Vendredi 28 août 2009, 15h30. Akiko. à la cafétéria du centre Pompidou. Elle termine un mémoire sur la culture japonaise telle qu’elle est perçue en Occident. Elle regrette l’assimilation de la culture japonaise aux mangas, animations et cosplays (voir le billet « Bastille manga »). Stagiaire dans une galerie-atelier de la rue du Montparnasse, elle dit aimer beaucoup l’artiste Lee U-fan.
Venise, 9 septembre 2007 : installation de Lee U-fan dans la cour du Palazzo Palumbo Fossati (détail).
Catégorie : Personne
Bastille manga

Mercredi 26 août 2009, vers 14h. Passant rue Keller, où se trouvent plusieurs magasins de mangas — et figurines, costumes, etc. — on remarque dans l’un d’eux un couple de jeunes gens très « mangas », en rollers. Remontant la rue de la Roquette, on croise plusieurs duos tout aussi mangas et cosplay, mais plus punks ou plus gothiques. Plus tard, on revoit les premiers, qui cherchent leur chemin à la Bastille.
Max Bill à Zürich
Samedi 25 juillet 2009, 11h – 13h, Bahnhofstrasse, Zürich, Max Bill, Pavillon Sculpture, granit poli, 1983. Librairie Orell Füssli, Marktgasse 12, Zürich. Max Bill: Maler, Bildhauer, Architekt, Designer, Hatje Cantz, 296 pages, 232 illustrations, 2005. 71 CHF. Kunsthaus Zürich, Variation, date ?, détail.
Un film de Erich Schmid : Max Bill un regard absolu, DVD, 2008.
Un site officiel : http://www.maxbill.ch/
Maison à Sils Baselgia le matin


Vendredi 24 juillet 2009, 7h30. Sur cette maison de Sils Baselgia, on voit la plaque « In memoriam Annemarie Schwarzenbach, 23 mai 1908-15 nov. 1942 ».
Annemarie Schwarzenbach, dans la Jägerhaus, Sils, 1942,
Fonds Marie-Louise Bodmer-Preiswerk © 2008 by Esther Gambaro
Photographie extraite du dossier de presse de l’exposition Annemarie Schwarzenbach de la Bibliothèque Cantonale et Universitaire, Lausanne, 2008.
TER pour Lyon
Hypothèse de l’hypoténuse

Londres, Denman Street (Piccadilly), vendredi 26 juin 2009, 19h.

Londres, Duke of York Street (entre Piccadilly et Pall Mall), samedi 27 juin 2009, 14h20.
L’hypothèse de l’hypoténuse consiste à généraliser le constat que, dans l’activité de prise de vue, on commence par saisir le sol qui est devant soi, comme pour vérifier que ce que l’on photographie appartient au même monde que ce qui nous porte.
Cousable

Workshop à la galerie Ars Longa, Paris, vendredi 5 juin 2009, 18h15.

Lalya G., Paris, samedi 6 juin 2009, 15h.
Lalya G. est artiste et ingénieur, chercheuse et enseignante, malienne et suédoise (elle travaille à Göteborg). Elle parle le français comme à Genève où elle est née. Le 5 juin 2009, elle propose à la galerie Ars Longa, Paris, un workshop sur la captation sonore obtenue par des techno wear, des vêtements contenant de l’électronique et de l’informatique. Les micro-contrôleurs que l’on peut coudre (cousables) se nomment Arduino Lilypad.
Micro-contrôleur Lilypad.
Actualité d’Alain Resnais
Dimanche 24 mai 2009, 19h59, Alain Resnais reçoit, au Festival de Cannes,
le Prix exceptionnel du jury pour Les Herbes folles et pour tous ses films.
Retransmission par Canal Plus.

