

Samedi 26 septembre 2009, 19h, galerie Kreo, rue Dauphine, Paris, 6e. Jasper Morrison et Naoto Fukasawa, alliés de l’opération « Super Normal », voir le billet du 11 juillet 2008, quand ils produisent des pièces limitées pour les galeries, conservent leur minimalisme et leur néo-modernisme raffinés mais le dépassent par un radicalisme qui a des accents post-modernes : effet de citation du « Cabinet de curiosités » ou du Musée pour Morrison (ses formes proviennent d’objets photographiés dans des musées archéologiques partout dans le monde puis reconstituées en 3D et réalisées en résine à la prototypeuse) ; référence vernaculaire du granito de la table de Fukasawa*. Cette table « Drilling » (parce que les pieds sont obtenus par carottage d’un béton de fragments et de graviers) se réfère en outre à la tradition japonaise qui veut que les objets soient des mémoires : ici, pour le 10e anniversaire de Kreo, on dit que des débris des travaux de la galerie ont été inclus dans le béton.
*Un semblable radicalisme du pauvre devenu luxe avait été noté, le 20 septembre 2008, avec le porte-manteaux « Hange » (voir le billet « Design remarqué : clous »)
Catégorie : Exposition et musée
Une montagne
Inventaire
L’autre Brecht


Dimanche 20 septembre 2009, vers 17h, La Sucrière, Lyon. À la Biennale de Lyon, George Brecht, 30 (to Chapter V, page 5) Chair with shirt 1968-1986, reconstitution agréée par l’artiste en 1986, Collection MAC Lyon, don de l’artiste. George Brecht, Chair with shirt, pancarte associée à la chaise. Il y a comme ça une bonne vingtaine de chaises (?).
Local-Global
Sarkis : éclair et tonnerre
Dessins sur les murs
Renée Green



Vendredi 18 septembre 2009, 19h30, Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. Vernissage de la rétrospective de Renée Green.
— Renée Green, Climates and Paradoxes, banners, 2005, Bonvenon!, 116 x 368,5 cm. (« Bienvenue », en esperanto).
— Renée Green, Partially Buried in Three Parts, 1996-1997, installation, dimensions variables. Cette pièce se réfère à la sculpture de Robert Smithson Partialy Buried Woodshed, au campus de l’Université de Kent State, aux quatre étudiants manifestant contre la guerre américaine au Cambodge tués par la Garde nationale le 4 mai 1970, à la mère de l’artiste enseignant la musique dans cette université, au père de l’artiste enrôlé comme GI dans la guerre de Corée entre 1950 et 1953.
— Renée Green, Climates and Paradoxes, banners, 2005, The Flag Is a Symbol of the Fact That Man Is Still a Herd Animal, 135 x 650 cm. (Anglais et esperanto).
Renée Green dédicace son catalogue, Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, 18 septembre 2009.
Les œuvres : © Renée Green et Free Agent Media.
How to re-inhabit your enemy’s house ?

Lundi 14 septembre 2009, 11h30, Istanbul. Dans une ancienne école grecque, l’un des trois lieux de la 11e biennale d’Istanbul, détail de Returns, la proposition de decolonizing.ps et des architectes Sandi Hilal, Alessandro Petti et Eyal Weizman, basés à Bethléem et à Londres.
Arslan




Dimanche 13 septembre 2009, 14h, musée Santralistanbul, Istanbul. Yüksel Arslan, chacun dit : « c’est une découverte ». Sauf qu’il est né en 1933, à Istanbul, qu’il vit en France depuis 1961 et que sa rétrospective comprend plus de 500 œuvres.
— Yüksel Arslan, Arture 183, Étude pour CME (Capitalisme monopoliste d’état), 1976, 18,5 x 27,5.
— Yüksel Arslan, Arture 272, Influences B-15, Jean-Jacques Rousseau, 1982, 30 x 21.
— Yüksel Arslan, Arture 385, L’Homme-XXVI, Hallucinations, 1988, 34 x 27,6.









