Red Star

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Métro ligne n°1, entre Palais Royal et Gare de Lyon, dimanche 24 mai 2009. Photos prises avec un téléphone. La personne photographiée regarde l’objectif.

Il arrive que parmi les personnes avec qui l’on partage le métro, on en reconnaisse une. Qui peut-être même est une « star », sans que personne ou presque ne puisse l’identifier. La distinguer peut-être. Car cet homme là, assis à côté, ligne n°1 dimanche 24 mai 2009, se distingue par sa barbe et ses cheveux longs. Sa tenue est plus discrète mais particulière : jean classique, veste de costume sombre finement rayée, chemise blanche avec poignets à deux boutons, bottes santiag noires et cirées, montre chronomètre, lunettes en écaille modernes. Il ne porte pas de sac mais il a une enveloppe blanche capitonnée à la main. Récemment, on l’a vu à Genève, rue Voltaire. Il y a très longtemps, on l’avait croisé, probablement du côté de la Bastille où il avait son atelier — et où l’on passe en ce moment même. Il avait peut-être déjà une Harley Davidson, mais il n’habitait pas encore à Tucson, États-Unis.

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Red Star, 1990, acrylic on canvas, 205 x 205, dans le catalogue O.M., Travaux/Works 1966-2003, Lausanne, St. Gallen, Santa Fe, 2003.

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C.P., O. M., Ides et Calendes, 2004.

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O.M., Deux ou trois choses que je sais d’elle… Écrits et entretiens, 1966-2003,
Mamco, Genève, 2005.

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On peut écouter ici une conférence d’O.M.
à l’École nationale des beaux-arts de Lyon, le 12 décembre 2007
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Un mot peut en cacher un autre

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Aix-les-Bains, passage à niveau de l’avenue de Tresserve, mardi 14 avril 2009, 19h57. L’avenue de Tresserve possède plusieurs magasins d’alimentation cacher.

Aix-les-Bains, ville thermale, s’est développée autour de 1900 grâce aux liaisons ferroviaires. À Aix-les-Bains, on pouvait être cheminot et employé d’hôtel. Le chemin de fer garde une grande présence. Il y a plusieurs passages à niveau dans la ville même. À cause de l’école talmudique fondée après 1945, il y a à Aix-les-Bains une importante communauté juive orthodoxe, environ un millier de personnes. La Pâque juive est cette année du 9 au 16 avril.

La gare du téléphérique du Revard

La gare du téléphérique du Revard a été construite en 1935 pour la Société hôtelière et touristique du Réseau P.L.M. par la Société d’architecture de Paris, André Rebuffel, ingénieur civil de l’Ecole des Ponts et Chaussées, spécialisé dans la réalisation de téléphériques, Charles et Laurent Pierron, architectes. L’exploitation du téléphérique a cessé en 1969.

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Mentens, commune de Mouxy, Savoie, samedi 11 avril 2009.

mentens_cartepostaleCarte postale, années 30

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Lac du Bourget, Dent du Chat, Aix-les-Bains, téléphérique du Revard.
Carte postale, années 50

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Carte publicitaire, années 30
[Documents : dr]

Occupation (20. J’arrive enfin)

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Vendredi 10 avril 2009, 13h15, TGV.

À la fin du mois de septembre 1731, Jean-Jacques Rousseau revient de Lyon vers Chambéry en passant par Les Échelles et la cascade de Couz :
Plus près de Chamberi j’eus un spectacle semblable en sens contraire. Le chemin passe au pied de la plus belle cascade que je vis de mes jours. La montagne est tellement escarpée que l’eau se détache net et tombe en arcade assez loin pour qu’on puisse passer entre la cascade et la roche, quelquefois sans être mouillé. Mais si l’on ne prend bien ses mesures on y est aisément trompé, comme je le fus : car à cause de l’extréme hauteur l’eau se divise et tombe en poussiére, et lorsqu’on approche un peu trop de ce nuage, sans s’appercevoir d’abord qu’on se mouille, à l’instant on est tout trempé.
J’arrive enfin, je la revois. Elle n’étoit pas seule.
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Œuvres complètes La Pléiade, t.I, p. 173

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Moments de Jean-Jacques Rousseau, Gallimard, 2000.

Arrivant par le TGV à Chambéry, depuis Pont-de-Beauvoisin, il faut être attentif si l’on veut apercevoir la spectaculaire cascade de Couz. Elle surplombe la voie et apparaît dans une trouée des arbres. Filmée à plusieurs reprises et finalement le 12 juillet 1999 pour la séquence qui est dans le cd-rom Moments, elle est devenue un point de repère temporel. Cette fois, le filmage depuis le train a été lancé plus de dix minutes avant, avec un long passage dans un tunnel. Mais le train a ralenti et s’est arrêté exactement, pour la caméra, devant la cascade.

[flv width= »200″ height= »170″]http://jlggb.net/blog/wp-flv/couz.flv[/flv]

Une minute de la vidéo prise depuis le train. 10.04.2009, 12h15.

Coïncidence supplémentaire, dans les Confessions, la phrase qui suit la cascade est celle qui inspire le sous-titre de ce blog : « J’arrive enfin, je la revois. Elle n’étoit pas seule. » Elle avait aussi était mise en exergue du texte d’introduction à L’Image n’est pas seule (exposition inaugurale de la bibliothèque universitaire de Paris 8 en 1998).

Désir de googler ce que l’on voit

Habitués à googler les mots, on est porté à croire qu’on peut le faire pour les images. Cet air de famille conduit à une personne, une actrice, mais, sur le moment, son nom ne vient pas.


Tgv vers Poitiers, jeudi 20 novembre 2008 (photo à l’iPhone).

Finalement, on fait ça à vue. Résultat : Virginie Ledoyen (Virginie Fernandez) [dr]

Occupation (17. À contresens)

Toujours le même dispositif : sortir l’appareil et le poser sur la table pour déclencher. Remarque : le train roule vers la gauche; quand on est assis à contresens il faut trouver une position conforme aux forces de traction et d’inertie en présence.


Tgv d’Annecy vers Paris, lundi 25 août 2008, 19h12 (le long du lac du Bourget).