Technique

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Vendredi 30 mai 2014, 20h30. Galerie Ygrec, Paris 13e. Le film en réalité virtuelle I need a haircut de Fleuryfontaine est pour moi le nouveau départ, avec un casque et un ordinateur grand public, d’un mode de cinéma observé de près en 1990, à Tourcoing et à Palo Alto, avec le VPL (visual programming language) de Jaron Lanier — qui depuis a été l’auteur du livre Le Maoïsme numérique —, mais qui se révélait inconfortable et médiocre. Ici, le duo de jeunes artistes de l’école d’art de Cergy — qui n’étaient pas nés — a l’intelligence de laisser libre la direction du regard mais de fixer le travelling et donc la durée de la projection, ce qui met à distance l’effet d’immersion. En tout cas, on se trouve vite ailleurs.

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Jeudi 27 mars 2014, 18h. Au séminaire « Capteurs, design et pratiques du futur » du Centre de recherches interdisciplinaires conduit par Sophie Pène (rue Charles V, tous les 15 jours), Sylvie Tissot est aujourd’hui invitée à montrer et à expliquer ses interventions comme informaticienne concernée par l’art dans une série de projets d’artistes et de designers. Une « carte d’identité », petite plaque fabriquée avec une imprimante 3D, révèle la durée de la présence d’une personne dans l’espace parisien, détectée à partir de l’activité de son téléphone.

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auto-regulateur
Mardi 18 février 2014, 15h, Musée des arts et métiers, Paris 3e. Une figure qui se répète de nombreuses fois dans ce musée, en grande partie centré sur les machines du XIXe siècle : un régulateur à boules (ici, machine à vapeur de Meyer, vers 1840). Il faut mesurer l’importance de l’invention « révolutionnaire », par James Watt (1736 — 1819) en 1788, de ce système d’auto-régulation, de rétroaction dont on retrouve aujourd’hui le principe au cœur de nos technologies et de nos comportements.

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Mardi 14 janvier 2014, 23h59, Aix-les-Bains. Acheté à Valence en juillet 1959, cet appareil photographique 6×6 reflex à deux objectifs Semflex Standard objectif Som Berthiot 4,5/75 type 4 avait été fabriqué par la Société des établissements modernes de mécaniques à Aurec, Haute Loire, créée en 1948. Son numéro est 413345. Utilisé entre 1959 et 1964, il est resté inactif depuis. Aujourd’hui, l’obturateur fonctionne encore, peut-être un peu lentement : une certaine oxydation, un peu de grippage mécanique. Les lentilles sont voilées mais pourraient être nettoyées. Pour fonctionner et enregistrer des clichés, il lui faudrait un film format 120. Mais il s’est passé tout autre chose que ce qu’on imaginait quant à son vieillissement : cette pellicule est presque introuvable. Voir « Fragment autobiographique n°1 » : http://jlggb.net/blog4/?p=455.

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parreno piano neige clavier
parreno robot
Samedi 28 décembre 2013, 18h — 19h, Palais de Tokyo, Paris 16e. Philippe Parreno occupe le Palais de Tokyo jusque dans ses profondeurs : une jolie petite salle de cinéma Arts déco laissée tel quel par l’exposition internationale de 1937, où se projette un film avec le personnage de manga Ann Lee — acquis en 1999 avec Pierre Huyghe et employé par une vingtaine d’artistes —, et où se produit parfois une petite fille dans ce rôle (une performance signée Tino Sehgal). Le titre du show, Anywhere, Anywhere Out of the World, est a priori prétentieux. Mais on se prend au jeu d’une ambiance faite de lumières palpitantes et de musiques — émises par des pianos électriques — la version pour piano de Petrouchka (une marionnette) de Stravinsky par Mikhaïl Rudy. L’espace est gigantesque et difficile. Il est résolu par un effet d’archéologie monumentale et par une programmation cybernétique attractive : une trame de diodes, à voir à 30 mètres de distance, alors que de près c’est une machine techno-cinétique inédite; une grande étagère de livres (Dominique Gonzalez Foester) qui s’entrouvre comme une porte secrète; une cimaise en arc de cercle qui circule lentement autour d’une scène ronde, blanche et vide; des portes de verre automatiques qui appellent, en s’ouvrant, les bruits de la rue; le film Zidane, 2005 (avec Douglas Gordon), déployé sur 17 écrans pour les prises de vues de 17 caméras.
Factories in the Snow, 2007 (empruntée à Liam Gillick) est une « neige » de paillettes noires qui tombe épisodiquement sur un piano à queue : elle révèle comment le puissant programme cybernétique qui gouverne toute l’exposition se laisse déborder par l’aléatoire.
Le robot qui écrit, fabriqué pour le film Marilyn, 2012 (qu’on avait vu cet été à Venise), fait écho à l’automate filmé par Parreno, The Writer, 2007. À la fin des années 80, nous étions allé spécialement au Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel pour voir les trois célèbres automates : Le Dessinateur, la Musicienne et l’Écrivain, construits par les horlogers Jacquet-Droz entre 1768 et 1774. Il s’agissait de constater comment ils usaient véritablement de leurs instruments et d’étudier en quoi ils préfiguraient les systèmes de simulation numérique qui apparaissaient alors. Voir : http://www.mahn.ch/collections-arts-appliques-automates. Dans le courant actuel des fab labs, mon projet éventuel de soba choko à « décor assisté » (voir : http://jlggb.net/blog3/?p=6978) confirme son intérêt (et sa faisabilité).

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