyon, dimanche 24 mai 2009. Photos prises avec un téléphone. La personne photographiée regarde l’objectif.

Il arrive que parmi les personnes avec qui l’on partage le métro, on en reconnaisse une. Qui peut-être même est une « star », sans que personne ou presque ne puisse l’identifier. La distinguer peut-être. Car cet homme là, assis à côté, ligne n°1 dimanche 24 mai 2009, se distingue par sa barbe et ses cheveux longs. Sa tenue est plus discrète mais particulière : jean classique, veste de costume sombre finement rayée, chemise blanche avec poignets à deux boutons, bottes santiag noires et cirées, montre chronomètre, lunettes en écaille modernes. Il ne porte pas de sac mais il a une enveloppe blanche capitonnée à la main. Récemment, on l’a vu à Genève, rue Voltaire. Il y a très longtemps, on l’avait croisé, probablement du côté de la Bastille où il avait son atelier — et où l’on passe en ce moment même. Il avait peut-être déjà une Harley Davidson, mais il n’habitait pas encore à Tucson, États-Unis.

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Red Star, 1990, acrylic on canvas, 205 x 205, dans le catalogue O.M., Travaux/Works 1966-2003, Lausanne, St. Gallen, Santa Fe, 2003.

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C.P., O. M., Ides et Calendes, 2004.

om-mamco

O.M., Deux ou trois choses que je sais d’elle… Écrits et entretiens, 1966-2003,
Mamco, Genève, 2005.

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On peut écouter ici une conférence d’O.M.
à l’École nationale des beaux-arts de Lyon, le 12 décembre 2007
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