Inframince

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Dimanche 22 juin 2014, 11h50, Bâle, Art Basel. Bethan Huws (1961, Bangor, Pays de Galles, elle vit et travaille à Paris et à Berlin), Untitled, 2013, aluminium, verre, caoutchouc, lettres en matière plastique, galerie Tschudi, Zuoz, Engadine, Suisse. Comme pour être filmées — autrefois — des lettres qui font une phrase selon Duchamp.

Verre de couleur exposé

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Samedi 21 juin 2014, 18h30, Bâle, Art Basel, « Unlimited ». Tony Feher (1956, Albuquerque, Nouveau Mexique), Marvelous Man-made Minimal Mineral Medley, 2013-2014. L’artiste est réputé pour son emploi poétique et ironique d’objets du quotidien, gardés tel quel. Ici, c’est une série de coupes en verre de couleurs vives, attachées par un fil de fer sur des tasseaux appuyés tout autour du white cube.

Populations

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Samedi 21 juin 2014, 16h40, Bâle. À l’entrée de l’immense espace consacré par Art Basel aux grandes pièces constituant l’exposition « Unlimited », une grande peinture de Zhang Huan, Grand Canal, 2009, galerie White Cube, Londres. Zhang Huan, né en 1965 à Anyang, province de Henan, a d’abord été connu pour ses performances et le Body Art. Il a vécu aux États-Unis de 1998 à 2005. Il est aujourd’hui l’un des artistes chinois les plus cotés, avec un atelier dans la région de Shanghai qui emploie 200 personnes. La France l’a fait chevalier de la Légion d’honneur en 2014. S’affirmant bouddhiste, il emploie pour ses sculptures et peintures des cendres d’encens collectées dans des temples. Le tableau est donc très fragile et l’on doit rester à l’écart. Le Grand Canal qui relie Pékin à Hangzhou sur 1794 km, date, pour ses débuts, de 486 avant JC. Construit et reconstruit, y compris après 1949 — l’image date probablement de cette période —, il est le plus long du monde et vient d’être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Grand Canal a été vendu à Bâle pour 1,8 million de dollars.

Clairière

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Samedi 14 juin 2014, 18h, Ermenonville, Parc Rousseau. Lang & Baumann (Sabina Lang et Daniel Baumann, artistes de Burgdorf, Suisse, qui interviennent un peu partout dans le monde, là où on leur commande quelque chose : http://langbaumann.com) inaugurent, leur Beautiful Tube #2, construit au sommet d’un pin, un cadreur de paysage aussi bien qu’une petite chambre. Dans ce parc tout entier monument à Jean-Jacques Rousseau, on doit citer une fois encore — et je le leur dis — le « Véritable air de fête » qui, selon Rousseau, provient d’un piquet planté au milieu d’une place — ou d’une clairière.

Retour au parc Rousseau

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Samedi 14 juin 2014, 15h — 22h, parc Rousseau d’Ermenonville. Visité à plusieurs reprises depuis les années 80, mais pas depuis le 2 juillet 1999 — jour anniversaire de la mort, ici, de Jean-Jacques Rousseau — où l’Autel à la rêverie fut filmé pour notre CD-Rom Moments de Jean-Jacques Rousseau (Gallimard, 2000), on y revient à l’occasion du « Festival des fabriques ». Le Temple de la philosophie moderne, ouvert sur le ciel, que l’on peut voir comme inachevé, fut dessiné par Hubert Robert. Le Banc des mères — précédemment, c’était la Table des mères — a sa plaque, qui fut estampée par Liliane : « De la mère à l’enfant il rendit les tendresses / De l’enfant à la mère il rendit les caresses /De l’homme, à sa naissance, il fut le bienfaiteur / Et le rendit plus libre, afin qu’il fût meilleur ». L’arbre couché est la fabrique naturelle d’une tempête, il vit encore. Les paysages qui s’offrent dans le parc ressemblent certainement encore à ceux voulus par René-Louis de Girardin, inspirés par la Nouvelle Héloïse et les jardins anglais.

Redécouverte d’un cinéma à venir

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Vendredi 30 mai 2014, 20h30. Galerie Ygrec, Paris 13e. Le film en réalité virtuelle I need a haircut de Fleuryfontaine est pour moi le nouveau départ, avec un casque et un ordinateur grand public, d’un mode de cinéma observé de près en 1990, à Tourcoing et à Palo Alto, avec le VPL (visual programming language) de Jaron Lanier — qui depuis a été l’auteur du livre Le Maoïsme numérique —, mais qui se révélait inconfortable et médiocre. Ici, le duo de jeunes artistes de l’école d’art de Cergy — qui n’étaient pas nés — a l’intelligence de laisser libre la direction du regard mais de fixer le travelling et donc la durée de la projection, ce qui met à distance l’effet d’immersion. En tout cas, on se trouve vite ailleurs.