Graffiti palpable



Vendredi 19 décembre 2008, 14h, métro Bir Hakeim, Paris, 15e. Les adjectifs et substantifs formés avec le suffixe –able (capable, praticable, jouable, etc.) sont intéressants et utiles. D’ailleurs, le Grand Robert dit :

-able
Élément, du lat. -abilis, qui s’ajoute aux bases des verbes transitifs en –er (chanter, chantable) et en –ir (variante –issable : périr, périssable) pour former des adjectifs avec la valeur passive de «qui peut être…», ou à une base nominale avec la valeur active de «qui donne», «enclin à» (ex. : charitable, pitoyable). > -ible. La formation de tels adjectifs est libre, notamment en combinaison avec le préfixe négatif in- (in-, im-, ir-).

Dans sa matière colorée, son support à la texture ultra sensible, dans la trace manuelle et kinestésique de son geste, le graffiti (in)palpable est concrètement une démonstration du palpable (ou de l’impalpable), compris comme haptique.

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