
Mardi 5 août 2014, 17h, Chevigneu, Chautagne, nord-ouest du département de la Savoie, en marge de la vallée du Rhône. Le mur de la maison assemble des blocs de calcaire blanc et de molasse gris-vert, qui proviennent de la région immédiate. On se souvient avoir lu, dans une ancienne carrière de Chautagne, que la molasse avait servi à l’édification de la cathédrale Notre-Dame de Lausanne. Voir : http://jlggb.net/blog4/?p=1662
Ailante en forêt
Béton armé translucide

Lundi 4 août 2014, 12h30, Aix-les-Bains. En compagnie d’Alain, architecte, s’engage une série de visites architecturales. L’établissement thermal d’Aix-les-Bains, dans sa version de 1933 dite Pétriaux, du nom de l’architecte, comporte une belle coupole en mosaïque de verre. On peut trouver qu’elle a été conçue et construite par la maison Pierre Dindeleux à Paris, inventrice d’un « béton armé translucide », qui a à son actif une coupole comparable mais semble-t-il plus grande encore à l’hôtel de ville de Vincennes (1935, voir : http://jlggb.net/blog4/?p=1720) et surtout la Maison de verre du docteur Jean Dalsace par Pierre Chareau, rue Saint Guillaume, Paris 7e (1931).

Publicité extraite de la revue Le Béton Armé, Paris, décembre 1929.
Ailante maison
Ailante vs Sophora




Jeudi 31 juillet 2014, 11h30, boulevard Voltaire, tout près de la place de la Nation. Parce que nous l’avons à l’esprit depuis Bâle au mois de juin, l’ailante nous saute aux yeux à deux pas de chez nous. Avec un doute : cette fin du boulevard Voltaire, comme le haut du faubourg Saint-Antoine, comme l’avenue Philippe Auguste, est plantée de sophoras. Des arbres qui se ressemblent, avec leurs feuilles composées pennées. Pourtant la différence s’impose : si les fleurs de l’ailante passent inaperçu, ses fruits en grappes de samares jaunes le « fleurissent » l’été. Les sophoras fleuriront bien plus tard, avec des pétales qui envahiront les trottoirs puis des fruits en gousses. La différence d’écorce est conforme à ce que disent les fiches botaniques : lisse et fissuré. On dit que le sophora, comme l’ailante, a été rapporté de Chine — bien que l’un et l’autre soient nommés « du Japon » — par le père Jésuite Pierre Nicolas Le Chéron d’Incarville en 1747 et 1751. Mais le premier est fidèle à sa mission d’alignement avec un exotisme convenu, quand l’autre se révèle débridé avec le panache de se poser en chef de file.
Enquête sur les modes d’existence

Mardi 29 juillet 2014, 12h — 17h, Sciences Po, 28 rue Bonaparte, Paris 6e. L’un des escaliers de l’Hôtel de Fleury, construit en 1772, transformé à partir de 1831 pour l’École nationale des ponts et chaussées, entré en 2009 dans la configuration de l’Institut d’études politiques de Paris. On peut s’interroger sur sa relation avec ce qui se passe, les 28 et 29 juillet 2014, dans l’amphithéâtre voisin, la Conférence d’évaluation finale du programme EME — Enquête sur les modes d’existence — inspiré par Bruno Latour : « L’enquête prétend modifier la présentation que les Modernes donnent d’eux-mêmes depuis que l’irruption des mutations écologiques ont transformé leur situation. Le projet d’une modernisation étendue à la planète entière s’est heurté depuis peu aux réactions imprévues de la planète. On peut se désespérer, nier le problème, serrer les dents en espérant un miracle. On peut aussi enquêter sur ce que le projet moderne a signifié pour trouver comment il pourrait être à nouveau repris et institué. » On y a entendu toute une série de personnalités scientifiques et philosophiques : Bruno Latour, Isabelle Stengers, Barbara Cassin, Peter Weibel, Simon Schaffer, Patrice Maniglier, etc. http://www.modesofexistence.org
Des arbres à maîtriser

Dimanche 27 juillet 2014, 12h30, passage Fernand Raynaud, Belleville, Paris 20e. Un espace vert historique, qui n’est encore ni officiel, ni public, avec de grands ailantes, et aussi des petits qui poussent de l’autre côté du mur, dans l’étroit passage en pente qui le borde, reliant la rue de l’Ermitage, en haut et la rue des Cascades, en bas. C’est la parcelle Kemmler, qui a été achetée par la Ville en 2013 (822 m², 2 641 000 €). Le site du Conseil de quartier de Belleville parle d’un « paysage de sous-bois très rare à Paris », d’un «espace où la nature a repris ses droits en pleine ville », avec « principalement des ailantes — espèce dite invasive que les jardiniers savent maîtriser — et des acacias. » On note la précaution.
http://belleville20.wordpress.com/2013/11/25/43-rue-de-lermitage/