Alain Resnais (87 ans) sur la scène, demande que tous celles et ceux avec qui il a travaillé et qui sont dans la salle, se lèvent. Photo d’un écran de télévision.
Ce sont les 50 ans de Hiroshima mon amour (présenté hors sélection officielle à Cannes en 1959 pour ne pas froisser les Américains) et c’est le moment de la sortie de Tu n’as rien vu à Hiroshima, un beau livre centré sur les photos qu’Emmanuelle Riva a faites dans ses jours quelques jours de liberté qui ont précédé le tournage à Hiroshima en août 1958. On y voit des enfants, la vie qui a repris, la reconstruction, et une qualité relationnelle admirable de la photographe et actrice (qui, comme par hasard, utilisait un Ricohflex=Rolleiflex). Mais l’album est impressionnant aussi par les fac-similés de lettres, de coupures de journaux, de journaux et carnets de tournages (Sylvette Baudrot, scripte). Les textes, passionnants, de Dominique de Nogez, de Marie-Christine de Navacelle et de Chihiro Minato, sont des éléments qui offrent beaucoup de recoupements et permettent d’approcher un film dont Jean-Luc Godard dit, en juillet 1959, qu’il est « un film qu’on était dans l’impossibilité de prévoir par rapport à ce que l’on savait déjà du cinéma » (rapporté par Dominique Noguez, p.38).
Le 28 juillet 1958, le cinéaste Alain Resnais partait au Japon tourner l’essentiel de ce qui allait devenir un film mythique de l’histoire du cinéma : Hiroshima mon amour.
C’est son premier long-métrage et le premier scénario de l’écrivain Marguerite Duras.
Le cinquantième anniversaire de ce tournage historique est l’occasion de proposer un regard nouveau sur ce film à travers des textes de Chihiro Minato, Marie-Christine de Navacelle, Dominique Noguez, et aussi d’un entretien avec Emmanuelle Riva. Un remarquable ensemble de photographies, qu’elle a prises avant le tournage, de la ville d’Hiroshima, de ses habitants et surtout de ses enfants, est présenté pour le première fois. Ces images exceptionnelles éclairent le film comme elles éclairent la résurrection, treize ans après le drame du 6 août 1945, de la première ville frappée par la bombe atomique.
À ces documents s’en ajoutent d’autres, tout aussi rares, des lettres d’Alain Resnais à Marguerite Duras, des photos du tournage, des pages du journal et des carnets de la scripte, Sylvette Baudrot.
(Texte de l’éditeur)
Photo par Sylvette Baudrot, conservée dans son journal : Emmanuelle Riva à Tokyo, jeudi 27 août 1958. © Fonds Sylvette Baudrot, Cinémathèque française.
> À lire et à écouter, publié sur le site de la Bibliothèque du Film (BIFI), 51, rue de Bercy – 75012 Paris : un entretien avec Emmanuelle Riva et Sylvette Baudrot, 2009.
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Emmanuelle Riva et Sylvette Baudrot racontent la genèse du film et le choix des acteurs : |
Emmanuelle Riva, Alain Resnais, Reiko (Leiko*) Toioda, Sylvette Baudrot, tournage de Hiroshima mon amour, 1958. © Fonds Sylvette Baudrot, Cinémathèque française. DR
* Les Français prononcent ainsi le prénom de la maquilleuse.
> À voir et écouter, un entretien avec Alain Resnais à propos du choix de Sylvette Baudrot comme scripte pour Hiroshima mon amour. Exposition virtuelle de la Bibliothèque du film : « Le métier de scripte, Paroles d’Alain Resnais, Hiroshima la rencontre ».
Coïncidences (ou plutôt intuitions du hasard, dirait Chris marker) et relations intéressantes :
Pour mémoire, mais cela est bien connu : Chris Marker cosigne avec Alain Resnais le film Les Statues meurent aussi, 1953. Il contribue aussi à Nuit et brouillard, 1955.

Alain Resnais et Chris Marker en 1954. DR
Le graphiste du livre est Néjib Belhadj Kacem, qu’on a eu comme étudiant en design graphique et multimédia à l’Ensad.
L’un des auteurs du livre, Chihiro Minato, qui est à l’origine de l’exposition, fin 2008 à Hiroshima et à Tokyo, des photographies d’Emmanuelle Riva et qui en a fait un commentaire à partir de son enquête sur place, est une relation de longue date, professeur à la Tama Art University de Tokyo (Tamabi). Il vient de publier, pour les 10 ans de l’Information Design Department, un joli livre intitulé Universe of Interaction (en japonais, Tokyo, 2008), avec une traduction de « La perspective interactive » de J.-L.B.
Red Star

Métro ligne n°1, entre Palais Royal et Gare de Lyon, dimanche 24 mai 2009. Photos prises avec un téléphone. La personne photographiée regarde l’objectif.
Il arrive que parmi les personnes avec qui l’on partage le métro, on en reconnaisse une. Qui peut-être même est une « star », sans que personne ou presque ne puisse l’identifier. La distinguer peut-être. Car cet homme là, assis à côté, ligne n°1 dimanche 24 mai 2009, se distingue par sa barbe et ses cheveux longs. Sa tenue est plus discrète mais particulière : jean classique, veste de costume sombre finement rayée, chemise blanche avec poignets à deux boutons, bottes santiag noires et cirées, montre chronomètre, lunettes en écaille modernes. Il ne porte pas de sac mais il a une enveloppe blanche capitonnée à la main. Récemment, on l’a vu à Genève, rue Voltaire. Il y a très longtemps, on l’avait croisé, probablement du côté de la Bastille où il avait son atelier — et où l’on passe en ce moment même. Il avait peut-être déjà une Harley Davidson, mais il n’habitait pas encore à Tucson, États-Unis.

Red Star, 1990, acrylic on canvas, 205 x 205, dans le catalogue O.M., Travaux/Works 1966-2003, Lausanne, St. Gallen, Santa Fe, 2003.
C.P., O. M., Ides et Calendes, 2004.
O.M., Deux ou trois choses que je sais d’elle… Écrits et entretiens, 1966-2003,
Mamco, Genève, 2005.
On peut écouter ici une conférence d’O.M.
à l’École nationale des beaux-arts de Lyon, le 12 décembre 2007.
Occupation (21. Étude)

Mardi 19 mai 2009, 17h, salle A1-172. Journée d’étude « Déplacement et mémoire ». Cinq doctorant(e)s : Jullien L. ; Sophie D. ; Yi-Hua W. ; Anne Z. ; Florent dB.
Rappel : les photographies de la série « Occupé » sont faites en posant l’appareil sur une table ou sur un autre support « naturel », sans visée. Voir ci-contre la catégorie « Occupation ».

















