La terre des sœurs T.


À Chindrieux, les sœurs T. possèdent une terre d’environ 2000 m2, chemin de Chantemerle. Elle est constituée de deux parcelles en terrasses qui furent plantées de vignes. La partie haute est un petit bois avec des frênes, des hêtres, des érables, des buis. La partie basse est envahie de ronces et d’arbustes mais elle a été défrichée il n’y a pas très longtemps. Il est donc facile de prélever un peu de terre pour les pots qui vont être installés dans les loggias de la rue Isaline. C’est ce qui est fait, pour le symbole autant que pour l’utilité, dimanche 1er mars 2009 vers 14h. Le ciel est gris, mais le printemps s’annonce. Le transplantoir est neuf, de la marque historique (années cinquante) Wolf.

« Outil léger et basique.
Angle d’attaque optimal. »

Un hiver mortel


Vendredi 19 décembre 2008 à 13h37, à l’angle de la rue Rennequin et du passage Roux, Paris 17e, prélèvement d’une bouture de crassula. Mardi 17 février 2009 à 16h15, passage au même endroit (un café) : la plante n’a pas été rentrée, l’hiver est très long et froid, elle est morte. Comparaison avec la bouture désormais pourvue de racines et mise en pot récemment.

Prélèvement de crassula (2. Londres, Brunswick Centre)

Nouveau prélèvement (voir Tokyo, décembre 2007) d’une bouture de crassula, vendredi 17 octobre 2008, vers 23h; à Londres, Bloomsbury, sur la fenêtre d’un appartement du Brunswick Centre, un ensemble d’habitations et de commerces, icône d’un brutalisme architectural revenu en grâce (et adouci par la peinture beige).

Voir : « Retour sur le lieu » du 27 juin 2009.

Conçu à partir de 1959, construit en 1966-1971, il a été rénové entre 2002 et 2006 par son architecte, Patrick Hodgkinson (avec deux de ses anciens assistants, devenus patrons de Levitt Bernstein).

Brochure sur la rénovation du Brunswick Centre (pdf)

Pour le retour en Eurostar, la bouture a été placée dans une chaussure neuve (modèle « Beverley », la paire dans leur boite Footprints, achetée 70 Neal Street).


Dopage de crassula

La Crassula « prélevée » à Tokyo le 14 décembre 2007 a d’abord été dans l’eau (15 janvier 2008), puis en terre à l’intérieur. Dans un nouveau pot à l’extérieur, elle a reçu début août 2008 une bonne dose d’engrais (comme ses voisines les autres crassulas, celle qui vient de Santa Barbara, celle qui vient de Xian, celles qui viennent du boulevard Voltaire…). Fin août, elle avait doublé de volume.


Paris 11e, 11 septembre 2008, 14h.

Noyés

Lundi 8 septembre, 11h40, route D 1532, venant de Pont en Royans, arrivant à Saint-Romans (Isère), cette noyeraie inondée. Le samedi précédant, allant vers le sud sur l’autoroute (sur l’autre rive de l’Isère), une pluie torrentielle, de la Savoie jusqu’à la Drôme.


Latitude : 45° 6’8.47″N, longitude : 5°18’40.75″E

Plante somnambule


De passage à Beauvallon, le samedi 6 septembre 2008 à 14h14, après une pluie diluvienne.

École de Beauvallon, ca. 1950. Coll. privée.

Fallopia aubertii est le nom de la plante que l’on appelle couramment polygonum. Cette plante grimpante est, dit-on, originaire de Chine. Sur la façade côté cour de l’école communale de Beauvallon, dans la Drôme, elle montait jusqu’au toit (photo ci-dessus). C’était en 1950. La fille ainée des voisins, instituteurs, les M., était somnambule. Un jour, elle apparut les pieds et les mains blessés. Dans son sommeil, elle était descendue de sa chambre au premier étage le long des fils et des barres de fer du polygonum. La vision du polygonum, plante grimpante à demi sauvage et à fleurs blanches, évoque immanquablement l’image d’une jeune fille en chemise de nuit, les pieds bandés, qui a réalisé un exploit insensé depuis son rêve.


Rue Saint Bernard, Paris 11e,  crêche voisine de l’église Sainte-Marguerite, mercredi 3 septembre 2008, 21h30.

Le pin tordu sous la pluie, retrouvé


Jeudi 24 avril 2008, 16h, Kanazawa. Si la pluie nous conduit à acheter un parapluie, elle apporte l’intense présence de ce très beau parc nommé Kenrokuen — 兼六園, ouvert en 1871. Son nom signifie « Jardin des Six Sublimités », référence chinoise pour espace, isolement, artificialité, antiquité, eau abondante, vues larges.
Suite le mercredi 25 décembre 2019, Paris. Cette photo a été ajoutée hier soir. Une longue recherche sur Google Maps et Street View a permis de retrouver le lieu — comme les positions relatives de l’hôtel Dormy Inn où nous avions passé la nuit et du Musée d’art contemporain — et surtout de découvrir que le Karasaki Pine Tree photographié est une « attraction touristique », du fait des mats qui le soutiennent et surtout du faisceau de cordes ajoutées l’hiver contre le poids de la neige.

Section de biologie végétale

ecolenormale.jpg
Cour intérieure du 31 rue d’Ulm, lundi 7 avril 2008, 16h30. Il était question d’une promenade publique traversante, l’ENS n’en a pas voulu, les grilles sont restées. Vu de l’Ensad, le jardin de l’ENS avoue difficilement qu’il fut celui de la Section de biologie végétale. Pascal Cribier, paysagiste, écrit dans le petit livre publié par l’Ensad au moment de la réouverture de bâtiment de la rue d’Ulm, après les travaux, en novembre 2004 : « Le jardin de l’ENS révèle la présence de végétaux inattendus en plein cœur de paris. Planté à l’origine par les chercheurs de la section de biologie végétale de l’ENS, il a été progressivement abandonné en raison de l’évolution de cette branche vers la biologie moléculaire. » Sont mentionnés, les plantes et arbres suivants : lamier blanc, chélidoine, mauve, herbe à taupe, fougère mâle, lune terrestre, pervenche à grosses et à petites feuilles, muguet des bois, géranium sanguin, armoise pontique, aster d’Amérique, polygonum de Chine, fraisier des montagnes, lierre panaché, colombine, bleuet des montagnes, faux fraisier, coucou, bouillon blanc, eupatoire, plante de teinturier, iris des marais, ellébore, marronnier, érable sycomore, catalpa commun, faux acacia, arbre de l’amour, chêne de Hongrie, orme d’Amérique, peuplier blanc, frêne commun, pommier, noyer, prunus rouge, if, cyprès d’Italie, pêcher, peuplier d’Italie, fusain du Japon, fusain de Corée, cotonéaster, mahonia à feuilles de houx, églantier, lilas.