Grenoble

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« Ma collection parle de ce que certaines personnes ont fait à un certain moment à un certain endroit ».
O.M., entretien.

ya-cm
Samedi 28 novembre 2009, 15h30, centre d’art Le Magasin, Grenoble. Vidéo : Olivier M. en conversation avec Yves A. à propos de la collection d’O.M. (Il n’est pas possible de photographier les œuvres, mais on peut photographier le bâtiment.) Voir aussi l’article « Red Star » du 24 mai 2009.

nivuniconnu
Samedi 28 novembre 2009, 16h40. Ni vu ni connu, peinture murale de Christian Robert-Tissot, 2009.

magasin-soir
Samedi 28 novembre 2009, 19h30. La halle industrielle du Magasin, récemment réparée, au soleil couchant.

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Mardi 8 juillet 2008, 13h28. Au magasin Ikea de Grenoble (St-Martin-d’Hères), on mange ses boulettes de renne devant Belledonne.

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grenoble_mai-1968
Non signé (J.-L.B. + B.D.), papier affiche blanc, 65 x 100, sérigraphie en 3 couleurs, Grenoble, Maison de la culture en grève et occupée par son personnel, fin mai 1968.

À la fin du mois de mai 1968, la position de graphiste-imprimeur à la Maison de la culture de Grenoble et la complicité d’un ami (Bernard D., aujourd’hui psychiatre militant) permettent de mettre en action le matériel de sérigraphie dont l’établissement vient de s’équiper sur la proposition de Jean-Louis B., scénographe et graphiste (la Maison de la culture de Grenoble a été inaugurée en janvier 1968 par André Malraux). Sont achetées, de la « soie » (taffetas de Tergal), des encres et de la gélatine photosensible. Deux maquettes sont conçues en utilisant le report photographique (technique rare à ce moment là, parce que réservée aux imprimeries professionnelles très spécialisées, dont par exemple l’Imprimerie Noblet à Grenoble, réputée précisément pour ses affiches en sérigraphie).

L’hebdomadaire L’Express vient de publier la photo remarquée — parce que comique et caricaturale — d’un cordon de CRS. On voit dans la ville, sur les panneaux d’affichage 320 x 240, l’affiche du parti gaulliste en forme de drapeau tricolore avec, en son centre et donc sur fond blanc, la photographie en noir et blanc d’une foule. L’affiche reproduite ici est destinée à venir en surcharge de cette très grande affiche : les bandes du drapeau sont horizontales, les policiers occupent le blanc, le bleu est exagérément bleu roi, le rouge très vif. L’affiche est tirée à deux en quelques dizaines d’exemplaires (par la même occasion, la technique de la sérigraphie est apprise, elle sera utilisée les années suivantes pour des cours à Vincennes) et quelques exemplaires seulement sont collés. Plus tard, en juillet, des Parisiens venus en « université d’été » d’un groupuscule sur le Campus de Saint-Martin d’Hères, vont reprendre la maquette mais en la dénaturant par des inscriptions ayant trait au 14 juillet (c’est cette affiche qui a été reproduite dans un l’ouvrage de Vasco Gasquet sur les affiches de 68, dans l’édition de 1978 comme dans celle de 2008).

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Grenoble, le 9 mai 1968 (Photo trouvée sur Internet).

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21_03_1968_affiche_langlois_grenoble
« L’Affaire Langlois, Grenoble, 21 mars 1968 », affiche, 36×54 cm, impression offset, bichromie.

Le 21 mars 1968, se tient à Grenoble, au cinéma Le Rex, une « Réunion d’information sur l’affaire Langlois ». De nombreux cinéastes et acteurs viennent à la tribune (François Truffaut, Claude Chabrol, Claude Lelouch, Marie Dubois, Michel Simon, etc.). Cette manifestation est organisée notamment par les Amis de la Cinémathèque de Grenoble (une antenne de la Cinémathèque française qui organise, depuis plusieurs années, plusieurs projections par semaine), le Ciné-club universitaire de Grenoble (avec notamment Johnny Epstein, Alain Bouverot, Michel Warren). L’affiche est signée Boissier + Boucher. Elle est imprimée à l’Association générale des étudiants de Grenoble.

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Pierre Moinot (1920-2007)

Note pour la dialectique de l’histoire : l’affaire est menée au ministère de la culture par Pierre Moinot (directeur des arts et des lettres), lui même acteur central de la création des maisons de la culture. Le poste de graphiste-imprimeur-photographe à la Maison de la culture de Grenoble, occupé à ce moment là et jusqu’en juillet 1968, lui est donc indirectement dû. Quinze années plus tard commencera une collaboration avec Martine Moinot au Centre Pompidou (Les Immatériaux, « Les Chemins du virtuel », La Revue virtuelle) et l’on rencontrera ce fils d’instituteurs, résistant, haut fonctionnaire, militant de la culture et des droits de l’homme, écrivain, académicien.

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