
Samedi 26 septembre 2009, 17h, Parc de Bercy, Paris, 12e. Sur l’escalier vers la passerelle Simone de Beauvoir, le soleil « descend » vers le plan oblique des nez de marches.
Catégorie : Observation
Cosmopolitisme téléphonique
Deux immeubles côte à côte
Canal
L’Italie aime les camions rouges

Mardi 1er septembre 2009, 13h31, station Esso à Crocetta, autostrada Torino-Piacenza, entre Asti et Alessandria. La compagnie de transport est espagnole : panalon.com. Elle utilise 280 véhicules pour le transport de véhicules.
Rabbit Hole
Une maison modèle
Vendredi 14 août 2009, 16h30, impasse Jouty, Aix-les-Bains. Discrètement 1900, cette petite maison fraîchement et impeccablement repeinte (refaite) retient l’attention pour la qualité et l’adéquation aux formes de sa gamme de couleurs. Peut-être aussi parce qu’elle est fermée, sans rien qui dépasse. Il faut noter qu’elle se trouve immédiatement à côté de PPP, magasin de peintures fournissant les professionnels, la référence à Aix-les-Bains (et à Chambéry).
Pourquoi vous la prenez ?

Vendredi 7 août 2009, vers 18h, faubourg Saint-Antoine. Ce jeune homme qui fume, appuyé sur sa Kangoo flambant neuve marquée Ricoh*, demande : « Pourquoi vous la prenez ? ». Réponse : « Moi aussi je travaille pour Ricoh […] ».
* Compagnie japonaise du secteur de la photocopie, des imprimantes et, secondairement, de la photographie, créée en 1936, employant actuellement 83 000 personnes dans le monde, présente dans plus de 150 pays.
Voir le billet « Super normal » du 11 juillet 2008.
De quoi est fait le mur
Philosophie touristique

jeudi 23 juillet 2009, 20h40, Sils, Engadine. Pour éviter de parler sans savoir d’un « éternel retour », de l’endroit où Nietzsche dit que l’idée lui est venue ; pour sacrifier malgré tout à la philosophie touristique, renvoi à deux dates antérieures : 10 mai 2009 « Skyline et polaroïd » et 30 mai 2009 « La nouveauté (ou le billet facile) ». Permanence de la ligne d’horizon ET (non dialectique) variation permanente du nuage : la différence est dans l’échelle de temps, ce qui semble immuable se transforme irrémédiablement lentement, ce qui est toujours différent reste fondamentalement le même.
JUIN — JUILLET 1885
Je crois à l’espace absolu en tant que substrat de la force : celle-ci délimite et modèle. Le temps, éternel. Néanmoins, il n’existe ni espace, ni temps en soi : les « changements » ne sont que des apparences (ou, de notre point de vue, des actes de sensation) ; lorsque nous trouvons de la fixité dans ces répétitions, rien n’est prouvé par-là que cette vérité, qu’il en est toujours ainsi. […]
L’homme est une création qui invente des formes et des rythmes ; il n’est en rien plus adroit et semble n’avoir nul autre plaisir que celui d’inventer des formes. Que l’on examine seulement de quoi notre regard s’occupe dès qu’il n’a plus à voir : il se crée quelque chose à regarder. Dans le même cas de figure, sans doute, notre oreille ne procède pas de façon différente : elle s’exerce. Sans la transformation du monde en formes et en rythmes, il n’existerait pour nous aucun « Même », et par conséquent, rien qui se répète, aucune possibilité d’expérience ni d’assimilation, d’alimentation. […]
Friedrich Nietzsche. Fragments posthumes sur l’éternel retour, Allia, Paris, 2003. Édition établie et traduite par Lionel Duvoy. pp. 69-70.








