juillet 2014

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imprimerie-geneve
Mercredi 9 juillet 2014, 15h30, Genève, rue des Sources. Même au pays de l’Helvetica, pas d’autre caractère possible pour écrire « imprimerie » : Antique Olive gras, Roger Excoffon, 1962. Je l’ai fréquenté en plomb.

antique olive bold

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grues bernascon
Mardi 8 juillet 2014, 16h, Aix-les-bains. Une grue est en train d’être assemblée avec un camion à grue télescopique. Tout ce travail vertical vise à distribuer la construction de plans horizontaux étagés. Il faut voir ainsi, sur ses terrasses, le vaste hôtel Bernascon, construit de 1897 à 1900.

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vagabond-paysage
Dimanche 6 juillet, 10h45, Aix-les-Bains. Au bord du lac, au-delà du Grand Port, le Jardin vagabond, sur l’idée du Jardin en Mouvement de Gilles Clément : « Le Jardin en Mouvement préconise de conserver les espèces ayant décidé du choix de leur emplacement. » Sous la surveillance de la Dent du chat, des orties s’alignent. On attend la visite du maître.

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iphone-tgv-rails
Samedi 5 juillet 2014, 13h35, TGV Paris — Aix-les-Bains, Chambéry. La perle bleue indique où se trouvent le smartphone et celui qui l’a sur lui. C’est le paysage qui lit ma carte. Maintenant que les GPS — et les autres facteurs de géolocalisation — sont dans des appareils branchés sur les réseaux, la « carte », c’est-à-dire l’immense base de données qui est comme le mille feuilles virtuel de la planète, accumule les informations qui lui proviennent de partout. Par exemple, qui je suis, qu’est-ce que je lis et envoie, où je suis passé et quand depuis des années, combien j’ai fait de pas dans la journée, quel est mon rythme cardiaque, etc. Là, sur des rails, la carte n’a pas grand-chose à apprendre de la géométrie du terrain. Mais si je pars dans la campagne, dans la forêt, mon trajet va s’ajouter à tous les autres pour fabriquer le « moulage » du paysage.

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illy-tgv
Samedi 5 juillet 2014, 11h34, TGV Paris — Aix. Dans son gobelet de carton — tronc de cône comparable à la tasse-modèle japonaise soba choko — le café vibre un peu. Il pourrait éclabousser si je retournais à ma place, d’où le couvercle. Mais ici dans le wagon-bar, le café est né gentiment de la machine Illy et refroidit calmement avant de s’écouler dans ma bouche, mon oesophage, mon estomac. Il n’aura même pas su que tout s’est passé à près de 300 km/h, malgré le paysage qui file à la fenêtre. Ou encore à 29 km/s, par rapport au soleil, mais ça, nous ne le voyons pas.

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