
Samedi 21 juin 2014, 18h30, Bâle, Art Basel, « Unlimited ». Tony Feher (1956, Albuquerque, Nouveau Mexique), Marvelous Man-made Minimal Mineral Medley, 2013-2014. L’artiste est réputé pour son emploi poétique et ironique d’objets du quotidien, gardés tel quel. Ici, c’est une série de coupes en verre de couleurs vives, attachées par un fil de fer sur des tasseaux appuyés tout autour du white cube.
Catégorie : Exposition
Écrans incrustés
Demain s’invente ici

Vendredi 13 juin 2014, 13h, rue Saint-Martin, Paris, 3e. Nicolas-Jacques Conté (1755 — 1805), qui inventera le crayon, est appelé en 1794 par la Convention à participer à la création du Conservatoire des arts et métiers, destiné à développer et à faire connaître l’ensemble des machines et des outils nouvellement inventés dans tous les domaines. C’est toujours un beau musée. Avec le slogan « Demain s’invente ici », la manifestation Futur en Seine s’y tient — comme à la Gaîté lyrique voisine. On se demande pourquoi la foule des inventions numériques, des sociétés et associations qui s’occupent de les diffuser et de les enseigner, n’ont droit aujourd’hui qu’à des tentes blanches et surchauffées.
Sofa de Dieter Rams

Mardi 20 mai, 15h45, Hambourg. Au Museum für Kunst und Gewerbe, hommage au designer Dieter Rams (Voir : http://jlggb.net/blog2/?p=1204) avec la reconstitution de son bureau (1962 ?).
Figurine du bonheur

Mardi 20 mai 2014, 15h20, Hambourg. Le Museum für Kunst und Gewerbe expose une grande collection de figurines de porcelaine du XVIIIe siècle, qui ne viennent pas seulement de Meissen. Dans l’esprit des Lumières, elles montrent la sensibilité, le bonheur individuel, l’amour, le mariage, la famille, l’amitié, comme Das Glück in der Ehe, de l’atelier Frankenthal, 1766.
Vanderer über dem Nebelmeer


Mardi 20 mai 2014, 13h. Hambourg, Kunsthalle. Caspar David Friedrich, 1774-1840, Vanderer über dem Nebelmeer, vers 1817. Une manière de le lire est le désir de photographie qui émerge dans la période préromantique (Roland Recht, La lettre de Humboldt : du jardin paysager au daguerréotype, Paris, Christian Bourgois, 1989). Il y a aussi le third person shooter des jeux vidéo.
Manifestation culturelle



Vendredi 25 avril 2014, 18h — 19h, Palais de Tokyo. Thomas Hirschhorn habite « Flamme éternelle », un atelier provisoire, une exposition, un espace d’accueil pour celles et ceux qui veulent y intervenir librement ou simplement être présents. C’est une manière de ville en pleine manifestation, surchargée de meubles — certains collés au sol ou tapissés du scotch marron qui est la signature de Hirschorn —, de pancartes avec des annonces (Ici on peut entretenir la flamme : venez et parlez. On vous répondra), avec des amorces de slogans (L’esprit de la liberté réclame la…). Tous les jours de midi à minuit, devant des micros, des jeunes gens (Noura Benêt Hariz, Sekou Ndiaye, Hawa Niakatè, Melodie So, des employés ?) lisent des livres (Lecture convaincante).
Site : http://www.flamme-eternelle.com
Le sol comme écran

Dimanche 6 avril 2014, 16h, Palais de Tokyo. Deuxième visite. Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger, Nouvelles histoires de fantômes, en référence à l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg, une installation faite de citations de 23 films au sol, de photographies des versions précédentes de l’exposition au mur. On sait que le cinéma met désormais le spectateur en position de lecteur, de visiteur, ou de somnambule. Dans les pays germaniques, dans l’entre-deux-guerres, l’art s’était politisé, l’art devait s’associer au didactique. La question doit être posée de nouveau.
Films cadrés : Jean Rouch, Cimetières dans les falaises, 1951; Alexandre Dovjenko, Arsenal, 1929, La Terre, 1930; Jean-Luc Godard, Vivre sa vie, 1962 (avec un extrait de Dreyer, La Passion de Jeanne d’Arc, 1927); Glauber Rocha, Terra em transe, 1967; Harun Farocki, Übertragung, 2007.
Voir l’entretien : http://www.palaisdetokyo.com/fr/exposition/nouvelles-histoires-de-fantomes
