Désir de googler ce que l’on voit

Habitués à googler les mots, on est porté à croire qu’on peut le faire pour les images. Cet air de famille conduit à une personne, une actrice, mais, sur le moment, son nom ne vient pas.


Tgv vers Poitiers, jeudi 20 novembre 2008 (photo à l’iPhone).

Finalement, on fait ça à vue. Résultat : Virginie Ledoyen (Virginie Fernandez) [dr]

Interférence audible-visible

Carsten Nicolai (aka Alva Noto), rencontré une première fois à Tokyo en 2000 à Canon ArtLab, pour l’installation immersive et sonore Polar, conçue avec Marco Peljhan, puis de nouveau à Tokyo, ICC, en avril 2008 pour le vernissage de Open Space où il expose Invertone, est au centre de cette photo prise à Beaubourg mercredi 19 septembre 2008.

Polar, 2000

Le groupe Signal — Carsten Nicolai (1965), Frank Bretschneider (1956) aka Komet, Olaf Bender (1968) aka Byetone, tous les trois orinaires de Karl-Marx Stadt (aujourd’hui Chemnitz) — donnait Robotron, 45 minutes en deux parties. La vidéo, prise avec l’appareil photo habituel, malgré l’interdiction d’enregistrer, en restitue la transition. Les sons s’originent dans des enregistrements de bruits. Le flux graphique dans sa contrainte à n’être qu’horizontal et vertical, garde quelque chose de cet ancrage dans des bruits « naturels ». Il se confond à la présence corporelle des 3 musiciens-performers et leur restitue la gestuelle dont prive ordinairement le laptop. L’expérience audible et visible s’étend par nappes et trames, pulsations et chocs, jusqu’à inclure tout l’auditoire.

[flv width= »200″ height= »170″]http://jlggb.net/blog/wp-flv/CN_3mn.flv[/flv]

Extrait (3 mn) de Robotron, 19 septembre 2008, [DR].

Vue en 2003, dans l’exposition Nano à la galerie Fraîch’Attitude à Paris, Wellenwanne, une installation de Carsten Nicolai : quatre grandes plaques d’aluminium supportant une pellicule d’eau, posées sur quatre haut-parleurs. Trames mouvantes en interférences.

Wellenwanne, 2000

Plante somnambule


De passage à Beauvallon, le samedi 6 septembre 2008 à 14h14, après une pluie diluvienne.

École de Beauvallon, ca. 1950. Coll. privée.

Fallopia aubertii est le nom de la plante que l’on appelle couramment polygonum. Cette plante grimpante est, dit-on, originaire de Chine. Sur la façade côté cour de l’école communale de Beauvallon, dans la Drôme, elle montait jusqu’au toit (photo ci-dessus). C’était en 1950. La fille ainée des voisins, instituteurs, les M., était somnambule. Un jour, elle apparut les pieds et les mains blessés. Dans son sommeil, elle était descendue de sa chambre au premier étage le long des fils et des barres de fer du polygonum. La vision du polygonum, plante grimpante à demi sauvage et à fleurs blanches, évoque immanquablement l’image d’une jeune fille en chemise de nuit, les pieds bandés, qui a réalisé un exploit insensé depuis son rêve.


Rue Saint Bernard, Paris 11e,  crêche voisine de l’église Sainte-Marguerite, mercredi 3 septembre 2008, 21h30.

Occupation (17. À contresens)

Toujours le même dispositif : sortir l’appareil et le poser sur la table pour déclencher. Remarque : le train roule vers la gauche; quand on est assis à contresens il faut trouver une position conforme aux forces de traction et d’inertie en présence.


Tgv d’Annecy vers Paris, lundi 25 août 2008, 19h12 (le long du lac du Bourget).