

Mercredi 28 octobre 2009, 16h, Musée de l’Académie centrale des Beaux-Arts, Pékin (voir Arata Isozaki), exposition « Chinese Graphic Design in the 20th Century », détail d’une affiche : Révolution technologique et culturelle, 1958.
Jolie image, énigmatique (magrittienne) et amusante. Alors il faudrait la démonter — ce qui, aujourd’hui ne doit pas être trop difficile — pour comprendre le gap avec ce qui se passe en 1958, ou bien, si elle n’est pas elle-même une aporie, pour voir en quoi elle y participe.
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L’Institut Central des Beaux-Arts de Chine, devenu la CAFA (China Central Academy of Fine Arts) avec son déménagement du centre de Pékin vers le nord-ouest (finalement pas si loin que ça) est un ensemble immense de bâtiments trop austères et massifs, malgré leur qualité géométrique de brique grise. L’architecte japonais Arata Isozaki a été imposé par l’aile « progressiste » des administrateurs et enseignants pour le très récent musée (octobre 2008) : c’est un lieu très vaste (14 777 m2), ouvert et convivial, qui arrondit littéralement les angles.

Rendez-vous à la China Central Academy of Fine Arts (Pékin), Digital Media LAB, mercredi 28 octobre 2009, 14h. L’une des salles d’étude des étudiants-chercheurs.

Sur le fauteuil rouge, M.G., vice-recteur de la School of Design et directeur du Digital Media LAB, en conversation avec, sur la chaise bleue, Y.X., son condisciple (1979-1984) de la section Gravure de la même école, aujourd’hui professeur en arts à l’Université Paris 8.
À Pékin, le magasin de chaussures (longtemps l’usine a été derrière et c’était une marque de sérieux) Buyingzhai (???), au début de la rue Dazhalan à gauche, est l’un des lieux témoins d’une Chine ancienne (il a été fondé en 1858) modernisée au XXe siècle, un vestige de la manière RPC à peine marqué par l’énorme transformation économique et culturelle du début du XXIe siècle (on peut aussi commander sur Internet : http://www.buyingzhai.cn).
C’est là qu’il faut aller si l’on veut des chaussures-pantoufles noires, traditionnelles mais à semelles doublées de caoutchouc, c’est-à-dire plus authentiques que celles produites pour les touristes et les vieillards nostalgiques (dont la semelle est en tissu).

Mardi 27 octobre 2009, 16h. Survivance (de quelle époque ?) : les vendeuses sont derrière des comptoirs avec leur stock à portée de main, elles passent les chaussures aux clients et leur parlent à distance.

Le modèle auquel on est fidèle : 20 yuans (environ 2 euros) pour la plus grande pointure, 28,5 cm (très rare).





Lundi 26 octobre 2009, Apple Store Beijing, Sanlitun, une heure entière, de 20h à 21h.
Cet Apple Store, très semblable à ceux de Santa Monica, Londres, Genève ou Tokyo, donne le sentiment d’un lieu de liberté et de démocratie (un lieu, quand même pas un foyer). Il n’y a que des jeune gens bien habillés, détendus et appliqués, plaisantant entre eux et en harmonie avec les « experts » en t-shirt bleu. La plupart vont sur Internet. Il y a même, rarissimes à Pékin, des Blacks, mais c’est la proximité de la rue des bars et des boîtes : Sanlitun ? On est tenté de suivre l’opinion, souvent énoncée à propos de la Chine — et entendue en Chine même — que la croissance économique tire la démocratie. Ai Weiwei dit qu’Internet est une Révolution pour la Chine : « Les médias traditionnels n’ont pas changé ou peu, mais avec Internet il n’est plus possible de tout cacher. C’est un outil d’une incroyable puissance. » (Voir Libération). Il dit aussi : « Tous ces jeunes nés dans les années 80, ils peuvent avoir l’air innocents, naïfs, mais ils ne se laissent pas dicter leur jugement. C’est à eux que va appartenir le pays, et je crois que l’avenir est plein de nouvelles possibilités. »
Oops ! Le blog d’Ai Weiwei en censuré à l’Apple Store comme ailleurs en Chine :

Copie d’écran faite à Pékin le dimanche 25 octobre 2009.
On peut malgré tout (dans la circonstance, par l’intermédiaire du blog d’un Monde : http://chinedesblogs.blog.lemonde.fr/) trouver cette photo pour l’inclure incognito dans l’album iPhoto en démo. À propos de cette photo, voir Rue89 : http://www.rue89.com/chinatown/2009/06/03/oublions-quand-un-artiste-chinois-tente-de-ne-pas-oublier-tiananmen.









