RCA



Jeudi 4 février 2010, 11h. Royal College of Arts, Londres, Kensington Gore, le long de Hyde Park, juste à l’ouest de l’Albert Hall. Comme souvent, la qualité d’une architecture (1960) se vérifie à la réussite des cages d’escalier. L’atelier de Design Interactions est surprenant, on y voit plus le bricolage que la programmation. Chaque étudiant a son espace. Sur la table, Walden Two de Burrhus Frederic Skinner, 1948.

Sur l’histoire du RCA, voir : http://www.british-history.ac.uk/report.aspx?compid=47535

A Quiet Room

Quand on arrive à l’hôtel Travelodge King’s Cross, Grays Inn Road, Londres, on entend parler d’une réservation (d’un prix ?) de « quiet room ». C’en est une, elle donne derrière. La rue est bien sûr très animée, près des gares de St Pancras et de Kings Cross. On dirait un château, c’est un hôtel où tout est uniformisé (peinture bleu et bois clair) à l’économie. Pour atteindre sa chambre, il faut utiliser cinq fois la clé magnétique, y compris dans l’ascenseur.





Légendes des photos :
Mercredi 3 février 2010, 12h, vue depuis la chambre, vers l’est.
Mercredi 3 février 2010, 21h, vue de la façade éclairée, à l’ouest.
Jeudi 4 février 2010, 7h30, vue depuis la chambre, vers l’est.
Jeudi 4 février 2010, 7h40, la chambre.
Reportage posté histoire de rentabiliser la connexion wifi (10£ les 24 heures).

Art des datas ?

À Londres, deux expositions : Decode au Victoria & Albert Museum, Losing the Plot à la Kemistry Gallery. Ryoji Hikeda (Japon, France) affiche le diagramme de sa musique de géomètre minimaliste en train de se faire, Nan Na Hvass et Sofie Hannibal (Danemark) font de petites sculptures en bois peint à partir de « random data sources ».


Mercredi 3 février 2010, 16h, Rioji Ikeda, Data Scan, exposition Decode, V&A, Londres.


Mercredi 3 février, 14h, Nan Na Hvass et Sofie Hannibal, Losing the Plot, Kemistry Gallery, 43 Charlotte Road, Londres.

Occupation (24. Ligne 9)


Mardi 2 février 2010, 15h55, métro ligne 9, sous le boulevard Voltaire, vers la station Voltaire, Paris. Intéressants pour leur attitude, leurs vêtements, leurs chaussures (surtout elles). Pour augmenter la part des personnages, après beaucoup de décors. Pour réactiver la rubrique « occupé » (voir sur jlggbblog 2007-2009).
Remarque : On pourrait peut-être inaugurer une rubrique « décadré » ou « décentré », où le protocole consisterait à centrer la prise de vue sur un axe du décor.

Tag conceptuel


Dimanche 31 janvier 2010, 11h50, angle de la rue de Montreuil et du passage Turquetil, Paris 11e. Proposition remarquable (bien qu’un peu téléphonée) d’un artiste (pour l’instant anonyme, semble-t-il) : apposer des inscriptions qui ne renvoient qu’à leurs supports, superposer, à l’échelle 1/1, la carte et le territoire, etc. Il y en a d’autres dans Paris.

20 ans


Juliet Berto dans Le Gai Savoir de Jean-Luc Godard, 1968 (d’après l’Émile de Jean-Jacques Rousseau. Film interdit par la censure). Photo depuis la salle, centre Pompidou, 6 avril 2008, 21h.


Juliet Berto lors d’un débat public du Festival d’Avignon au Verger d’Urbain V, le 5 août 1967, deux jours après la première du film La Chinoise, de Jean-Luc Godard, dans la cour d’honneur du Palais des papes. ©Photo JLggB.

Juliet Berto (16 janvier 1947 à Grenoble – 10 janvier 1990 à Paris). Sur la photo, elle a 20 ans. Elle a disparu il y a 20 ans. Elle a voulu se soigner à l’homéopathie. À Grenoble, on s’amusait avec elle d’un jeu de mots : « Oméo pa’ti, pôv’ Juliette ! »

EXTRAIT

[flv width= »400″ height= »320″]https://jlggb.net/blog2/wp-flv/ecole.flv[/flv]Extrait de Jean-Luc Godard, Le Gai Savoir, 1968 (dr).

Che fare

Toute petite exposition à la galerie Alain Gutharc, Paris : Che fare (sans point d’interrogation), l’occasion de la publication d’un manifeste, d’une protestation à propos des « de?rives de la production d’objets et de la situation du design en ge?ne?ral » par Enzo Mari et Gabriele Pezzini.
Enzo Mari : « On me demande souvent de faire un nouveau projet. Mais pour qu’il soit nouveau, comment puis-je le faire ? Pour chaque approche et par rapport à chaque technique, je connais des milliers d’objets préexistants. […] Que font les millions d’autres « designers », des jeunes, pour la plupart, que les écoles ont diplômés (et elles ne cessent de continuer à le faire) selon les mêmes modalités industrielles de production de marchandises ? Tous, même confusément, pensaient choisir un travail non aliéné, mais la majeure partie d’entre eux ne trouve aucun emploi… Certains pensent que l’« art pompier » est l’avant-garde d’une nouvelle culture… D’autres, au contraire, rêvent d’une transformation possible, en travaillant sur une simplicité essentielle, mais tout a déjà été « progettare » et les amateurs de télé-réalité n’aiment pas la simplicité. »

Enzo Mari : « Le mot design est devenu un mot pornographique. » (France culture, 8 janvier 2010)

Gabriele Pezzini : « Le standard, c’est l’utopie de la belle forme. » (France culture, 8 janvier 2010)



Samedi 30 janvier 2010, 14h, galerie Alain Gutharc, 7 rue Saint-Claude, Paris. Deux chaises d’Enzo Mari : Box, 1971 et Sof Sof, 1971.

Sur Enzo Mari, voir les billets de jlggbblog 1 : « Inventaire : 2006.0.3 » du 20 mars 2009, « La matière Enzo Mari » du 30 décembre 2008, « Wunderkammer » du 23 décembre 2008, « Perché è lì ? » du 24 décembre 2008, « Enzo Mari sugi » 22 avril 2008. Son nom — et sa photo en 1968 — apparaissent dans le billet récent consacré à Carlos Cruz-Diez : https://jlggb.net/blog2/?p=846

Enzo Mari à France culture le 8 janvier 2010. Photo © Aïssatou N’Doye.
À l’occasion de cette exposition : un entretien avec Enzo Mari et Gabriele Pezzini, France culture, Le Rendez-vous, 8 janvier 2010.