ailante

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ailante vaugelas aix
Vendredi 8 août 2014, 15h, rue Vaugelas, Aix-les-Bains. Manifestement, c’est désormais sa réputation, l’ailante, s’il fait de beaux arbres bien en place — ici, à l’arrière plan à gauche — fait aussi des apparitions « invasives ». Intéressant, comme un tag, par sa vigueur contestataire. Pourtant, dans le « guerrilla gardening », cet allié est encombrant.

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ailante bastions grille
Jeudi 7 août 2014, 14h30, Genève. Devant la grille sud du Parc des Bastions, non loin du mur des Réformateurs, des ailantes sont là pour garder la rue, dépassant les immeubles de cinq étages.

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ailantes serrieres
Mardi 5 août 2014, 15h, Serrières-en-Chautagne, Savoie. Dans la forêt traversée par la route de Chevignay, au dessus des carrières de tufs et du réseau de cascades et de torrents canalisés, tout un groupe d’ailantes qui se mêlent aux conifères et aux autres espèces d’arbres.

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ailante NS 2014
Dimanche 3 août 2014, 10h, Aix-les-Bains. Il a poussé très vite et maintenant on le découvre, on le reconnaît, sous nos yeux.

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ailante voltaire
tronc ailante voltaire
sophora voltaire
tronc sophora voltaire
Jeudi 31 juillet 2014, 11h30, boulevard Voltaire, tout près de la place de la Nation. Parce que nous l’avons à l’esprit depuis Bâle au mois de juin, l’ailante nous saute aux yeux à deux pas de chez nous. Avec un doute : cette fin du boulevard Voltaire, comme le haut du faubourg Saint-Antoine, comme l’avenue Philippe Auguste, est plantée de sophoras. Des arbres qui se ressemblent, avec leurs feuilles composées pennées. Pourtant la différence s’impose : si les fleurs de l’ailante passent inaperçu, ses fruits en grappes de samares jaunes le « fleurissent » l’été. Les sophoras fleuriront bien plus tard, avec des pétales qui envahiront les trottoirs puis des fruits en gousses. La différence d’écorce est conforme à ce que disent les fiches botaniques : lisse et fissuré. On dit que le sophora, comme l’ailante, a été rapporté de Chine — bien que l’un et l’autre soient nommés « du Japon » — par le père Jésuite Pierre Nicolas Le Chéron d’Incarville en 1747 et 1751. Mais le premier est fidèle à sa mission d’alignement avec un exotisme convenu, quand l’autre se révèle débridé avec le panache de se poser en chef de file.

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ailantes cascades 2014
Dimanche 27 juillet 2014, 12h30, passage Fernand Raynaud, Belleville, Paris 20e. Un espace vert historique, qui n’est encore ni officiel, ni public, avec de grands ailantes, et aussi des petits qui poussent de l’autre côté du mur, dans l’étroit passage en pente qui le borde, reliant la rue de l’Ermitage, en haut et la rue des Cascades, en bas. C’est la parcelle Kemmler, qui a été achetée par la Ville en 2013 (822 m², 2 641 000 €). Le site du Conseil de quartier de Belleville parle d’un « paysage de sous bois très rare à Paris », d’un «espace où la nature a repris ses droits en pleine ville », avec « principalement des ailantes — espèce dite invasive que les jardiniers savent maîtriser — et des acacias. » On note la précaution.
http://belleville20.wordpress.com/2013/11/25/43-rue-de-lermitage/

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ailante racine
Lundi 14 juillet 2014, 17h30, rue Racine, Paris 6e. Dans l’intervalle entre la vieille et belle façade marquée École Royale Spéciale de Dessin — l’ancêtre de notre École nationale supérieure des arts décoratifs, créée en 1765 —, et l’arrière de l’École de médecine — et du réfectoire des Cordeliers —, un arbre jaillit vers le ciel. C’est un « monte-aux-cieux », un ailante. La description courante de cet arbre, « espèce introduite au 18e siècle, naturalisée en France, envahissante », dit : « feuille pubescente et glanduleuse »; « odeur désagréable »; « xérophile à mésohygrophile (capables de survivre à une sécheresse) »; « profite des catastrophes naturelles en forêt (tempêtes, insectes défoliateurs, etc.) pour proliférer »; « capacité invasive dans des trouées ne bénéficiant que d’un faible éclairement »; « croissance exceptionnellement rapide »; « propriétés allélopathiques »; « la médecine chinoise utilise l’écorce, les fruits ou les racines pour le traitement de différentes affections (maladie nerveuses, dysenterie…) »; « les feuilles ont été utilisées pour la production de soie à partir des cocons d’une larve de papillon parasite, le bombyx de l’ailante samia cynthia »; « donne un miel au goût musqué »; « l’écorce et les feuilles pouvant provoquer des irritations allergiques, il est préférable que les manipulations de l’ailante glanduleux se fassent avec des gants »; « tous les débris végétaux d’ailante devront être brûlés et non compostés et encore moins laissés simplement en l’état, de façon à ne pas favoriser la dissémination des graines ou la reproduction végétative à partir de fragments de racines »; « l’ailante possède d’innombrables facultés biologiques lui permettant d’interférer sur la croissance et la survie d’autres espèces »; etc.
Exemple d’un document : http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/47/32/67/PDF/NO2009-PUB00028261.pdf
Voir : « Immigré », http://jlggb.net/blog4/?p=1403

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arbre-immeuble-bale
Dimanche 22 juin 2014, 14h, Bâle. En bordure de la partie nord des halls du Centre de foires et de congrès — où se tient Art Basel —, Isteinerstrasse, devant un immeuble de logements populaires — on y voit des drapeaux portugais et des paraboles, comme dans la rue du Contrat social, quartier Saint-Jean à Genève —, un arbre grand, beau et spectaculaire avec ses grappes de fruits jaunes. D’après ce qu’on peut trouver sur le site, très bien fait, Info Flora, Centre national de données et d’informations sur la flore de Suisse, http://www.infoflora.ch/fr/, c’est probablement un ailante, ailanthus altissima, ou « arbre du Paradis », ou « monte-aux-cieux », qu’on peut rapprocher des robiniers. Cet arbre rapporté de Pékin au XVIIIe siècle, eut beaucoup de succès et fut planté en Europe dans les parcs et les villes. On le considère aujourd’hui comme une plante invasive, avec une histoire qui le rapproche de la renouée du Japon *. On tend à le traiter comme un immigré gênant. Ici, il y a manifestement une grand attachement entre l’arbre et l’immeuble.
* Voir : Gilles Clément, Éloge des vagabondes, Robert Laffont, pp. 55-61.

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