Adrian Frutiger

Vous consultez actuellement les articles indexés Adrian Frutiger.

juste-scan-texte-2000
Jeudi 2 avril 2015, 23h15. Sortie des essais de la presse typographique Tiflex et des caractères en matière plastique mêlée de métal eux aussi d’époque — il y a 40 ans —, une épreuve qui met en évidence la qualité de l’Univers 75. Qualité qui n’est pas dans une approche bien ajustée mais au contraire dans la façon qu’a cette typographie rustique, obsolète, d’assumer ses « défauts », de bien montrer sa fabrication. Ne voit-on pas les lettres danser ? Il faut encore savoir que cette typographie n’était déjà plus celle des imprimeurs mais celle d’une machine à fabriquer soi-même des pancartes, pour afficher des prix, pour une signalétique. Une épreuve à l’imprimante laser du même texte, dans la même police, a démontré en comparaison sa stupéfiante facilité et rapidité, mais aussi la froideur banale de son résultat. 1. Ceci est un couplet de la tendance actuelle à une rematérialisation couplée au DIY. 2. C’est au moment de sa radicalisation sous la bannière Groupe Dziga Vertov que Godard énonça — dans un carton de Vent d’est, en 1970 — cet aphorisme : « Ce n’est pas une image juste, c’est juste une image ». 3. Coïncidence marquante pour moi, c’est en 1967-1968 que j’eu l’occasion de croiser Adrian Frutiger, alors qu’il nous donnait son choix pour la typographie attachée à la Maison de la culture de Grenoble : Univers 67 (romain) et Univers 68 (italique). Voir : http://jlggb.net/blog/?p=2701

Mots clés : , , ,